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6 cores pour l’Opteron Istanbul

Image 1 : 6 cores pour l'Opteron Istanbul

AMD vient d’annoncer une nouvelle génération d’Opteron, dotée de 6 cores. Les Opteron « Istanbul » gardent la même architecture que les modèles actuels (K10 gravés en 45 nm) mais augmentent donc le nombre de cores. Ce processeur est intéressant pour les entreprises, car il utilise toujours le Socket F (1207), l’équivalent serveur de l’AM2, et il est donc possible d’installer un Istanbul sur un serveur qui était équipé d’un Santa Rosa par exemple (dual core en 90 nm).

K10, 6 cores, L3

Qu’on ne se méprenne pas : ce processeur n’est pas directement destiné à concurrencer les récents Xeon 5500 d’Intel (en architecture Nehalem) mais bien le Dunnington, un processeur à 6 cores basé sur l’architecture Core (concrètement, il s’agit de trois Core 2 Duo aidés par 16 Mo de cache L3 dans le même die) et seul processeur de la gamme Intel capable de travailler en configuration quadri- ou octo-processeur. En effet, là où la dernière génération Intel se limite à deux, AMD permet d’installer jusqu’à huit processeurs (et donc atteindre des machines dotées de 48 cores). Identique fonctionnellement au Shanghai, Istanbul passe simplement de quatre à six cores sur le même die et l’architecture d’AMD, à base d’HyperTransport, permet une montée en charge efficace, sans goulot d’étranglement, chaque CPU disposant de trois liens HyperTransport. Deux sont généralement destinés à la liaison avec les autres CPU alors que le troisième est soit inutilisé soit sert à la liaison avec le chipset. Petite nouveauté, la gestion de la cohérence des caches a été améliorée, avec un système qui permet de savoir plus précisément quel CPU dispose de quelle donnée et donc de limiter les transferts sur les liens HyperTransport : selon AMD, cette technique permet de réduire significativement le trafic sur le bus (on passe dans les cas extrêmes de dix à deux transactions) et donc d’augmenter la bande passante disponible, surtout sur les plateformes à 4 et 8 CPU.

Autre point qui est avantage (et un désavantage), AMD garde une gamme cohérente en ne faisant varier les caractéristiques des processeurs que sur deux points : la fréquence et l’ACP/TDP. Rappelons qu’AMD fournit deux valeurs de consommation : la première est une valeur moyenne, en fonctionnement, utilisée par exemple pour dimensionner la puissance électrique nécessaire dans une baie alors que la seconde est la puissance maximale dissipée, utilisée entre autres pour la création du système de refroidissement. Les autres caractéristiques (nombre de cores, intégration des instructions de virtualisation, capacité de la mémoire cache, etc.) restent les mêmes sur une même gamme, contrairement à Intel qui joue sur le lien QPI, le nombre de cores, etc.

AMD pense aussi aux entreprises en proposant quelques options intéressantes comme la possibilité de limiter le nombre de cores de façon logicielle. Une idée qui semble ridicule, mais qui a un intérêt avec certains programmes dont les licences sont achetées en fonction du nombre de cores : il est donc possible de limiter artificiellement le nombre de cores tout en gardant les performances de la nouvelle architecture.

Au final, même si cette nouvelle gamme ne révolutionne pas le genre, elle a le mérite d’apporter un gain en performance intéressant et de permettre de mettre à jour facilement des serveurs un peu anciens sans changer l’entièreté de la machine.

Les différents modèles devraient être dévoilés dans la journée, tout comme les prix.