Comparatif : 17 SSD passés au crible

Les grands acteurs du marché

Aujourd’hui, le marché est littéralement inondé de SSD. Bien qu’il ne s’agisse pas encore d’un composant « courant », il est de plus en plus largement adopté, facilement disponible et considéré comme le choix évident pour les amateurs de performances et les utilisateurs désireux de supprimer l’un des goulots d’étranglement les plus persistants en informatique : le support de stockage. Tous les SSD présentés dans cet article affichent des performances excellentes (entre 150 et 320 Mo/s en lecture), accélèrent considérablement le démarrage de l’ordinateur, du système d’exploitation et des applications et font des merveilles en multitâche. En fait, le passage à un bon SSD peut avoir plus d’incidence sur les performances ressenties qu’un changement de processeur ou l’ajout de RAM. Est-ce que cela vaut quelques centaines d’euros ? Sans le moindre doute.

Bien qu’il n’existe que quelques sociétés qui conçoivent et fabriquent réellement les SSD, on trouve actuellement une trentaine de vendeurs allant de A comme AData à W comme Western Digital. Pour la plupart, ils utilisent de la mémoire flash et des contrôleurs fournis par une poignée d’entreprises à peine.

Intel

Intel fabrique ses X18 et X25, ainsi que leurs diverses variantes, depuis près de deux ans. Il s’agit de l’une des rares sociétés qui conçoivent et fabrique tous les composants de ses produits, du contrôleur à la mémoire flash, bien que personne ne sache si Intel se charge réellement de toutes les étapes de production. Les performances en E/S et en débit des SSD Intel sont généralement excellentes grâce à l’emploi de la flash à 10 canaux, mais la vitesse d’écriture a plutôt tendance à être limitée (ce qui ne représente pas vraiment un problème pour la plupart des particuliers). Plusieurs vendeurs proposent des modèles Intel sous leur propre marque ; on les reconnaît généralement à l’écart de performances qui existe entre les performances en lecture et en écriture ainsi que par leur aspect extérieur (vous pourrez vous en rendre compte par vous-même en regardant les photos des SSD Intel présentés dans ce comparatif). Les lecteurs X25 de 2e génération, qui contiennent de la mémoire flash gravée en 32 nm, sont considérés comme d’excellents SSD pour poste client.

Samsung et Toshiba

Les spécialistes coréen et japonais de la mémoire sont également très actifs sur le marché des SSD, mais ne se sont pas encore montrés très agressif sur le segment grand public. Les produits des deux sociétés sont généralement vendus sous d’autres marques ou utilisés par les assembleurs. Samsung et Toshiba ont tous deux les capacités nécessaires pour concevoir leurs propres contrôleurs SSD et font appel à leur propre mémoire flash NAND. Par rapport aux produits de la concurrence, nous avons trouvé que ceux des deux asiatiques se focalisaient plus sur l’efficacité ; ils ne battent aucun record mais sont globalement très équilibrés. Le contrôleur de Toshiba est le T6UG1XBG, tandis que Samsung travaille avec le S3C29RBB01 ; ils utilisent tous deux l’interface SATA 3 Gbits/s, mais celui de Toshiba ne prend pas en charge le NCQ.

Indilinx, JMicron et Sandforce

Indilinx, JMicron et Sandforce proposent toutes les trois des contrôleurs SSD de type SATA 3 Gbits/s. Leurs produits répondent tous à nos attentes en termes de performances, mais celles-ci peuvent varier en fonction des optimisation apportées au firmware par les vendeurs et du nombre de canaux effectivement utilisés. Le modèle le plus récent est l’Indilinx Barefoot, qui est équipé d’un maximum de 64 Mo de cache et utilise de la mémoire flash 16 bits / 4 canaux. Une version améliorée, disposant de plus de canaux, devrait sortir sous peu, mais son vrai successeur, un modèle 6 Gbits/s nommé Jet Stream n’est pas attendu avant 2011. Chez JMicron, le JMF612 est doté de 256 Mo de cache (DDR2) et de huit canaux de mémoire flash 8 bits ; il prend également en charge l’interface USB 2.0. Côté Sandforce, enfin, la série SF-1200 fait également appel à 8 canaux et intègre le chiffrement AES sur 256 bits au niveau de la mémoire flash. Pas de cache sur les produits de ce fabricant : Sandforce réserve une partie de la flash NAND pour les transactions et le tampon.

Marvell/Crucial

Le RealSSD300 de Crucial, basé sur le Marvell 88SS9174, est le premier SSD à utiliser l’interface SATA 6 Gbits/s. Pour l’instant, il s’agit de loin du modèle le plus rapide du marché en termes de performances en lecture ; les performances en E/S sont dans la moyenne et celles dans les applications vont de « bonnes » à « excellentes ». Vous aurez toutefois besoin d’un contrôleur SATA 6 Gbits/s et de Windows 7 (avec prise en charge des commandes TRIM) pour en profiter pleinement.