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50 milliards de processeurs ARM vendus

Image 1 : 50 milliards de processeurs ARM vendus

Si ARM développe des processeurs depuis années — l’ARM1, jamais utilisé, date de 1985, l’ARM2 a été utilisé dans l’Acorn Archimede en 1987 —, c’est surtout avec les licences que la société s’est fait connaître. Et depuis le début des années ’90, « ARM » a vendu près de 50 milliards de puces. Il s’agit du nombre de puces qui intègre un (ou plusieurs) core ARM et pas du nombre de cores, donc.

Beaucoup de mobiles

Sur les 50 milliards de puces, on en trouve environ 29 milliards dans les appareils mobiles, comme les smartphones, les téléphones, les tablettes ou même les PDA. Environ 20 % des puces se retrouvent par contre dans le monde de l’embarqué, ou ARM trouve aussi souvent sa place :les contrôleurs de SSD et d’autres appareils assez courants en 2014 utilisent des cores ARM pour fonctionner.Ce qu’ARM appelle « Entreprise », ce sont essentiellement les SoC intégrés dans les dispositifs de communication comme les modems ou les boîtiers qui se connectent à un réseau, alors que la partie « Home » comprend les appareils plus grand public comme les STB (Set Top Box, comme la Freebox).

Point intéressant, les designs basés sur les ARM7 et ARM9, des cores anciens, sont majoritaires. C’est en partie lié au fait qu’ils sont proposés depuis très longtemps, mais aussi parce qu’ils sont suffisants pour une bonne partie des usages actuels : les SSD utilisent encore souvent des ARM9, tout comme le monde de l’embarqué, et les baseband des appareils mobiles sont souvent à base d’ARM7, par exemple. Les Cortex A, utilisés dans les smartphones et les tablettes, ne représentent pas le gros des ventes en volume d’ARM. Ceci dit, les graphiques montrent que les ARM7, ARM9 et ARM11 sont en perte de vitesse, alors que les Cortex A, R et M sont évidemment de plus en plus vendus.

Image 2 : 50 milliards de processeurs ARM vendusLes courbes des ventes

Il faut aussi prendre en compte que si les volumes sont énormes dans certains cas — on a vendu plus de Cortex A en 2012 que de processeurs x86 —, les marges ne sont pas les mêmes, ni le prix des puces.

Dans les faits, l’architecture ARM semble réussir là où d’autres n’ont pas réussi à s’imposer — on peut penser aux puces PowerPC ou aux puces MIPS, par exemple — et on peut supposer que les processeurs en architecture ARM vont venir titiller le géant des processeurs grand public, Intel, d’ici quelque temps. Actuellement, ce n’est pas encore vraiment le cas : si ARM domine le marché des appareils mobiles, Intel et son x86 garde encore le leadership en terme de performances et en terme de volume dans le monde des ordinateurs personnels.