Architectures processeur : 16 CPU, 1 seul core, 3 GHz

Il y a environ 7 ans, l’optimisation des architectures (modification de l'IPC) ainsi que la montée en fréquence étaient les deux seules approches possibles pour faire progresser les performances. Sur le plan théorique, ces dernières ont depuis principalement progressé du fait de la parallélisation, rendue possible par la multiplication des cores. Les développeurs optimisent désormais leurs programmes pour tirer parti des architectures multicores et de l’échelonnement des performances dont elles sont capables.

Nous savons tous que les progrès dans la finesse de gravure conditionnent la multiplication des cores ainsi que la montée en fréquence, mais dans quelle mesure AMD et Intel ont su améliorer les performances de chaque core à une fréquence donnée ? Quel est l’écart entre un Core 2 Duo d’il y a 5 ans et un processeur actuel dans ces conditions ? Nous avons réuni 16 processeurs pour y voir plus clair, en n’activant qu’un seul de leurs cores à 3 GHz.

Processeurs et contraintes

Notre sélection inclut un Pentium 4, plusieurs Intel Core première et deuxième génération comptant 2, 4 et 6 cœurs ainsi que des Phenom II, Athlon II et Athlon 64 X2 du côté des verts. La présence des derniers quad- et hexacores d’Intel comme AMD allait de soi, après quoi il nous a semblé important d’incorporer une majorité de processeurs dual core : beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis l’époque où les Athlon 64 X2 et Pentium 4 luttaient au sommet.

La difficulté n’est pas venue des processeurs mais des cartes mères puisqu’il aura fallu trouver des modèles dont le BIOS était suffisamment souple pour modifier le nombre de cores actifs. Etant donné que la désactivation d’un ou plusieurs cores via le BIOS ne se traduisait pas nécessairement par une désactivation physique, nous n’avons donc pas pu faire de relevé de consommation.

Combat à 3 GHz

La comparaison n’aurait eu aucun sens si l’on avait laissé les processeurs à leur fréquence d’origine, c’est pourquoi nous les avons limités à un seul core cadencé 3 GHz. Les dispositifs d’économie d’énergie (Cool'n'Quiet/SpeedStep) et d’optimisation des performances (Turbo Core/Turbo Boost) ont été désactivés pour maintenir une fréquence constante. Tous les processeurs fonctionnent à 3 GHz, ou presque : certains ont été délibérément maintenus à 2,93 GHz du fait que les résultats auraient été bien plus altérés si l’on avait joué sur leur FSB plutôt que de faire avec ce très léger handicap de 66 MHz. Ceci influe légèrement sur les performances (d'environ 2,3 %), mais pas au point de bouleverser des tendances de fond.