Accueil » Actualité » ARM – qui fait quoi : Qualcomm (4)

ARM – qui fait quoi : Qualcomm (4)

Image 1 : ARM - qui fait quoi : Qualcomm (4)

Après NVIDIA et Apple, intéressons-nous à Qualcomm. Le cas de cette société américaine est intéressant : c’est une des seules à proposer des SoC conçus en interne. En effet, le Snapdragon — puce vedette de la marque — propose un CPU maison et un GPU maison.

Plusieurs variantes existent, en fonction de la finesse de gravure, du GPU, du nombre de cores et surtout des fonctions annexes. Toutes les puces intègrent, en plus des fonctions habituelles, un récepteur GPS et des fonctions de téléphonie qui diffèrent en fonction du pays (DCMA, GSM, 3G, etc.). Qualcomm propose aussi des SoC basés sur le jeu d’instructions ARMv6 et avec un core ARM11, les MSM7xxx.

Snpadragon : le CPU

Le CPU de Snapdragon, c’est le core « Scorpion ». Souvent comparé au Cortex A8, il est pourtant assez différent. Le core Scorpion est une implémentation du jeu d’instructions ARMv7, comme le Cortex A8 et le A9, faites par Qualcomm en interne. Les performances ne sont donc pas identiques et la puce a été pensée pour la fréquence : là où les concurrents atteignent 1 GHz en 4x nm, Qualcomm a proposé des Snapdragon à 1 GHz en 65 nm. Dans les autres différences, si Scorpion est proche du Cortex A8 sur l’architecture de base (dual issue, 13 étages pour le pipeline), il est meilleur sur les calculs flottants : la FPU travaille avec le pipeline (pas le Cortex A8) et l’implémentation de NEON est plus efficace. Pour adapter le tout au monde du x86, on pourrait comparer le Cortex A8 à un Pentium chez Intel et le Snapdragon à un K7 chez AMD. En pratique, le Scorpion peut atteindre 1,5 GHz en 45 nm et des versions dotées de deux cores existent.

Snapdragon : le GPU

Le GPU de Snapdragon porte le nom d’Adreno mais il s’agit en fait d’une puce ATi. Il y a quelques années, ATi proposait une gamme de GPU pour les SoC, sous le nom d’Imageon. ATi vendait des licences et Qualcomm en possédait une. En 2008, Qualcomm a racheté la division mobile d’ATi et renommé les puces pour les intégrer dans Snapdragon. Deux versions existent : Adreno 200 et Adreno 205. La première puce est une ATI Imageon Z460 renommée, la seconde une amélioration de celle-ci avec une prise en charge des shaders améliorée et une accélération matérielle de la 2D et du format SVG. Les deux versions sont compatibles OpenGL ES 2.0 et Direct3D Mobile. Même si Qualcomm a racheté ATi, il existe encore des puces qui utilisent l’Imageon Z460, car ATi licenciait la puce à une époque, et certains SoC concurrents chez Freescale utilisent dans la pratique un Adreno 200. Enfin, les SoC d’entrée de gamme MSM7xxx sont aussi équipés d’un Adreno 200.

I/O et production

Qualcomm produit directement ses puces, en 65 nm pour le Snapdragon classique et en 45 nm pour les générations récentes. Les puces de Qualcomm sont généralement pensées pour monter en fréquence et la différence par rapport à un Cortex A8 ou A9 est assez grande : là où les versions ARM plafonnent vers 1 GHz en 40 nm, Qualcomm atteint cette fréquence et 65 nm et 1,5 GHz au moins en 45 nm. Pour les E/S, c’est assez classique : on retrouve la connectique classique, la possibilité de prendre en charge une sortie vidéo et un bus mémoire sur 32 bits.

Le futur

Snapdragon 2 devrait proposer deux cores Scorpion et un nouveau GPU Adreno 220, plus rapide. La société promet la qualité graphique de la PlayStation 3 dans un smartphone, en 2012.