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ARM – qui fait quoi : Rockchip (5)

Image 1 : ARM - qui fait quoi : Rockchip (5)Continuons avec les puces ARM destinées aux smartphones avec une société peu connue du grand public, mais très présente dans les appareils d’entrée de gamme : RockChip. Les SoC ARM de la société ont en effet deux « avantages » : ils sont peu onéreux et ont des fréquences attractives.

Dans la pratique, on trouve essentiellement les SoC ARM de RockChip dans des appareils d’entrée de gamme, comme l’Archos 7 Home Tablet, ou dans de (mauvaises) copies d’iPad, vendues sous les noms iPed ou ePad sur eBay. Les CPU sont très lents et les fonctions peu nombreuses, mais le prix très faible et la fréquence qui peut atteindre 1 GHz sont de bons arguments de vente.

RockChip : le CPU

On trouve deux SOC RockChip assez fréquemment : le RK2808(A) et le RK2818. Dans les deux cas, ce sont des cores de type ARM9 qui sont utilisés, en architecture ARMv5. Le premier peut atteindre environ 600 MHz, le second est poussé dans certains cas à 1 GHz. Même à cette fréquence, les performances sont assez faibles : un ARM9 est capable d’atteindre 1,1 DMIPS par %Hz là où un Cortex A8 atteint pratiquement le double (2 DMIPS par MHz). En pratique, Android est utilisable sur ce type de processeurs, mais les prochaines versions du système devraient supprimer le support de l’ARMv5 et certains programmes, comme Flash, demandent un CPU de type ARMv7.

RockChip : le GPU

En dehors d’une puce de décodage pour la vidéo, qui prend en charge le H.264 en 720p, le RK2808 n’a pas de fonctions vidéo avancées. Il ne dispose que d’une puce vidéo capable de travailler en 2D et l’OpenGL ES n’est donc pas de la partie. Le RK2818, quant à lui, a bien un GPU, un Mali-55. Cette puce d’origine ARM est très lente : elle ne gère que l’OpenGL ES 1.1 et calcule seulement 1 million de triangles/s, avec un fillrate de seulement 100 mégapixels/s. Dans la pratique, les performances sont environ 10 fois moins élevées que sur une puce PowerVR SGX535, assez courante.

I/O et production

Les RockChip sont des puces d’entrée de gamme et les fonctions sont donc limitées. Le RK2808 prend en charge le HDMI (en 720p), lit les cartes SDHC, est compatible USB 2.0 (en host) et peut gérer 1 Go de Mobile SDRAM. Le bus n’est pas indiqué, mais c’est a priori un classique 32 bits. Le RK2818 a les mêmes fonctions mais prend en charge au maximum 4 Go de LP-DDR2. On a peu d’information sur le fondeur de RockChip, mais c’est a priori TSMC.

Le futur

Le futur, chez RockChip, c’est le RK2918. Présenté au CES, ce SoC marie un core de type Cortex A8 avec une fréquence élevée (1,2 GHz), un GPU performant — 60 millions de triangles/s — et des fonctions 1080p avancées, comme le décodage du WebM de Google. Reste à voir quand il sera réellement disponible : s’il sort trop tard, il sera dépassé par les SoC de la concurrence en Cortex A9.