Test AMD Bulldozer : FX-8150

1 : Introduction 3 : Architecture Bulldozer : le concept 4 : Détails de l’architecture (1) 5 : Détails de l’architecture (2) 6 : Performances par core 7 : Gestion de la consommation 8 : Le Turbo Core remanié 9 : Feuille de route AMD 2011-2014 10 : AMD Zambezi, Valencia et Interlagos 11 : Configuration de test et benchmarks 12 : Résultats : PCMark 7 13 : Résultats : 3DMark 11 14 : Résultats : Sandra 2011 15 : Résultats : création de contenu 16 : Résultats : bureautique 17 : Résultats : encodage 18 : Résultats : Crysis 2 19 : Résultats : F1 2011 20 : Résultats : World of Warcraft: Cataclysm 21 : Overclocking (refroidissement par air) 22 : Consommation 23 : Premier aperçu de Bulldozer sous Windows 8 24 : Conclusion

Carte-mère : AM3+ obligatoire

Lorsqu’AMD a lancé son chipset 990FX (voir notre article intitulé 990FX (AM3+) : le renouveau d’AMD et du SLI ?), il n’y a pas eu grand-chose à en dire, si ce n’est qu’il apportait la prise en charge du socket AM3+ et du SLI. Pour autant, cette idée de mettre à jour les cartes-mères avant de proposer les processeurs compatibles est loin d’avoir été mauvaise : elle a en effet permis de préparer le terrain pour les FX. Tous les processeurs pour socket AM3 déjà disponibles à l’époque pouvant s’insérer dans les cartes-mères à chipset 990FX, on trouve aujourd’hui chez les utilisateurs bon nombre de machines comportant d’ores et déjà un socket AM3+ qui n’attend plus qu’une chose : un changement de processeur.

Comme nous le signalions dans l’article, précité : « Pour pouvoir bénéficier des fonctionnalités de gestion de l’énergie et de la fréquence des Zambezi, il faut absolument avoir un socket AM3+ (également appelé AM3b), à 942 broches. »

Si vous possédez déjà une carte-mère équipée d’un socket AM3+, vous devrez flasher son firmware à l’aide d’un processeur pour socket AM3 avant de remplacer celui-ci par un FX. Cette mise à jour, qui modifie le module AGESA (AMD Generic Encapsulated Software Architecture) du BIOS, est nécessaire pour activer la gestion de l’architecture Bulldozer.

Petite mise en garde à destination des utilisateurs de Phenom II Thuban ou Deneb : il est déconseillé de procéder à cette mise à jour si vous ne comptez pas opter pour un FX. D’après ce que nous ont dit les fabricants de cartes-mères, les importants changements apportés au module AGESA affectent en effet négativement les performances de ces anciens processeurs.

Les processeurs FX ne fonctionnent pas avec les cartes-mères AM3. AMD a délibéré verrouillé cette combinaison dans le BIOS. Mais que se passe-t-il si vous possédez une carte-mère socket AM3+ et chipset 890FX ? AMD ne prend pas explicitement en charge cette configuration. La compatibilité avec les processeurs FX est donc à vérifier au cas par cas ; reste que si le fabricant de votre carte-mère affirme que celle-ci les gère, il n’y a aucune raison de ne pas le croire.

Outre le 990FX, les processeurs FX prennent en charge les chipset 990X et 970. Bien entendu, alors que le 990FX gère jusqu’à quatre cartes graphiques via ses quatre emplacements PCI Express 2.0 8x (ou deux cartes en mode 16x), le 990X vous limite à deux cartes en mode 8x (ou une en mode 16x), tandis que le 970 fait totalement l’impasse sur le CrossFire et ne gère qu’une seule et unique carte graphique en mode 16x.

AMD dispose d’un avantage de taille depuis le rachat d’ATI : étant donné que le fabricant conçoit ses propres processeurs, chipsets et cartes graphiques, il est en mesure de bâtir des plateformes complètes. Il y a deux ans, la société lançait donc la plateforme Dragon, composée des processeurs Phenom II pour socket AM2/AM2+, du chipset 790 et des GPU de la série Radeon HD 4000. L’an dernier, c’était la plateforme Leo, avec ses Phenom II pour socket AM3, les chipsets 890 et les cartes de la gamme Radeon HD 5000. Aujourd’hui, AMD lance la plateforme Scorpius, dont les éléments constitutifs sont les processeurs FX pour socket AM3+, les chipsets de la série 900 et les cartes graphiques Radeon HD 6000.

Du déblocable des cores

Les sept processeurs FX de la famille Zambezi présentés aujourd’hui sont physiquement identiques. Certains contiennent un module Bulldozer désactivé, d’autres deux. À première vue, nous nous retrouvons donc dans la même situation que lorsque nous avons mis la main sur l’AMD Zosma, une puce quad-core que nous avions pu déverrouiller pour la transformer en hexa-core (article en anglais). AMD nous a toutefois affirmé que cela ne serait pas possible cette fois-ci, car le mécanisme qui nous avait permis de débloquer les deux cores supplémentaires semble avoir été cadenassé. Qui plus est, le fabricant a poussé les fréquences des modèles contenant moins de cores ; toute tentative de réactiver les portions « éteintes » de la puce risquerait donc de causer des problèmes de stabilité.

Ceci étant dit, le déblocage des cores n’était pas non plus censé être possible sur les processeurs d’il y a quelques années, et pourtant, nous étions tout de même parvenus à déverrouiller plusieurs Phenom II X3 (article en anglais)… Bref, nous n’abandonnons pas l’idée de faire de même avec les FX, du moins pas tant que les fabricants de cartes-mères ne nous aurons pas confirmé qu’il n’y aucun moyen de transformer un FX-4100 en quelque chose ressemblant à un FX-8150.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Carte-mère : AM3+ obligatoire
  3. Architecture Bulldozer : le concept
  4. Détails de l’architecture (1)
  5. Détails de l’architecture (2)
  6. Performances par core
  7. Gestion de la consommation
  8. Le Turbo Core remanié
  9. Feuille de route AMD 2011-2014
  10. AMD Zambezi, Valencia et Interlagos
  11. Configuration de test et benchmarks
  12. Résultats : PCMark 7
  13. Résultats : 3DMark 11
  14. Résultats : Sandra 2011
  15. Résultats : création de contenu
  16. Résultats : bureautique
  17. Résultats : encodage
  18. Résultats : Crysis 2
  19. Résultats : F1 2011
  20. Résultats : World of Warcraft: Cataclysm
  21. Overclocking (refroidissement par air)
  22. Consommation
  23. Premier aperçu de Bulldozer sous Windows 8
  24. Conclusion