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AMD – ATI fusionnent le CPU avec le GPU

1 : Introduction 2 : Le rachat et ses répercussions économiques 3 : Le rachat et ses répercussions technologiques 4 : Le fusion : une idée nouvelle ? 5 : Le parallélisme sur un MPU 6 : Interview avec Bob Dredin, Directeur Technique ATI PC 8 : Conclusion

Interview : Le futur des produits ATI et les produits futurs

Presence PC : Est-ce que vous ne perdez pas finalement pied avec le marché du haut de gamme ? Nous savons, en effet, que le Fusion ne parlera pas à ceux qui cherchent un maximum de performance.

Bob Dredin : Après l’acquisition, vous pourrez toujours acheter des cartes Radeon marquées ATI. Il n’y a pas eu de modification au sein de l’équipe « design ». Nous continuons de fournir le plus haut du marché et vous verrez des monstres sortir bientôt.

PPC : Est-ce que l’on ne va pas avoir finalement des délais plus longs en termes de sorties puisque vous allez concentrer une grande partie de vos efforts sur le Fusion ?

BD : Aujourd’hui nous produisons tellement de chips en parallèle. On sort des produits pour consoles de jeux, pour PDA. Tout ceci n’est juste qu’un extra. Nous devons toujours déterminer quel sera le processeur graphique que nous mettrons sur le même die que le CPU, mais je ne vois pas cela comme un frein.

PPC : Vous allez maintenant être le fournisseur officiel de chipsets pour AMD, mais est-ce que la venue des CPU/GPU signifie la fin des chipsets avec graphique intégré ?

BD : Nous continuerons de produire des chipsets avec graphique intégré car tous les processeurs ne disposeront pas d’un circuit graphique. Pour les processeurs haut de gamme ou serveur, ça n’a pas beaucoup de sens d’intégrer un circuit graphique, car l’utilisateur n’obtiendra pas les performances recherchées. Si vous voulez un circuit graphique pour serveur simplement pour afficher une console, un chipset IGP prend tout son sens.

PPC : Quelle sera la place d’ATI dans le projet Torrenza ?

BD : Si l’on veut partager les ressources entre un processeur central et un processeur graphique, comme avec Photoshop ou vous voulez faire une détection des bords avec le CPU et un effet de texture avec le GPU, il est impératif de partager leurs données. On doit encore définir la manière dont nous voulons partager ces données. On a encore des questions pour savoir si l’on traite la mémoire d’un GPU comme un cache ou si l’on utilise la mémoire centrale comme mémoire cache cohérente. Je vois Torrenza comme le développement des procédés de communication.

On pense aussi que le Southbridge continuera d’être sur une puce à part. Nous continuerons de développer des Southbridge. Nous pouvons certes mettre tout sur une seule puce, mais nous pensons que les fonctionnalités du Southbridge seront meilleures sur un chip à part. Tout cela fonctionne à des fréquences plus lentes et n’a pas besoin d’une finesse de gravure de 45 nm.

PPC : Comment voyez-vous la concurrence avec le PPU d’Ageia ?

BD : Au lieu d’avoir juste un processeur pour la physique, nous avons une économie d’échelle et un processeur qui fait tout. Nous avons donc un avantage sur le coût. Je ne pense pas en plus qu’il y ait quelque chose de spécial concernant les calculs physiques. Ce sont des mathématiques et ils tolèrent les temps de latence.

PPC : Ageia met en avant le fait que l’architecture de leur processeur dispose d’un sous système mémoire bien plus optimisé pour les calculs physiques que les GPU ou CPU. Vous répondez quoi ?

BD : Ce qui est intéressant est que le cœur d’un GPU réside dans en une bande passante mémoire. Lorsque je regarde leur contrôleur mémoire (il pointe un responsable d’AMD), il est finalement très simple. Dans nos GPU actuels, nous avons déjà une architecture pour optimiser les transferts de données.

PPC : Est-ce que vous êtes aussi en train de me dire que c’est finalement ATI qui prendra en charge le PhysX et non AMD ?

BD : Selon moi, avec l’intégration des GPU dans les CPU, l’esprit restera toujours une tolérance au temps de latence et de parallélisme des calculs, mais on n’est pas sur que cette partie sera prise en charge par le GPU uniquement. Selon moi, il n’y aura plus de GPGPU d’ici quelque temps. On obtiendra des processeurs optimisés pour certains types de calculs.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Le rachat et ses répercussions économiques
  3. Le rachat et ses répercussions technologiques
  4. Le fusion : une idée nouvelle ?
  5. Le parallélisme sur un MPU
  6. Interview avec Bob Dredin, Directeur Technique ATI PC
  7. Interview : Le futur des produits ATI et les produits futurs
  8. Conclusion