Les jeux VS la réalité, deuxième partie : le cinéma est-il un bon exemple ?

Monstres

Par rapport au cinéma, on a assez peu de choses à se mettre sous la dent en matière de monstres sensés effrayer (à moins que l’on puisse inclure Alma de F.E.A.R). Les monstres ne sont généralement que des ennemis plus résistants et donc plus difficiles à combattre que les autres opposants. Le cinéma hollywoodien exploite mieux ce créneau et bien que les créatures et monstres géants soient de plus en plus générés par images de synthèse, les concepteurs de jeux ne semblent pas être à leur avantage malgré une expérience supérieure. Il est difficile de dire si le fait que les monstres des films hollywoodiens soient plus menaçants tient à l’éclairage, à la qualité visuelle ou encore à l’environnement sonore.

Les animaux, personnes et araignées sont bien gérés, mais un pallier de détails plus poussés reste à franchir en matière de slime, peau luisante, cervelle sanguinolente et fourrure. Blacksite Area 51 a eu le mérité de franchir un nouveau palier : la créature tentaculaire sur le pont soutient la comparaison avec les monstres géants des films américains, et il faut en faire le tour de nombreuses fois avec l’hélicoptère pour l’achever sous un déluge de balles. Dark Messiah a surpris avec ses boss particulièrement soignés comme les araignées géantes et dragons. Stalker est quant à lui un peu plus déroutant dans la mesure où on fait plus difficilement la part de peur entre la façon dont les monstres sont rendus et l’univers graphique lui-même.