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Bouygues obligé de supprimer une antenne relais GSM

Image 1 : Bouygues obligé de supprimer une antenne relais GSM

Vous l’avez sûrement vu (ou entendu), Bouygues Telecom a été condamné à supprimer une de ses antennes relais récemment. Une plainte avait été déposée en 2007 par plusieurs familles du département du Rhône, qui considéraient que l’antenne en question (camouflée en arbre) posait un problème de santé (par l’émission d’ondes) et un problème visuel qui dépréciait les maisons des plaignants (ils ont été déboutés sur ce point). Le tribunal a considéré qu’en l’absence de preuves de nocivité des ondes produites par les antennes relais (et pas l’absence d’études sur la non-nocivité), l’antenne devait être supprimée par Bouygues Telecom.

Le point de vue des opérateurs

Pour les opérateurs, un problème se pose : ils sont obligés contractuellement par l’État de déployer des antennes relais pour couvrir le territoire français. De plus, l’antenne dont il est question ici a été placée en respectant strictement la réglementation et sa suppression va priver une partie des riverains du réseau de téléphonie mobile. Enfin, les opérateurs (par la voix de l’AFOM) indiquent bien qu’aucune étude n’a prouvé scientifiquement la nocivité des antennes relais, rappelant que les seules études qui montrent un effet sur la santé des humains portent sur les effets du téléphone et pas des antennes.

Le point de vue des riverains

Les riverains, quant à eux, sont évidemment ravis de cette décision.Ils avaient porté plainte, car ils estimaient qu’ils avaient le droit de « vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé » et qu’ils étaient convaincus de la nocivité des antennes relais. Il ne s’agit donc pas ici d’un cas d’électrosensibilité, mais plus d’une peur que certains considèrent comme irrationnelle, même si des preuves des effets des ondes existent, sans que le lien avec les antennes relais soit scientifiquement prouvé. Reste un problème : que l’on soit convaincu ou non de la nocivité des ondes émises par les antennes relais, la suppression des antennes implique que le réseau GSM va perdre en efficacité. Et y a t’il beaucoup de personnes qui seraient prêtes à vivre sans leur téléphones mobiles ?

En pratique, Bouygues Telecom a dû verser 7 000 € de dommages et intérêts aux plaignants et dispose de quatre mois pour démonter l’antenne relais, délai au-delà duquel la société devra payer 500 € d’astreintes par jour.