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AMD – ATI fusionnent le CPU avec le GPU

1 : Introduction 2 : Le rachat et ses répercussions économiques 3 : Le rachat et ses répercussions technologiques 5 : Le parallélisme sur un MPU 6 : Interview avec Bob Dredin, Directeur Technique ATI PC 7 : Interview : Le futur des produits ATI et les produits futurs 8 : Conclusion

Le fusion : une idée nouvelle ?

Le maître mot de la conférence était l’introduction du GPU sur le die du CPU. Mais AMD pourra-t-il revendiquer le fait d’avoir eu l’idée le premier ?

Rien de nouveau sous le soleil

Pour la petite histoire, il convient de noter qu’Intel avait déjà eu l’idée d’intégrer un circuit graphique dans un processeur. Le nom de code était Timna et le projet fut abandonné le 29 septembre 2000. Il devait être gravé en 180 nm et aurait dû aussi inclure un contrôleur mémoire. Néanmoins, des problèmes au niveau de l’interface RDRAM et du Memory Translator Hub ont fait qu’il a d’abord été reporté, puis annulé. Il aurait dû tourner à 600 MHz avec un FSB de 100 MHz couplé avec un chipset i810. Intel avait prévu de lui donner 32 Ko de cache L1, 128 Ko de cache L2 pour un nombre total de 22 millions de transistors.

Intel n’est pas le seul et d’autres s’y sont aussi froté comme Via et Cyrix avec son Media GX.

Pas de découverte non plus

ATI et AMD justifient leur MPU en prenant les Giga flops (FLOPS : Floating Point Operations Per Second) de chaque chip et le delta qui existe entre la puissance de calcul théorique d’un processeur centrale et celle d’un processeur graphique. On voit ainsi que l’on peut prendre des taches d’habitude réservées au CPU et les donner au GPU. L’Université de Standford appelle cela le Stream Computing, terme qu’a repris ATI. Aujourd’hui, ce concept est surtout connu sous l’appellation GPGPU (General Purpose Graphic Processing Unit).

Cette idée n’est pas nouvelle et a fait recette dans de nombreuses universités. Le fait de profiter du parallélisme pour des taches de tous les jours en utilisant à la fois un CPU et un GPU semble avoir néanmoins trouvé, pour la première fois, sa réalisation sur le marché de masse. Un GPU et un CPU ont tout de même des approches différentes envers les données et les chercheurs ont longtemps travaillé pour rendre ces différences complémentaires et non plus contradictoires.

Nous sommes donc très loin de la mort du processeur. En effet, lorsque vous avez besoin de faire passer un objet par une série d’étapes diverses, le processeur central reste plus rapide. Il tourne à des fréquences bien plus élevées et il est dessiné pour exécuter des taches très variées. Néanmoins, si vous avez beaucoup de calcul à faire en même temps et qui passent par une même série de taches répétitives, utiliser un GPU comme GPGPU et tirer parti du parallélisme prend tout son sens.

Une chose aussi est certaine à la fin de cette présentation : AMD n’a pas l’intention de simplement coupler un Athlon avec un Radeon. Au regard du nombre de transistors que cela représenterait, ce serait d’ailleurs du suicide. On ne sait même pas si AMD continuera d’utiliser la marque Athlon. Nous savons néanmoins une chose, au regard de ce qui nous a été présenté, une approche particulière au parallélisme des taches semble être mise en avant. Néanmoins, on peut se demander s’il n’est pas trop dangereux de s’écarter du monde des processeurs classiques.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Le rachat et ses répercussions économiques
  3. Le rachat et ses répercussions technologiques
  4. Le fusion : une idée nouvelle ?
  5. Le parallélisme sur un MPU
  6. Interview avec Bob Dredin, Directeur Technique ATI PC
  7. Interview : Le futur des produits ATI et les produits futurs
  8. Conclusion