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AMD : du progrès dans la gestion de la 2D

1 : Introduction 2 : Configuration de test 3 : Détail des performances et nouvelles questions 4 : Le « paradoxe du Gestionnaire de tâches » 6 : Conclusion

La solution est plus proche qu’on ne le pense

Nous avons ensuite procédé à une série de tests supplémentaires, avec et sans le Gestionnaire de tâches, durant lesquels nous avons mesuré les paramètres systèmes suivants :

  • Fréquence du GPU
  • Fréquence du processeur
  • Charge du processeur
  • Consommation du système

L’éventualité que la carte graphique change de mode d’alimentation en raison de la présence du Gestionnaire de tâches ou d’un autre programme nous est venue à l’esprit, raison pour laquelle nous avons décidé de surveiller en permanence la consommation et la fréquence du GPU. Sous Windows 7, les cartes graphiques des deux fabricants sont en théorie capables d’augmenter leur fréquence en passant en mode 3D lors du traitement des instructions 2D GDI. Dans le cas de la Radeon HD 5870, cette fréquence serait de 850 MHz au lieu de 157. Cependant, aucune des valeurs ci-dessus n’a bougé d’un iota lors des tests, que le Gestionnaire de tâches soit activé ou non.

Dans ce cas, pourquoi note-t-on une hausse des performances lorsque celui-ci est ouvert, alors que les fréquences restent inchangées ? L’explication est plus simple que nous ne l’aurions pensé ; c’est un petit programme maison qui nous a mis sur la bonne voie.

Image 1 : AMD : du progrès dans la gestion de la 2D

Lors d’un test, nous avons oublié de fermer l’application 3D ci-dessus, et avons soudainement mesuré une augmentation constante des performances en 2D.

En fait, il apparaît que les performances en 2D augmentent dès qu’un périphérique Direct2D/Direct3D, idéalement affiché en mode fenêtré, est actif en parallèle au rendu direct. La fenêtre ne doit même pas nécessairement être visible : tant que ce périphérique est actif, les instructions 3D GDI/DDI identifiées à la page précédente sont traitées plus rapidement. Il n’y a qu’une seule différence : le pilote de Nvidia gère mieux le blitting, raison pour laquelle ses performances sont meilleures dans ce benchmark. Le Gestionnaire de tâches de Windows 7 fait appel à Direct2D, ce qui explique l’augmentation des performances lorsqu’il est ouvert.

Conclusion provisoire

Nous ne voyons plus vraiment ce phénomène comme un bug, mais plutôt comme un paradoxe : si la hausse des performances est provoquée par la simple présence d’un périphérique D2D/D3D actif, on peut vraiment se demander pourquoi elles ne sont pas tout aussi élevées sans celui-ci. On peut en tirer comme conclusion que, malgré la prétendue séparation des deux API dans Windows 7, GDI reste directement connecté à D3D. Reste à déterminer si cela peut être attribué aux développeurs de pilotes impliqués dans l’expérience « Windows Vista », une question à laquelle nous ne pouvons bien entendu pas répondre.

Théoriquement, les développeurs de pilotes devraient être en mesure de résoudre ces derniers problèmes, mais il reste à voir s’ils seront intéressés et s’ils jugeront que le jeu en vaut la chandelle. Quoi qu’il en soit, la réintroduction partielle de l’accélération matérielle de la 2D dans Windows 7 se voit maintenant assortie d’un énorme point d’interrogation.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Configuration de test
  3. Détail des performances et nouvelles questions
  4. Le « paradoxe du Gestionnaire de tâches »
  5. La solution est plus proche qu’on ne le pense
  6. Conclusion