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Comment SFR pourrait brider les concurrents de la Neufbox

Image 1 : Comment SFR pourrait brider les concurrents de la Neufbox

Point intéressant dans la bataille pour la télévision connectée, SFR (et d’autres…) pourrait « favoriser » sa télévision connectée et donc, de facto, limiter ses concurrents. Actuellement, les FAI augmentent leur ARPU (revenu moyen par abonné) avec — notamment — la VoD et les offres de télévision. Dans le futur, avec les offres des grands du web (Google et sa Google TV, Apple et son Apple TV) et des constructeurs de téléviseurs (Sony, LG, Samsung, etc.), cette manne pourrait disparaître, ce qui inquiète les opérateurs. C’est un problème qui est aussi lié à la qualité du réseau, car les offres comme Netflix ou Hulu (aux États-Unis) consomment énormément de bande passante. Selon les derniers chiffres disponibles, ces derniers représentent 20 % du trafic sur le territoire américain aux heures de pointe, ce qui est considérable.

L’idée serait donc de jouer sur la saturation des réseaux, réelle dans certains endroits, pour « facturer » les services. Actuellement, Free joue déjà ce jeu avec sa télévision de rattrapage : une offre permet aux abonnés d’accéder en priorité au service. Dans le futur, d’autres opérateurs, comme SFR, devrait aussi mettre en avant sa solution, mais d’une autre façon. En fait, SFR pourrait devenir « diffuseur de contenu », en proposant des partenariats à ses « concurrents ».

C’est quelque chose qui existe déjà en partie : pour un opérateur, une personne qui regarde M6Replay (par exemple) via sa Box est plus intéressante qu’une personne qui regarde M6Replay via le site Internet de la société. Le contenu est le même pour l’utilisateur, mais pas pour l’opérateur : dans le premier cas, on reste sur le réseau de l’opérateur alors que dans le second, on en sort, ce qui a un coût plus élevé. À terme, les opérateurs devraient jouer sur plusieurs points pour convaincre les éditeurs de contenu : la qualité du réseau, bien évidemment, mais aussi des choses comme la facturation et la relation client, deux choses que les opérateurs maîtrisent (plus ou moins) bien.

Le problème principal de cette vision est la neutralité du net et des réseaux : les opérateurs pourraient décider de favoriser ses offres et ralentir celles des concurrents pour « obliger » ces derniers à passer par la case facturation.