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Bitcoin, Litecoin : la folie des crypto-monnaies

1 : Le Bitcoin : la première crypto-monnaie viable 2 : La fabrication des Bitcoins 3 : Authentifier les transactions 4 : Récompenser les mineurs 6 : Quel logiciel et quel matériel pour miner ? 7 : Gagner de l'argent en minant ? 8 : L'avenir des crypto-monnaies

Le Litecoin et les autres crypto-monnaies

Image 1 : Bitcoin, Litecoin : la folie des crypto-monnaiesRapidement, des « clones » du Bitcoin ont fait leur apparition, jouant sur différents paramètres comme la quantité totale de coins générés, la période de réévaluation de la difficulté, le nombre de coins créés par bloc ou encore l’algorithme utilisé pour la preuve de travail.

Lancé en octobre 2011, le Litecoin reprend ainsi le concept du Bitcoin, mais remplace la preuve de travail à base de double SHA-256 par une preuve de travail utilisant l’algorithme scrypt. Celui-ci, conçu par Colin Perceval et relativement gourmand en mémoire (en tout cas bien plus que le SHA-256), a été choisi pour empêcher les FPGA et ASIC (dont l’arrivée sur le réseau Bitcoin a rendu obsolète le minage avec des CPU ou des GPU, augmentant au passage de manière exponentielle la difficulté) de miner efficacement des Litecoin. Il était également prévu que l’utilisation de cet algorithme rende complexe l’utilisation des GPU, mais des logiciels dédiés permettant d’utiliser des Radeon (cgminer ou Reaper) ou des GeForce (CudaMiner) via les API OpenCL ou CUDA ont rapidement vu le jour…

Le délai entre chaque bloc a en outre été diminué à seulement 2,5 minutes, tandis que le nombre total de coins atteindra 84 millions de LTC (le nombre de coins par bloc diminuant de moitié tous les quatre ans, il est de 50 LTC actuellement). En revanche, la difficulté est réévaluée tous les 2016 blocs comme le Bitcoin. A ce jour, la difficulté du Litecoin atteint 3891.34, le réseau dans son ensemble atteignant une puissance de calcul de 118 GHashs/s.

Les clones en SHA-256 et en scrypt

De très nombreux autres clones des Bitcoins et Litecoins ont par la suite vu le jour (et continuent de voir le jour…), avec plus ou moins de succès. Toujours basées sur les algorithmes SHA-256 (Terracoin) ou scrypt (Feathercoin, Dogecoin, DigitalCoin, AlphaCoin, FastCoin…), ces (trop) nombreuses crypto-monnaies ne se différencient que par quelques petits détails comme le nombre total de coins ou le temps entre chaque bloc. 

Quelques monnaies, basées sur un algorithme légèrement différent ou apportant quelques innovations, sortent toutefois du lot. Le Namecoin, basé sur du SHA-256 comme le Bitcoin, peut par exemple servir d’alternative décentralisée aux DNS (avec des noms de domaine en .bit). Le Peercoin utilise à la fois la preuve de travail (PoW, Proof-of-Work) en SHA-256 et la preuve de participation (PoS, Proof-of-Stake) pour créer de la monnaie (jusqu’à 1% d’inflation par an). Les frais de transaction, fixés à 0,01 PPC par le protocole PeerCoin lui-même, sont déduits du compte de celui qui a émis la transaction et directement détruits. Ils ne reviennent donc pas aux mineurs.

Le YaCoin utilise l’algorithme scrypt-chacha à la place du simple scrypt, et repose sur la preuve de travail et la preuve de participation. Quelques crypto-monnaies, comme le Lottocoin ou le LotteryTickets, ressemblent enfin à des loteries, dans le sens où la valeur du bloc est variable. Bref, difficile de s’y retrouver, surtout qu’un certain nombre de crypto-monnaies ont disparu aussi vite qu’elles étaient apparues…

Les crypto-monnaies « GPU-résistantes »

Alors que les crypto-monnaies basées sur l’algorithme SHA-256 ne peuvent désormais – pour une question d’efficacité et de rentabilité – être minées qu’avec des ASIC (bien que cela reste encore techniquement possible avec des CPU et des GPU), et que celles basées sur un algorithme scrypt (ou dérivé) sont majoritairement minées avec des GPU (toujours pour une question de rentabilité et d’efficacité), certains développeurs ont mis au point des crypto-monnaies basées sur des algorithmes ou des preuves de travail que seul un CPU peut traiter efficacement.

Le Primecoin utilise par exemple les chaînes de nombres premiers comme preuve de travail, plus particulièrement les chaînes de Cunningham de première et de deuxième espèces, ainsi que les chaînes de type bi-twin. On notera au passage et avec un certain amusement que certains records de chaines de Cunningham ont été découverts par le réseau Primecoin ! Le Protoshares utilise quant à lui un algorithme spécialement créé pour cette crypto-monnaie et dérivé du « problème des anniversaires ». Ce même algorithme, modifié pour l’occasion, est également utilisé par le MemoryCoin 2.0.

Sommaire :

  1. Le Bitcoin : la première crypto-monnaie viable
  2. La fabrication des Bitcoins
  3. Authentifier les transactions
  4. Récompenser les mineurs
  5. Le Litecoin et les autres crypto-monnaies
  6. Quel logiciel et quel matériel pour miner ?
  7. Gagner de l'argent en minant ?
  8. L'avenir des crypto-monnaies