ATI : le GPU comme coprocesseur

Voici presque deux ans, les GPU avaient trouvé une nouvelle vocation : réaliser des calculs pour des applications non graphiques. Cette façon de détourner le processeur graphique a été baptisée GPGPU, le GP supplémentaire signifiant General Purpose. L'idée est de faire passer le GPU pour un simple coprocesseur mathématique, permettant alors de réaliser n'importe quel calcul, dans la mesure où on se plie à l'architecture dite à flots de données spécifiques au GPU. Plusieurs projets ont vu le jour grâce à cette technique, mais il restait un défaut principal : pour accéder au GPU, il fallait utiliser une API graphique, soit OpenGL, soit Direct3D, ce qui signifiait donc détourner également l'utilisation de ces API. Etant optimisées pour le graphisme, elles avaient le défaut, dans le cadre du GPGPU, de brider les performances attendues.

L'accès bas niveau par ATI

Ainsi ATI a développé un accès bas niveau, dénommé DPVM, Data Parallel Virtual Machine, qui permet de communiquer directement avec le GPU. Cette DPVM est composée de trois parties principales : une première partie pour gérer les commandes, une seconde pour le calcul, et une dernière qui correspond à la gestion de la mémoire. Ainsi, le GPU est vu de façon grandement simplifiée. La programmation est alors plus aisée, et le fait de travailler sur un accès bas niveau permet des optimisations bien plus fines qu'au travers d'une API. Plusieurs tests classiques ont été réalisés par ATI, comme des multiplications de matrice, ou une transformée de Fourier rapide - extrêmement utilisée dans tous les traitements de signal - et les résultats sembleraient, selon l'équipe de développement, bien meilleurs qu'avec n'importe quelle API graphique traditionnelle.

Au delà du GPGPU

Pour le grand public, la DPVM peut a priori sembler sans grand intérêt, le détournement du GPU étant une pratique encore très exotique. Mais elle ouvre des possibilités plus qu'importantes : ATI avait annoncé son intention de réaliser des systèmes 1+1 et 2+1, composés d'un à deux GPU pour la partie uniquement graphique, et d'un autre GPU réservé aux calculs physiques (voir notre actualité «Démo ATI Physics au Computex»). Etait ajouté à cette annonce le fait que le GPU dédié à la physique pourrait être un GPU DirectX 9, même si les GPU purement graphiques étaient, eux, DirectX 10, ce qui a priori est impossible. L'utilisation de la DPVM permettrait de passer outre cette incompatibilité.

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42 commentaires
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  • Oracle
    Warfff, l'usine à gaz...!!! [:drouvre:6]
  • mickooz
    euh... suis pas sur d'avoir bien compris, mais ça ferais deux gpu pour les graphs, et un troisieme qui serais un peu comme une carte physX? non?
    enfin si c'est ça, je pense que d'ici une génération de gpu et pas mal de versions de drivers, on pourrait avoir un truc énorme (sauf si c'est des dieux qui peuvent pondre un nouveau truc qui fonctionne super bien dès le début, je précise que ce n'est pas un troll...)
  • zmed
    Anonymous a dit :
    euh... suis pas sur d'avoir bien compris, mais ça ferais deux gpu pour les graphs, et un troisieme qui serais un peu comme une carte physX? non?
    enfin si c'est ça, je pense que d'ici une génération de gpu et pas mal de versions de drivers, on pourrait avoir un truc énorme (sauf si c'est des dieux qui peuvent pondre un nouveau truc qui fonctionne super bien dès le début, je précise que ce n'est pas un troll...)


    Non c''est pas ça :non:

    Ils veulent utilise le GPu graphique comme copresseur, rien avoir avec un enième processeur sur la carte graphique.
    Ils veulent simplement utiliser le GPU à autre chose qu'a faire des graphiques pour epauler le processeur ADM ou intel.