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AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

1 : Introduction 2 : Le tour de la carte 3 : Comment nous testons 4 : En jeux 5 : Overclocking 7 : Températures et nuisances sonores 8 : Conclusion

Consommation et efficacité énergétique

Nous testons la consommation et l’efficacité énergétique de la Fury au moyen de la même configuration que celle utilisée pour notre article sur l’AMD Radeon R9 Fury X, avec quelques modifications mineures. Nous mesurons maintenant la consommation au repos de manière légèrement différente : l’interpolation linéaire est effectuée par l’oscilloscope et non lors de l’analyse des données.

Le plus gros changement concerne toutefois le contenu : nous mettons désormais en corrélation directe les données de consommation et celles de performances dans les jeux, et nous le faisons séparément pour le 1920×1080 et 3840×2160, car il existe des différences majeures entre les deux résolutions. Nous passons également en revue plusieurs jeux et même plusieurs réglages visuels différents au sein d’un même jeu (par exemple avec ou sans tessellation). Enfin, nous avons testé quelques applications sans lien avec les jeux, car après tout, il n’y a pas que cela dans la vie !

N’oublions toutefois pas que ces tests ne constituent que des instantanés pris dans des applications spécifiques. Si un benchmark n’est pas repris dans notre batterie de test, il y a de fortes chances pour que ses résultats finissent quelque part entre notre moyenne et le maximum obtenu lors du test de torture. De nos jours, il n’y a plus d’absolus ; les estimations prennent toujours la forme de plages de valeurs.

Consommation au repos

La Tri-X Overclocked consomme 16 W au repos, soit exactement la même chose que la Radeon R9 Fury X de référence. Ce chiffre ne change pas non plus si on modifie le taux de rafraîchissement ou la résolution, ce qui fait plutôt plaisir à voir.

Ultra HD (3840×2160) avec le BIOS par défaut et le BIOS déverrouillé

C’est bien joli d’avoir deux BIOS, sauf quand cela ne change pratiquement rien en termes de performances : comme nous le verrons plus loin, les fréquences restent en effet presque identiques quel que soit celui que l’on choisit. En pratique, le BIOS déverrouillé permet juste de maintenir les tensions à un niveau un peu plus élevé pendant une durée un peu plus longue, ce qui n’engendre que des écarts minimes en termes de framerate.

Quand on la compare aux 160 watts de la GeForce GTX 980 (une carte à peine plus lente), la consommation moyenne de la Tri-X paraît absolument énorme : 254 watts avec le BIOS par défaut et 259 watts avec le BIOS déverrouillé.

Les deux galeries ci-dessous permettent de passer rapidement de la consommation en watts par images/s (image 1) à la consommation électrique (image 2) et aux résultats obtenus dans les benchmarks (image 3). Nous commençons par le BIOS par défaut :

Les seuls changements apportés par le BIOS déverrouillé sont un rendement en berne et des bouffées de chaleur. Il n’y a pas de quoi se réjouir :

Full HD (1920×1080) avec le BIOS par défaut

En raison des limitations liées à cette résolution, nous n’utilisons que le BIOS par défaut. Nous avons toutefois effectué quelques essais ponctuels qui indiquent que la consommation n’augmente que de un à trois watts avec le BIOS déverrouillé, sans aucune incidence sur les performances.

Une fois encore, la GeForce GTX 980 se montre un peu plus lente mais consomme considérablement moins, ce qui lui confère un rendement bien plus élevé.

Efficacité énergétique dans les autres applications

Laissons de côté les jeux pendant un instant. Nous avons effectué quatre tests qui montrent qu’il est indispensable d’évaluer les logiciels professionnels au cas par cas, car les optimisations des pilotes varient énormément, et avec elles les performances des applications, ce qui signifie qu’il est impossible de faire des généralisations. Nous pouvons toutefois vous proposer un rapide instantané des performances.

Les performances de la Sapphire R9 Fury Tri-X servent de référence (100 %) car les divers benchmarks utilisés emploient tous des systèmes de notation différents.

Image 1 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

Sans tenir compte des performances, il est possible de résumer les chiffres de consommation comme suit :

Image 2 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

À quoi sert donc le BIOS déverrouillé ?

Si nous voulions être méchants, la réponse à la question ci-dessus serait « en gros, à rien ». Le deuxième firmware est destiné aux overclockeurs, mais son intérêt est très limité pour une carte graphique n’offrant que si peu de marge de manœuvre en matière de fréquences. Mise à part une consommation électrique légèrement supérieure dans les jeux, il n’engendre pratiquement aucune différence par rapport au BIOS normal. On note toutefois que lorsqu’il est activé, la tension (plus élevée) varie nettement moins dans le test de résistance.

Image 3 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

C’est ce qui explique la petite augmentation de consommation, même si l’impact sur les performances n’est pas mesurable.

Il est assez difficile de tirer des conclusions définitives concernant la R9 Fury Tri-X quand AMD nous annonce de nouveaux pilotes spécialement optimisés pour son nouveau GPU. Il est toutefois clair que les courants de fuite sont plus présents sur la carte refroidie par air, ce qui plombe son efficacité énergétique par rapport à celle de la Radeon R9 Fury X watercoolée. Et sa consommation électrique est considérablement plus élevée que celle des GeForce comparables.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Le tour de la carte
  3. Comment nous testons
  4. En jeux
  5. Overclocking
  6. Consommation et efficacité énergétique
  7. Températures et nuisances sonores
  8. Conclusion