Comparatif de cartes mémoires SD et microSD : laquelle choisir ?

1 : Intro, tableau des meilleures cartes 3 : Protocole de test 4 : Tests synthétiques : séquentiel, aléatoire, temps d'accès 5 : En pratique : copie de fichiers, Anvil 6 : Tous les modèles testés classés par marque

La petite histoire des cartes mémoire SD

Le format Secure Digital (abrégé sous la forme SD) s’est aujourd’hui imposé sur le marché. Énormément d’appareils utilisent les cartes SD comme support de stockage, ou l’une de ses variantes physiques : Mini SD (presque disparu) et MicroSD (anciennement « TransFlash »). De l’appareil photo numérique, en passant par les smartphones et les tablettes. L’interface étant identique, les cartes mémoires SD et microSD partagent les mêmes caractéristiques.

Les débuts de la norme SD

La norme SD d’origine définissait deux versions de cartes : SD 1.01 et SD 1.1. Les deux versions travaillaient sur 4 bits, mais la première à 25 MHz (12,5 Mo/s maximum) et la deuxième à 50 MHz (25 Mo/s). La capacité maximale théorique était de 4 Go, mais en pratique, le consortium qui gère les cartes SD imposait une limite officielle à 2 Go, à cause des contraintes de la FAT16. Il existait toutefois des cartes de 4 Go formatées en FAT32, mais leur compatibilité était aléatoire avec les lecteurs et appareils.

SDHC et SDXC

En 2006, les cartes SDHC (SD 2.0) sont apparues. C’est une adaptation des cartes SD aux grandes capacités (HC pour High Capacity). L’interface elle-même est identique (et donc limitée à 25 Mo/s au maximum), mais la façon d’adresser les données est différente, ce qui permet des cartes pouvant atteindre 32 Go. Les cartes SDHC ne peuvent toutefois pas être lues avec un ancien lecteur SD (de plus en plus rare de nos jours).

En 2009, la norme SDXC (SD eXtended Capacity, specifications SD 3.01) voit le jour. Elle permet d’augmenter la capacité des cartes à un maximum théorique de 2 To. Le bus UHS-I (toujours d’une largeur de 4 bits) utilisé par les premières cartes SDXC (et certaines cartes SDHC) peut atteindre une fréquence de 208 MHz (SDR104), soit un débit maximum de 104 Mo/s. Des modes SDR50/DDR50 (50 Mo/s) SDR25 (25 Mo/s) et SDR12 (12,5 Mo/s) sont également disponibles. Quant aux cartes compatibles UHS-II, comme spécifié dans la norme SD 4.0, elles peuvent atteindre des débits de l’ordre de 156 Mo/s (FD156) à 312 Mo/s (HD312). Les cartes SDXC ne sont toutefois pas compatibles avec les lecteurs SD ou SDHC des normes précédentes.

La SD Association a défini plusieurs « classes » de vitesses, indiquant la vitesse minimale d’écriture que la carte est capable de soutenir. Une carte Class 2 est par exemple capable d’offrir un débit soutenu en écriture de 2 Mo/s, contre 10 Mo/s pour une Class 10 ou une UHS Speed Class 1 (U1). Une UHS Speed Class 3 (U3) pourra quant à elle assurer un débit soutenu d’écriture de 30 Mo/s.

De la mémoire flash NAND

A l’image des SSD, les cartes mémoires utilisent de la mémoire flash NAND pour stocker les données. Si les cartes les plus rapides utilisent de la mémoire NAND SLC (Single Layer Cell), les modèles les plus compacts et les plus denses font en revanche appel à de la mémoire MLC (Multi Layer Cell), capable de stocker plusieurs bits dans la même cellule. Cette augmentation de la capacité de stockage, à taille physique égale, se paie toutefois au niveau de la durée de vie (la mémoire flash MLC est moins endurante que la mémoire flash SLC) et surtout des performances (en particulier en écriture).

Sommaire :

  1. Intro, tableau des meilleures cartes
  2. La petite histoire des cartes mémoire SD
  3. Protocole de test
  4. Tests synthétiques : séquentiel, aléatoire, temps d'accès
  5. En pratique : copie de fichiers, Anvil
  6. Tous les modèles testés classés par marque