Accueil » Actualité » AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ? » Page 2

AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

1 : Introduction 3 : Comment nous testons 4 : En jeux 5 : Overclocking 6 : Consommation et efficacité énergétique 7 : Températures et nuisances sonores 8 : Conclusion

Le tour de la carte

La Radeon R9 Fury Tri-X de Sapphire est parée d’un ventirad réalisé entièrement sur mesure, doté de sept caloducs en cuivre de divers diamètres et d’un radiateur divisé en deux sections distinctes afin de dissiper la chaleur émise par le GPU et par la mémoire HBM. Le caloduc central est gargantuesque (10 mm de diamètre) et flanqué de part et d’autre par deux caloducs de 8 mm ; tous courent de la section principale du radiateur, qui recouvre le GPU, jusqu’à la deuxième section, située l’extrémité arrière de la carte. Les deux derniers caloducs font 6 mm de diamètre et forment chacun une boucle qui traverse les ailettes du radiateur située au-dessus du bloc de contact avec le GPU.

Image 1 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

À y regarder de plus près, on se rend compte que la PCB est en réalité plutôt courte : 12 cm à peine. Le radiateur et le cache sont néanmoins bien plus longs, au point de presque doubler la longueur totale de la carte, qui mesure 23,5 cm. L’extrémité arrière de celle-ci est donc totalement ouverte au dos, les ailettes du radiateur n’étant maintenues en place que par un exosquelette en matériau moulé, ce qui a bien entendu pour fonction de faciliter la circulation de l’air.

Image 2 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

Sapphire dit avoir conçu le ventirad de la Tri-X dans l’optique de maintenir la température à moins de 75°C avec un minimum de nuisances sonores. La société a employé trois ventilateurs à double roulement à bille gérés à l’aide de profils qui les accélèrent doucement afin de le rendre aussi silencieux que possible. En charge normale, ils tournent à 40 % ou moins de leur vitesse maximale, bien qu’il soit possible de régler cette valeur manuellement si l’on souhaite accentuer le refroidissement.

Image 3 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

La Radeon R9 Fury Tri-X est non seulement longue, mais épaisse : 5 cm du cache aux vis qui dépassent de la plaque arrière. Autant dire que son volume risque de poser problème sur certaines cartes-mères. Elle a d’ailleurs bien failli ne pas passer sur la nôtre, même dans le premier emplacement ; il s’en est fallu d’un millimètre à peine.

Image 4 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

Cela a pour corollaire que, bien que la Tri-X soit techniquement capable de fonctionner dans le cadre d’un Crossfire à 4 cartes, le radiateur bloque l’emplacement PCI Express voisin. Il sera donc en pratique impossible d’aller au-delà d’une configuration à deux cartes à moins d’utiliser des câbles d’extension ou de remplacer le système de refroidissement par un waterblock, ce que Sapphire déconseille explicitement.

Image 5 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

La firme nous a en effet explique que la carte avait fait l’objet d’une conception extrêmement précise et élaborée et qu’il ne fallait surtout pas retirer le ventirad durant avant les tests : selon le représentant, les puces de mémoire HBM étant plus épaisses que le GPU, il serait très difficile de le remettre en place, ce qui engendrerait de gros problèmes de refroidissement et pourrait même endommager la puce graphique.

Image 6 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

La Sapphire Radeon R9 Tri-X est alimentée par deux connecteurs à huit broches, au côté desquels on trouve une rangée de huit LED vertes qui s’allument une à une lorsque la charge augmente.

Image 7 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

Sapphire a également prévu un commutateur de BIOS permettant de basculer entre deux profils légèrement  différents : le premier est conçu pour maintenir la carte à une température maximale de 75°C et la consommation sous les 300 watts, tandis que le second offre un peu plus de marge de manœuvre avec des plafonds relevés à 80°C et 350 watts respectivement.

Image 8 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

AMD a conçu sa Fury X de référence sans port DVI, et Sapphire n’a pas jugé utile d’en rajouter. La carte comporte donc trois sorties DisplayPort 1.2 et une HDMI 1.4. Elle peut donc piloter quatre écrans, mais il est en réalité possible de faire grimper ce chiffre à six en reliant à la chaîne les connecteurs DisplayPort ou un utilisant un répartiteur DP.

Image 9 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

Notons également que le DVI reste pris en charge moyennant un câble adaptateur DP vers DVI, d’ailleurs gracieusement inclus dans la boîte de la carte. Dans cette dernière, on trouve également un câble HDMI, un CD contenant les pilotes et un manuel.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Le tour de la carte
  3. Comment nous testons
  4. En jeux
  5. Overclocking
  6. Consommation et efficacité énergétique
  7. Températures et nuisances sonores
  8. Conclusion