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CalDigit Thunderbolt Station : le meilleur dock Thunderbolt

Après Matrox, après Belkin, CalDigit est le troisième constructeur à s’attaquer au problème de la rareté des docks Thunderbolt. Mais aura-t-il su tirer les leçons des ratés, des erreurs et des oublis de ses prédécesseurs ?

Image 1 : CalDigit Thunderbolt Station : le meilleur dock Thunderbolt

Physiquement, la Thunderbolt Station ressemble à un mini Matrox DS1. Le boîtier adopte la même forme, mais profite de dimensions plus raisonnables. La comparaison est encore plus cruelle avec le Belkin Thunderbolt Express Dock qui est presque deux fois plus volumineux.
Dans ce châssis réduit, CalDigit a néanmoins trouvé la place pour une connectique aussi complète que les autres : on trouve 3 ports USB 3.0, deux ports Thunderbolt 1, une sortie HDMI, deux jacks audio 3,5 mm et un port Ethernet. L’alimentation est assurée par un bloc externe de 60 W.

Les performances

Les ports USB 3.0 sont gérés, comme sur les autres docks, par un chipset Fresco Logic FL1100. Cette puce a l’avantage d’être compatible nativement avec Mac OS X. Sous Windows, il faudra installer le driver manuellement. Le FL1100 est capable de contrôler quatre ports, mais l’un d’entre eux est utilisé en interne, pour le codec audio. Seuls trois ports sont donc exposés à l’utilisateur. Quid de leurs performances ? Lorsqu’un seul port est occupé, nous avons relevé des débits de l’ordre de 350 Mo/s au maximum avec un SSD Samsung 840 Pro 256 Go dans un boîtier muni d’un contrôleur ASMedia 1042. C’est bien, mais loin du maximum autorisé par l’USB 3.0. Branché en direct sur notre MacBook Air de test, ce couple SSD+boîtier peut atteindre 440 Mo/s. Le CalDigit Thunderbolt Station offre en fait ici les mêmes performances que les docks Matrox et Belkin, ce qui est somme toute logique puisqu’il utilise le même composant.

On peut être déçu par ces performances USB 3.0, mais rappelons qu’il faut un SSD rapide pour les atteindre. Dans la plupart des cas, on branchera un disque dur ou une clé USB, des périphériques largement incapables de tenir les 350 Mo/s. Soulignons tout de même le fait que le chipset USB 3.0 est relié au contrôleur Thundebolt par un lien PCI-Express 1x à 5 Gbit/s. Les trois ports se partagent donc une bande passante totale de 5 Gbit/s. Avec trois périphériques, il sera facile de buter contre cette limite.

Image 2 : CalDigit Thunderbolt Station : le meilleur dock Thunderbolt

L’Ethernet se voit confié à une puce inhabituelle : une Intel i210. Ce choix ne pose cependant pas de gros problème en pratique, puisque Mac OS X Mavericks inclut le pilote ad hoc. Ceux restés sous une précédente version d’OS X ou sous Windows devront par contre télécharger le pilote sur le site de CalDigit. Les débits que nous avons obtenus sont aussi hauts qu’on peut l’espérer d’un lien Gigabit.

En pratique

Le CalDigit Thunderbolt Station, comme tous les périphériques que nous avons eu l’occasion de tester chauffe remarquablement. Après quelques minutes d’utilisation, il est difficile de garder une main dessus. Pensez donc bien à le laisser respirer.
Mis à part ce désagrément minime, nous avons eu le plaisir de ne constater aucun problème durant l’utilisation. Toutes les fonctions du dock sont opérationnelles dès le branchement au Mac, à chaud. La gestion de la sortie de veille s’est faite sans les accrocs que nous avions expérimentés sur le Matrox DS1 ou, dans une moindre mesure sur le Belkin. On peut enfin brancher et débrancher son dock les yeux fermés. Seule précaution : penser à éjecter les disques avant de débrancher le dock, mais c’est une gymnastique à laquelle les utilisateurs de Mac sont rompus.

Deux sorties vidéo ? Oui, mais non

La gestion des sorties vidéo mérite que nous y consacrions un paragraphe. Un lien Thunderbolt transportant à la fois un canal PCI-Express et un canal DisplayPort, on peut penser qu’on peut brancher simultanément deux écrans sur le CalDigit Thunderbolt Station. Ce n’est pas malheureusement pas aussi simple. Le démultiplexeur intégré ne peut sortir qu’un seul canal DisplayPort à partir du port Thunderbolt, ce qui veut dire qu’on peut brancher un écran sur le second port Thunderbolt (avec un adaptateur mini DisplayPort) ou un écran sur le port HDMI, mais pas les deux en même temps.

Image 3 : CalDigit Thunderbolt Station : le meilleur dock Thunderbolt

Il est néanmoins possible d’utiliser deux écrans externes simultanément, sous certaines conditions. D’une part, il faut que la machine hôte soit doté d’un port Thunderbolt gérant deux canaux PCI-Express et deux canaux DisplayPort. C’est le cas de tous les Mac Thunderbolt et de la plupart des PC équipés. Ensuite, il faut posséder un second périphérique Thunderbolt lui-même doté de deux ports. En chaînant ce périphérique sur le dock CalDigit, on récupère un second démultiplexeur. On peut donc brancher un premier écran en HDMI sur le dock et un second écran sur le second périphérique Thunderbolt chaîné, en mini-DisplayPort.

Au final, le CalDigit Thunderbolt Station s’est révélé être un bon produit. Il reprend les bonnes idées de ses prédécesseurs (la connectique du Belkin, la compacité du Matrox) et s’est avéré exempt de bugs – du moins sur notre machine de test tournant sous la dernière version de Mac OS, le fonctionnement sous Mountain Lion ou Windows est peut-être plus chaotique. Son prix est également plus doux que celui de ses concurrents (mais toujours très élevé pour une simple station d’accueil) . Quand Belkin facture 300 € et Matrox 250 €, on peut trouver le CalDigit à 215 € dans nos contrées. Attention, dans chaque cas, ce prix s’entend sans câble Thunderbolt, qui coûte environ 30 €.