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AMD Phenom II X6 & 890FX : l’hexacore abordable

1 : Introduction 2 : Phenom II X6 : une gamme, deux processeurs 3 : Le Turbo CORE expliqué 4 : Les chipsets de la série 800 5 : Configuration de test et benchmarks 6 : Tests synthétiques 7 : Conversion audio/vidéo 8 : Bureautique 9 : Crysis 10 : Left 4 Dead 2 11 : Call Of Duty: Modern Warfare 2 12 : DiRT 2 13 : Consommation

Conclusion

Image 1 : AMD Phenom II X6 & 890FX : l'hexacore abordableAvec le Core i7-980X, Intel nous avait livré un processeur fonctionnant à la même fréquence que son prédécesseur, doté de plus de cache L3 et proposé au même prix. Malheureusement, ce dernier étant de 1000 €, il reste hors de portée de la plupart des acheteurs potentiels. Si vous disposez d’un tel budget, n’hésitez pas : le 980X est à l’heure actuelle le processeur le plus rapide du marché et ne coûte pas plus cher que le 975, bien que celui-ci n’ait que quatre cores. À l’heure du choix, il n’y a pas photo.

AMD a adopté une approche différente : le fondeur a ajouté des cores (et donc, forcément, du cache L1/L2) mais a laissé le cache L3 à 6 Mo. Le Turbo CORE se présente comme un équivalent du Turbo Boost d’Intel mais fonctionne en pratique comme un Cool’n’Quiet inversé, ce qui est moins élégant. Enfin, le Phenom II X6 1090T coûte une centaine d’euros de plus que le Phenom II X4 965. À 250 € (ou 285 $, en tout cas), il se positionne toutefois comme le premier hexacore abordable jamais commercialisé. La vraie question est donc : les deux cores supplémentaires valent-ils leur prix ?

Quatre ou six ?

C’est là qu’interviennent nos benchmarks. Lorsque les processeurs ont évolué de un à deux cores puis de deux à quatre, le passage s’est parfois accompagné d’une légère hausse de la fréquence visant à compenser la complexité de gestion des ressources d’exécution. Dans ces cas là, les joueurs ont donc bénéficié de performances supérieures en raison de la hausse de la fréquence et les utilisateurs d’applications threadées, en raison de la meilleure parallélisation du traitement des données et des instructions.

Chez Intel, le « hasard » a bien fait les choses : le lancement du premier hexacore du fondeur (le Gulftown) a coïncidé avec le passage à la gravure en 32 nm, ce qui lui a permis de ne pas devoir faire ce type de compromis. AMD, par contre, ne peut se payer ce luxe. Le matériel diélectrique low-k intégré aux couches métalliques du processeur lui permet certes de passer à six cores sans dépasser ses 125 watts de TDP, mais il n’est pas suffisant pour autoriser l’augmentation des fréquences.

Nous recommandons par conséquent le Phenom II X6 1090T aux utilisateurs d’applications fortement multithreadées : encodage vidéo, filtres threadés sous Photoshop, rendu 3D, etc. Dans la plupart de ces cas, le nouvel étalon d’AMD parvient à faire jeu égal avec le Core i7-975, pourtant trois fois plus cher.

Dans la même veine, les benchmarks dans les jeux nous rappellent que les cartes graphiques haut de gamme récentes ont besoin d’un bon processeur pour pouvoir utiliser pleinement leur potentiel. Overclocké à 4 GHz ou plus, un processeur comme le Core i7-920 ou 930 fait vraiment des merveilles avec un Radeon HD 5870 ou une GeForce GTX 480. Le fait que le 1090T ne soit cadencé qu’à 3,2 GHz le handicape réellement dans les jeux (à l’exception de Call of Duty, où la fonction Turbo CORE semble apporter un réel plus par rapport au Phenom II X4 965). Si vous êtes joueur, évitez d’investir dans un hexacore : achetez-vous plutôt un processeur moins cher mais bien overclockable et mettez la différence dans une bonne carte graphique ou, si vous voulez réduire les délais de chargement, dans un SSD.

L’AMD Phenom II X6 1090T est clairement un processeur destiné à être utilisé avec des applications professionnelles ou semi-professionnelles fortement multithreadées. Il a également l’avantage de prolonger la durée de vie du socket AM3, au moins jusqu’à l’arrivée du Bulldozer en 2011. Si vous optez pour ce modèle, votre carte-mère 790FX fera parfaitement l’affaire ; inutile de la remplacer par un 890FX. Le Turbo CORE est, conceptuellement, une bonne réponse au Turbo Boost d’Intel, mais cette fonction est encore loin de faire ses preuves en situation réelle. Dans le meilleur des cas, elle permet à notre 1090T 3,2 GHz à faire mieux que le 965 3,4 GHz dans les applications monothreadées, mais c’est à peu près tout ce que nous avons constaté.

Le point le plus impressionnant de ce lancement réside peut-être dans le fait qu’AMD soit parvenu à augmenter son nombre de cores de 50 % et son nombre de transistors de 30 % tout en maintenant la même enveloppe thermique (125 watts) que sur son quad-core le plus rapide et sans avoir changé sa gravure. Il est un peu dommage que le prix augmente lui aussi de 50 %, mais heureusement, de nos jours, les applications qui justifient l’achat d’un processeur à six cores pour moins de 300 € ne manquent plus.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Phenom II X6 : une gamme, deux processeurs
  3. Le Turbo CORE expliqué
  4. Les chipsets de la série 800
  5. Configuration de test et benchmarks
  6. Tests synthétiques
  7. Conversion audio/vidéo
  8. Bureautique
  9. Crysis
  10. Left 4 Dead 2
  11. Call Of Duty: Modern Warfare 2
  12. DiRT 2
  13. Consommation
  14. Conclusion