Seagate ne croit pas aux disques durs à l’hélium

Hitachi/Western Digital a récemment promis de faire rapidement progresser la capacité des disques durs grâce à une idée simple : les remplir d’hélium. Sec, propre et moins dense que l’air, l’hélium permettrait de multiplier le nombre de plateaux d’un disque tout en abaissant le bruit généré par leur rotation. Les disques durs remplis d’hélium seraient donc une panacée ? Non, répond Seagate.

Le rival de Western Digital aurait lui aussi déjà joué avec cette idée et aurait fini par conclure que ses inconvénients dépassaient ses avantages. Seagate reconnaît que la plus faible densité de l’hélium a des effets très bénéfiques sur la mécanique. La rotation des plateaux engendre moins de frottements, on peut donc les rapprocher et en mettre plus dans un même espace. De même, il devient possible de resserrer les pistes de données sur les plateaux. Moins de frottement signifie également moins d’énergie perdue, donc une consommation plus faible, moins de bruit et des disques durs chauffant moins.

Principe du bit-patterned recording.Mais tout ceci a un coût : le coût de l’hélium bien sûr, mais surtout le coût de fabrication de disques durs parfaitement étanches. La technologie devrait donc rester réservée à certains disques durs haut de gamme ou pour serveurs. Seagate estime pour sa part que l’enregistrement magnétique à chaud (HAMR) ou le SMR (Shingled Magnetic Recording, où les pistes sont partiellement superposées) sont des alternatives plus crédibles. Le SMR devrait être la première à être commercialisée, car elle n’impose aucune modification matérielle profonde. Le SMR permettrait d’attendre jusqu’à ce que le HAMR ou le BPR (Bit Patterned Recording) soient au point.