Disques durs USB 3.0 : le comparatif !

Seagate FreeAgent GoFlex

L'USB 3.0 arrive sur les disques durs portables Seagate avec une refonte totale de la gamme du constructeur. Les FreeAgent deviennent FreeAgent GoFlex. GoFlex, comme flexibilité : tout disque peut être soit USB 2.0, soit USB 3.0, soit Firewire, soit eSATA grâce à une banque de câbles-contrôleurs vendus séparément à des prix somme toute raisonnables. La nouvelle gamme étant du même coup d'une grande complexité, nous n'allons pas l'examiner en détail ici et vous renvoyons à l'actualité que nous lui avions consacrée (Seagate GoFlex : le disque dur LEGO).

Nous avons reçu en test le modèle de 1 To en 2,5", avec son câble USB 3.0. À l'achat, c'est un câble USB 2.0 qui est livré avec le disque, le câble USB 3.0 coutant 30 € supplémentaires. Le design est on ne peut plus sobre puisque la coque est uniformément noire, sans décoration aucune. Cette couleur réputée amincissante ne peut pas faire oublier l'encombrement relativement important du FreeAgent : 22 mm d'épaisseur et 119,6 mm de longueur. 


L'épaisseur n'est pas surprenante compte tenu de la très forte capacité du disque caché dans ce boîtier : au format 2,5" il faut encore au minimum trois plateaux pour cumuler 1 To. Au contraire, la longueur du FreeAgent est faible. C'est la conséquence de l'intégration du contrôleur pont SATA vers USB ou Firewire dans le câble et non pas dans le boitier. Exceptionnellement, compte tenu de la ténacité apparente de la coque et de la volonté de Seagate de récupérer son disque intact, nous n'avons pas cherché à ouvrir la coque. Nous avons donc fait appel à Sandra qui nous apprend que le disque est un ST91000430AS qui possède la particularité de ne tourner qu'à 5000 tr/min, alors que la majorité des disques 2,5" tournent à 5400 tr/min, et que les plus rapides montent à 7200 tr/min. Cette lenteur relative aura un impact direct sur les performances comme nous allons le voir.

Petit coup d'oeil sur le câble du FeeAgent. Plutôt court (~ 35 cm), il se termine à une extrémité par une prise USB 3.0, et à l'autre par un connecteur SATA. Il prend du coup un fort intérêt pour tous ceux qui possèdent de nombreux vieux disques durs inutilisés : ce simple câble fera un excellent connecteur universel apte à transformer n'importe quel disque dur SATA en disque dur externe. Un rapide démontage révèle que Seagate a caché dans la prise SATA un contrôleur SATA/USB 3.0 ASmedia, le même que celui des disques PQI, LaCie et Transcend de ce comparatif. L'intégration est très poussée : du beau travail.

Terminons ce tour d'horizon par la partie logicielle. Seagate a soigné "l'expérience utilisateur". Au premier branchement, l'installation de la suite logicielle est proposée. Elle se présente sous un panneau de contrôle unique, le Seagate DashBoard qui donne ensuite accès à plusieurs applications différentes, fournies par Memeo : Instant Backup, Memeo Sync, Share, Send. Ces logiciels couvrent les besoins d'un disque dur externe (clonage, synchronisation de dossier) et même plus  (hébergement de fichiers en ligne pour consultation ou envoi de gros fichiers). Bien vu !