MaJ : les smartphones Huawei trichent aussi sur Geekbench

Mise à jour du 10 septembre :

Suite à la découverte de nos confrères de chez AnandTech, Ryan Shrout de PC Perspective a approché l’équipe derrière Geekbench afin d’identifier si les smartphones Huawei trichaient également sur ce logiciel de benchmark. Dans l’ensemble, les résultats obtenus, avec un Huawei P20 Pro, montrent bien que, là encore, les tests avec la version privée et non signée de l’application affichent une diminution des performances. On remarque notamment des résultats avec jusqu’à 26% de différence, en test multicoeur.


Une question de temps d’utilisation

La différence de performances est en revanche moins flagrante qu’avec 3DMark, avec en moyenne une baisse de 6,5% en monocoeur et 16,7% en multicoeur. La raison est très simple, les tests de Geekbench durant moins longtemps que ceux de 3DMark, le SoC a probablement atteint des températures moins élevées et a donc été moins sujet au throttle.

Pendant ce temps, Huawei s’est exprimé pour annoncer que dès la prochaine mise à jour de EMUI, ils donneront aux utilisateurs la possibilité d’activer le « mode performances » qui s’active actuellement durant les benchmarks. Une promesse assez étrange étant donné que l’on voit difficilement comment l’entreprise pourrait booster le SoC au-delà de la limite de sa sécurité contre la surchauffe, sans l’exposer à des risques de dommages matériels, après une utilisation prolongée.

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Actu originale du 7 septembre :

UL Benchmarks a retiré quatre smartphones Huawei de sa base de données, après s’être rendu compte que ces derniers trichaient sur différents logiciels de benchmark. C’est AnandTech qui a rapporté la supercherie en premier, après avoir obtenu des résultats de tests très différents sur deux téléphones embarquant le même SoC. Nos confrères ont alors découvert que certains mobiles Huawei boostent considérablement leurs performances quand ils sont testés sur un logiciel de benchmark reconnu (et uniquement dans ce cas).

Plus de 35% de performances en moins

Pour vérifier l’hypothèse, UL Benchmarks a tout simplement comparé les résultats obtenus avec la version officielle de 3DMark et une variante non signée (donc non identifiable), mais utilisant des tests identiques. L’expérience s’est montrée flagrante, les smartphones affichent une baisse de plus de 35% de leurs performances, sous le logiciel privé.

D’après AnandTech, dans une situation de benchmark reconnu, le SoC de ces téléphones abandonne ses restrictions quant à l’énergie utilisée et ses protections contre la surchauffe habituellement fixées. Les fréquences se retrouvent donc inhabituellement élevées, là où, avec n’importe quelle autre application, on obtiendrait une situation de throttle (baisse de fréquence du SoC).

Les quatres smartphones concernés:

-Huawei P20 Pro
-Huawei P20
-Huawei Nova 3
-Honor Play

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1 commentaire
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  • LollipopSucker
    Ce n'est pas nouveau comme scoop ! Samsung et d'autres ont déjà eu recours à ce genre de tricherie afin d'obtenir de meilleurs scores en bench, pour jouer la carte de "c'estmoiquialaplusgrosse" et ainsi avoir un argument marketing supplémentaire afin de doper les ventes.
    Vu que tous les ans on a droit à ce genre de scoop sur les pratiques peu recommandables de certains constructeur, il serait peut-être temps que les équipes de développement derrière les logiciels de benchmark, trouvent une astuce afin d'empêcher ce genre pratiques devenues trop courantes à mon goût !

    On a en effet eu droit à Samsung, HTC, Sony, LG il y a 2/3 ans, puis OnePlus, aujourd'hui Huawei/Honor, et demain ce sera certainement Apple ou Google/Motorola, il ne manque plus que eux...