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Campagne pro-fumeurs USB

J’adore «l’an 2000», cette période bénie durant laquelle le non-fumeur est devenu roi, et qu’il suffit alors de se procurer qu’un misérable cigarillos pour faire le vide autour de soit. Mieux ! La culture du «tout propre» pulmonaire, instaurée à grands coups de spots d’informations assermentés par notre Jean-Pierre Pernaud national, a réussi à créer une nouvelle fracture sociale, séparant la population française en deux camps, prêts à se sauter dessus à la moindre occasion: le camp des fumeurs, et le camps des «j’aime pas la fumées, et donc, je n’aime pas les fumeurs». Bientôt, nous retournerons en plein siècle des lumières, période remarquable durant laquelle les fumeries clandestines permettaient aux accros du tabac de se refaire les poumons façon fosse à goudron.

Histoire de donner un excellent motif de fumer sur son lieu de travail, voici venir le cendrier USB. Se présentant sous la forme d’une voiture jouet, dont le capot s’ouvre de manière à accéder au cendrier lui-même, cet accessoire peut s’avérer très utile pour horripiler son entourage de travail (qui, si on en arrive là, doit bien le mériter, il faut le dire). L’intérêt du USB ? Un petit ventilateur aspirant la fumée (et accessoirement les odeurs) est fixé dans le couvercle de l’accessoire. Ainsi, selon l’humeur du moment, et la capacité du fumeur a vouloir nuire à son entourage, il suffit soit de brancher la prise USB pour aspirer les p’tites mauvaises odeurs (si l’entourage du fumeur est gentil), soit de ne pas brancher du tout la prise (si l’entourage est comme d’habitude), soit de permuter les fils du ventilateur afin de propulser toutes les cendres et les odeurs en dehors du cendrier (cette dernière méthode se fait généralement sur le bureau d’un collègue). Le prix annoncé de cet accessoire de chez «made in je t’énerve» est de 22 $.