Les usines Samsung accusées de traitements « inhumains »

China Labor Watch, un groupe qui surveille les conditions de travail en Chine, vient de publier un nouveau rapport accusant Samsung de traitements horribles dans six des usines qu’il possède. L’affaire ne porte donc pas seulement sur l’usine d’un fournisseur ou sous-traitant (il y en a tout de même deux parmi les huit qui font l'objet de ce rapport) et prend ainsi une toute nouvelle ampleur.

De nouvelles accusations beaucoup plus sérieuses que les précédentes

Pour mémoire, le même groupe avait publié un rapport au mois d’août affirmant que HEG, un fournisseur de Samsung, Motorola et LG, employait des enfants (cf. « Un fournisseur de Samsung emploie des enfants »). Samsung avait répondu en envoyant des enquêteurs (cf. « Samsung répond aux accusations contre HEG »). Leur rapport parle de quelques anomalies que le Coréen a demandé à son partenaire de rectifier (cf. « Samsung n’a pas vu d’enfants dans les usines de HEG »).

Les accusations qui sont formulées dans ce deuxième rapport sont beaucoup plus sérieuses et le ton de China Labor Watch est bien plus grave. Il parle d’un traitement « inhumain » des salariés. Le rapport affirme que les employés sont forcés de dépasser les 100 heures supplémentaires par mois, alors que la loi chinoise interdit de travailler plus de 36 heures supplémentaires par mois. Les employés seraient forcés de travailler debout 11 à 12 heures, certaines heures ne seraient pas payées et les usines emploieraient des enfants. Les ouvriers seraient maltraités verbalement et physiquement et il y aurait d’importantes discriminations sur l’âge et le sexe des salariés. De nombreuses mesures de sécurité ne seraient pas non plus respectées.

China Labor Watch n’en est qu’à ses débuts

Les usines en question fabriqueraient des téléphones portables, des lecteurs de DVD, des écrans pour terminaux mobiles et des airs conditionnés. Le groupe affirme que ses enquêteurs se sont fait embaucher par les usines enquêtées ou ont conduit des entretiens à la sortie des bâtiments. Il estime que sa méthode est beaucoup plus fiable que l’envoie d’un groupe interne à la compagnie dont la mission est rendue publique plusieurs jours, voire semaines, à l’avance. China Labor Watch affirme qu’il a déjà commencé à se pencher sur les usines qui fabriquent des produits pour HP, Dell et Microsoft.

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11 commentaires
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  • ladisette@guest
    Il serait intéressant de savoir qui finance China labor watch (ou Greenpeace and co)
  • ppff@guest
    @ladisette: va voir sur Wikipedia, China Labor Watch, au lieu de dire n'importe quoi.
  • afgaga@guest
    Il est temps que la Chine fasse controler les conditions de travail !