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AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

1 : Introduction 2 : Le tour de la carte 3 : Comment nous testons 4 : En jeux 6 : Consommation et efficacité énergétique 7 : Températures et nuisances sonores 8 : Conclusion

Overclocking

Pour overclocker la Radeon R9 Fury Tri-X de Sapphire, nous avons utilisé le logiciel MSI Afterburner, puisqu’il est compatible avec la plupart des GPU. Malheureusement, les fonctions avancées d’Afterburner (comme les réglages des tensions) étaient inactives. Les cartes AMD Fury ne sont pas encore totalement supportées. Nous avons dû nous rabattre sur les fonctions de base, mais elles furent suffisantes pour nous permettre d’overclocker.

Image 1 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

La limite de consommation de la carte est ajustable de 0 à +50 % et la fréquence GPU par incrément de 1 MHz. Au début nous avons cru possible d’augmenter la fréquence de la mémoire. Le champ correspondant n’est pas grisé et on peut entrer à la main une nouvelle valeur, mais elle n’est pas enregistrée. AMD a choisi de verrouiller la fréquence de sa HBM pour le moment. Selon des rumeurs circulant sur certains forums d’overclocking ce blocage ne serait que logiciel, forcé par le pilote, mais pour le moment il n’y a pas moyen de le faire sauter. Le dernier réglage disponible est la vitesse des ventilateurs. Par défaut, elle est modulée automatiquement, mais on peut forcer une vitesse donnée.

Nous avons seulement réussi à pousser le GPU à 1080 MHz avant de rencontrer des problèmes. À 1090 MHz, le système rebootait au lancement de Battlefield 4 et à 1085 MHz, les résultats de 3D Mark retombaient au niveau de la carte non overclockée.

Image 2 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

De manière remarquable, le profil automatique laissait les ventilateurs à l’arrêt la plupart du temps. Afterburner indiquait une vitesse de 19 % au repos, mais aucune pale ne bougeait. Les ventilateurs n’ont même démarré qu’à la toute fin du test 3DMark FireStrike et à l’instant où le test s’est terminé, ils se sont arrêtés à nouveau. La température du GPU est ensuite restée au-dessus de 60 °C pendant un long moment, le temps que le radiateur refroidisse naturellement.

Curieux, nous avons refait nos essais après avoir désactivé le réglage automatique et spécifié une vitesse de 50 %, pour voir si des températures plus basses permettraient de mieux overclocker. Ce réglage réussit certes à refroidir plus rapidement la carte une fois les benchmarks terminés, il n’a pas amélioré la stabilité ni permis de dépasser 1080 MHz.

Nous avons fait part de nos découvertes à Sapphire, la société nous a dit être au courant de ce problème et avoir mis au point un nouveau BIOS pour les cartes qui seront vendues dans le commerce. Apparemment, notre exemplaire de test était muni d’un firmware non final. Nous avons obtenu le BIOS définitif et refait nos tests. Cette fois, les ventilateurs sont restés à l’arrêt jusqu’au réglage 10 %, mais ont accéléré beaucoup plus rapidement en charge. Avec le premier BIOS, ils n’avaient jamais dépassé 40 % et la température GPU atteignait 75 °C dans FurMark. Avec le nouveau BIOS, les ventilateurs sont montés à 95 % et maintenaient le Fiji sous les 55 °C. En dehors de cette session de torture, en jeu normal, les ventilateurs tournaient aux alentours de 40 %.

Image 3 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

La Fury Tri-X de Sapphire est overclockée d’usine, par conséquent parvenir à gratter ne serait-ce que quelques mégahertz supplémentaires est un joli bonus. Mais dans l’absolu, 40 MHz ne représente vraiment pas grand-chose. Compte tenu de l’impressionnant dissipateur, nous nous attendions à mieux.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Le tour de la carte
  3. Comment nous testons
  4. En jeux
  5. Overclocking
  6. Consommation et efficacité énergétique
  7. Températures et nuisances sonores
  8. Conclusion