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90 % des lignes françaises sont dégroupées

Image 1 : 90 % des lignes françaises sont dégroupéesUn DSLAM

Un peu plus de 14 ans après les premiers tests (à Paris, en juillet 2000), plus de 90 % des lignes françaises sont dégroupées, selon Stats Degroupages. En clair, dans 90 % des cas, les abonnés ont le choix entre France Telecom (l’opérateur historique) et au moins un autre opérateur.

Le dégroupage, c’est quoi ?

En France, le réseau a été mis en place par France Télécom, l’opérateur historique qui appartenait à l’état. Le dégroupage permet en fait à un opérateur d’utiliser les lignes de cuivre entre le client et le central (le NRA) et d’installer ses propres équipements dans ce dernier. Il existe deux types de dégroupages : le total et le partiel. Dans le premier cas, la ligne est gérée totalement par le FAI, dans le second cas — assez rare —, l’opérateur dispose des fréquences hautes (celles utilisées pour l’ADSL) et France Telecom les fréquences classiques. Dans le cas d’un utilisateur qui n’est pas dégroupé, le FAI « loue » à Orange la ligne et paye le trafic.

Le dégroupage a été une étape importante sur le maché français : il a permis aux opérateurs de déployer un réseau efficace, sans dépendre des offres de France Telecom. Sans le dégroupage, des choses comme la télévision sur ADSL n’auraient pas pu voir le jour. Free est l’opérateur qui a le plus tiré parti du dégroupage, avec ses Freebox et ses offres. Pour le consommateur, le dégroupage a surtout permis de casser les prix : le forfait à 30 € de Free n’est apparu que parce que le dégroupage a permis à la société de limiter les coûts.

Pour les lignes qui ne sont pas encore dégroupées, l’avenir est par contre assez sombre : il s’agit généralement de NRA contenant peu de lignes (et donc peu d’abonnés potentiels) qui n’intéressent donc pas les opérateurs.