La Radeon R9 290X établit un nouveau record de performances

Après des Radeon R9 280X, 270X  et R7 260X qui ne sont que de fades renommage de cartes de la précédente génération, AMD lance sur le marché une véritable nouveauté, la Radeon R9 290X. Ce nouveau GPU haut de gamme, baptisé Hawaï est 44 % plus complexe que le Tahiti des R9 280X (et Radeon HD 7970) et totalise 6,2 milliards de transistors.

L’architecture ne varie pas vraiment par rapport à Tahiti. Les blocs Compute Unit (CU) sont identiques, qui comptent 4 unités de calcul SIMD-16, soit 64 shaders. L’arrangement de ces CU est toutefois différent. Hawai en compte 44 (soit 2816 shaders) groupés en 4 Shaders Engines. Chaque Shader Engine possède son propre geometry processor et son propre back-end, autrement dit ses unités sont doublées par rapport à Tahiti. Cette évolution double le nombre de pixels calculables par cycle, ce qui tombe bien pour un GPU prévu pour le jeu en 4K.

Radeon R9 290X Radeon R9 280X GeForce GTX Titan GeForce GTX 780
Gravure 28 nm 28 nm 28 nm 28 nm
Transistors 6,2 milliards 4,3 milliards 7,1 milliards 7,1 milliards
Fréq. max GPU 1 GHz 1 GHz 836 MHz 863 MHz
NB. shaders 2816 2048 2688 2304
Performance FP32 5,6 TFLOPS 4,1 TFLOPS 4,5 TFLOPS 4,0 TFLOPS
Nb. unités texture 176 128 224 192
Fillrate Texture 176 GT/s 128 GT/s 188 GT/s 166 GT/s
ROPs 64 32 48 48
Fillrate Pixel 64 GP/s 32 GP/s 40 GP/s 41 GP/s
Bus mémoire 512 bits 384 bits 384 bits 384 bits
Mémoire 4 Go GDDR5 3 Go GDDR5 3 Go GDDR5 3 Go GDDR5
Memory Bandwidth 320 Go/s 288 Go/s 288 Go/s 288 Go/s
TDP carte 250 W 250 W 250 W 250 W

Hawai possède également la technologie True Audio que l’on a vu débuter sur la Radeon HD 7790. Il renforce aussi ses capacités GPGPU et voit son bus mémoire passer à 512 bits. Mais en pratique de quoi ces 6,2 milliards de transistors sont-ils capables ?

Avant de donner la réponse à cette question, il nous faut considérer la gestion de l’énergie de la R9 290X. Un GPU aussi gros consomme énormément et pour maintenir un TDP raisonnable sa fréquence doit être limitée. Mais AMD vous laisse le choix via deux modes de fonctionnement sélectionnables par un petit interrupteur sur la carte : Quiet et Uber. En pratique nous n’avons pas constaté une différence significative entre les deux, le premier et le plus silencieux des deux est donc préférable. La fréquence du GPU oscille alors entre 700 et 800 MHz dans les jeux, bien loin du 1 GHz cité dans la fiche technique. Les pilotes vous laissent également une totale liberté pour paramétrer la gestion de l’énergie et de la vitesse du ventilateur comme bon vous semble.

D’après nos tests (dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur Tom’s Hardware USA), la Radeon R9 290X parvient à détrôner la GeForce GTX Titan en tant que carte mono-GPU la plus rapide du marché. Elle se montre quasi systématiquement plus efficace en Full HD, QHD ou 4K. Malheureusement, lorsqu’on investit dans un écran 4K à plus de 3000 € il nous semble légitime de vouloir s’offrir deux cartes graphiques pour maintenir les options graphiques à fond. Et là, malgré de grosses améliorations par rapport aux Radeon HD 7970, deux R9 290X en CrossFire s’avèrent légèrement moins efficaces que deux GTX Titan. 

Mais AMD remporte facilement le match puisqu’il commercialise sa Radeon R9 290X à 500 €, soit 400 € de moins que la moins chère des GeForce GTX Titan ! À ce tarif, la R9 290X offre un niveau de performances absolument imbattable. Soulignons en outre que les partenaires d’AMD sont susceptibles de lancer des modèles dotés de radiateurs plus efficaces et silencieux que le ventirad de référence, qui permettront d’augmenter encore les performances sans grever le coût. Pour toutes ces raisons, nous n’hésitons pas à décerner un label Tom’s Hardware Excellence à la Radeon R9 290X.