Des disques durs en graphène

Des chercheurs de l’agence singapourienne pour la science, la technologie et la recherche (A*STAR) ont trouvé le moyen d’utiliser une couche de graphène comme support de stockage magnétique. C’est la deuxième étude importante cette semaine issue de l’institut (cf. « La première dame du net (Lenna de Playboy) imprimée à 100 000 ppp »).

Le problème de la chaleur

Le graphène est une feuille d’un atome d’épaisseur composée d’atomes de carbone arrangés en nid d’abeille. En plus d’être un excellent conducteur, il peut être utilisé dans des supports de stockage magnétique en mesurant la résistance électrique d’une cellule qui est liée au spin des électrons qu’elle contient.

La technique est loin d’être nouvelle, mais jusqu’à présent, la température au sein du graphène augmentait trop lors de la lecture et l’écriture des cellules, ce qui avait tendance à corrompre le bit de données.

Manipuler le graphène pour en faire un transistor

Les chercheurs singapouriens ont trouvé une parade en créant un nanoruban en graphène qui sert de capteur et agit comme un transistor, c’est-à-dire qu’il peut laisser passer le courant ou pas. Il permet de manipuler les électrons sans que la chaleur soit un problème. La méthode de fabrication de ce nanoruban reste secrète.

Les chercheurs admettent que le concept est intéressant, mais qu’ils n’ont pas encore de solutions pour une fabrication en masse de nanoruban de graphène, les rendements restant encore hasardeux et incompatibles avec les contraintes des usines actuelles. C’est néanmoins un pas de plus pour la démocratisation du graphène dans les produits grand publique.