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Comparatif d’alimentations pour PC : nos tests de 200 modèles

1 : Intro, sélection des meilleurs modèles 3 : Test de rendements 4 : Test de nuisances sonores 5 : Test de stabilité des tensions 6 : Test de régulation des tensions 7 : Test de réponse transitoire 8 : Test de résilience aux micro-coupures 9 : Performances des autres alimentations

Guide : ce qu’il faut savoir sur les alimentations

Formats et dimensions : ATX, SFX, …

Image 1 : Comparatif d'alimentations pour PC : nos tests de 200 modèlesDeux formats se partagent la très grande majorité des parts de marché. Le format ATX, qui définit également une norme du même nom, existe depuis de très nombreuses années et est devenu un standard de fait pour les boîtiers « desktop » ou « tour » classiques. Le format SFX – plus compact, avec des dimensions standards de 215 x 63,5 x 100 mm – est quant à lui destiné aux mini-boîtiers et configurations compactes. Attention donc à ne pas se tromper de format lors de votre choix.

D’autres standards existent, comme le BTX et ses variantes microBTX et picoBTX (créés pour remplacer l’ATX, mais abandonnés depuis longtemps), l’AT/Baby AT (si vous possédez un « ordinosaure » de plus de 20 ans) ou encore le TFX (un autre standard destiné aux mini boîtiers). Ces formats sont toutefois peu ou plus très répandus.

Puissance

Nous voilà arrivé à LA caractéristique. Il vous faudra définir la consommation maximale de votre machine et vous diriger vers un bloc d’alimentation ni trop peu puissant ni trop puissant. Il peut être difficile d’estimer la consommation à l’avance mais les fabricants de carte graphique vous donneront déjà une idée en vous recommandant une valeur recommandée (généralement assez large). Dans une grande majorité des cas, une alimentation de 450W à 550W sera largement suffisante même pour la plupart des joueurs. Si vous avez opté pour des composants faible consommation pour une utilisation uniquement bureautique/multimédia, alors des blocs entre 300W et 400W pourront faire l’affaire. Mais si vous n’êtes pas sûr il vaudra mieux avoir de la marge car dans le pire des cas retenez l’adage « qui peut le plus, peut le moins« .

Image 2 : Comparatif d'alimentations pour PC : nos tests de 200 modèles
Source : Nvidia

Nous vous recommandons de laisser une marge, surtout si vous êtes joueur, dans l’hypothèse où vous pourriez avoir envie d’installer une deuxième carte graphique (c’est rare, mais ça arrive) ou changer en faveur d’un plus gros modèle. La plupart du temps, les joueurs souhaitant ajouter ou installer une plus grosse carte graphique se retrouvent bloqués par leur bloc d’alimentation, alors pensez au long terme et anticipez : il vaut mieux ajouter 20€ à l’achat, que redépenser 150€ dans deux ans. Et au-delà de cet aspect, il faut bien penser que le meilleur rendement d’une alimentation se trouve entre 20% et 50%, et que son plus mauvais rendement se trouve à 100%. Donc il vaut mieux éviter de « tirer sur la corde ».

Efficacité énergétique

Bien que propriétaire la certification 80Plus devrait être obligatoire. À une époque où l’on nous parle d’écologie, de perte énergétique, d’écotaxes et de malus écologique, il est aberrant que des alimentations avec 50% ou 60% de rendement soient vendues en toute légalité sur le marché ! Sur des millions de machines, cela représente des pertes énormes. Heureusement, bien que légales, il devient aujourd’hui quasi-impossible de trouver de telles alimentations, et les vendeurs proposeront au minimum des alimentations 80Plus Bronze. Mais difficile de connaître la situation sur les PC déjà montés de marques ou sur les PC portables, qui représentent la grande majorité des machines.

Image 3 : Comparatif d'alimentations pour PC : nos tests de 200 modèles
Source : Sapphirenation.net

Il ne faut pas négliger l’efficacité énergétique de l’alimentation, c’est-à-dire sa capacité à fournir les différentes tensions nécessaires au fonctionnement d’un ordinateur (+12 V, +5 V, +3,3 V…) en dissipant le moins de chaleur possible : écartez déjà tout modèle qui n’est pas, à minima, certifié 80Plus Silver, car cela signifierait que l’alimentation en question n’est même capable d’atteindre une efficacité de 85 % à 20 % et 100 % de charge, et de 88 % à 50 % de charge.

En-dessous de ces rendements, ce n’est plus une alimentation, c’est un radiateur. Globalement, la température de fonctionnement des alimentations est en rapport avec leur efficacité énergétique : un rendement médiocre entraînera forcément une dissipation thermique élevée, et inversement, un bon rendement se traduira par une faible émission de chaleur. Une alimentation de mauvaise qualité offrant généralement un rendement de 60% (soit 40% perdus en chaleur) on peut vite comprendre la perte qu’elle représente même sans faire de calcul, et on comprend également pourquoi les fabricants de composants recommandent souvent des grosses alimentations (puisque presque la moitié est inutilisable). Mais heureusement, ce genre de bloc d’alimentation se fait de plus en plus rare.

Image 4 : Comparatif d'alimentations pour PC : nos tests de 200 modèles

Les alimentations à haut rendement demandent un soin tout particulier quant à leur conception, à leur fabrication et à leurs composants internes de haute qualité, il en résulte de manière générale une plus grande fiabilité et robustesse ainsi qu’une meilleure gestion des tensions et du courant. Ce n’est pas un hasard si généralement les marques et les références les plus fiables ont des certifications parmi les plus élevées ainsi que de très grande garanties, allant jusqu’à plus de 10 ans pour certains modèle 80 Plus Titanium. Donc ce n’est pas jeter l’argent par les fenêtres que d’investir dans une bonne alimentation, qui de plus sera le composant qui vous durera le plus longtemps. Il faut ajouter que plus l’alimentation délivre un courant de bonne qualité, plus elle préserve les performances et la fiabilité des composants qu’elle alimente. Tout comme un moteur qui a besoin d’un carburant de qualité pour fonctionner parfaitement, au risque de se voir s’encrasser (bonjour vanne EGR…).

Si possible, orientez-vous vers un modèle 80Plus Gold, mais idéalement, votre choix devrait se porter vers un modèle certifié 80Plus Platinum, voire un modèle Titanium. Attention : s’il devient de plus en plus facile de trouver des alimentations Platinum de puissance raisonnable, il en va tout différemment des Titanium qui pour le moment sont réservées aux très grosses puissances délivrant autour de 1000W. Mais nul doute que ces certifications vont se généraliser à l’avenir.

Image 5 : Comparatif d'alimentations pour PC : nos tests de 200 modèles

On peut observer qu’entre une alimentation 80Plus « standard » et une alimentation 80 Plus Titanium, il y a une différence de 10% sur un même niveau de charge. Ce qui est énorme. Sur un ordinateur avec une alimentation 600W, soit 300W à 50% d’utilisation on obtient 319W consommés pour une 80Plus Platinium (90%) et 353W pour une 80Plus standard (85%). Quant à une alimentation premier prix de fabrication low-cost, on obtiendra carrément 500W (60%) consommés… soit presque la totalité de la capacité.

À 0,31€ le kWh, ces 34W de différence représentent 30,78€ de plus par année d’utilisation (en nous basant sur une utilisation 8 heures par jour). Sur cinq ans, cela représente 153,88€… Donc ce que vous investirez en plus à l’achat, vous l’amortirez facilement au fil des années d’utilisation.

Types de ventilations

Il existe trois types de ventilation :

Active : le bloc est refroidi par un ventilateur toujours actif.
Passive : des alimentations assez rares se passant totalement de ventilateur pour la dissipation thermique. C’est le système le plus silencieux, mais attention aux surchauffes dans les systèmes assez chargés.
Semi-passif : il s’agit d’une alimentation active dont le ventilateur est capable de s’éteindre en-dessous d’une certaine charge. C’est un excellent compromis entre silence à faible charge et bon refroidissement à charge élevée.

Bien qu’une alimentation passive ou semi-active peut être intéressante, aujourd’hui les alimentation active (de surcroît de grande marques) se font très discrètes. Certaines alimentation actives sont aujourd’hui totalement inaudibles. Surtout avec les rendements de plus en plus élevés, car qui dit haut rendement dit peu de chaleur à dissiper, donc il en découle un faible besoin de refroidissement avec des ventilateurs très basses vitesses.

Image 6 : Comparatif d'alimentations pour PC : nos tests de 200 modèles

Comme vous pouvez le voir ci-dessus, après plusieurs mois et une utilisation quotidienne la partie du filtre placé au niveau de l’alimentation se retrouve sans aucune poussière, alors que la partie à droite placée sous un ventilateur se retrouve bouchée. Preuve que l’alimentation pourtant active, donc avec un ventilateur toujours allumé, se trouve être très sobre. Si on ne sait pas qu’il s’agit d’un bloc d’alimentation actif, il est quasiment impossible visuellement et auditivement de le savoir. Simple détail pour montrer qu’un bloc actif n’est pas forcément un inconvénient par rapport à un bloc semi-passif. Pour être tout à fait honnête, avant de relire que ce bloc était actif en faisant des recherches pour ce dossier je pensais que mon bloc était semi-actif et que le ventilateur était toujours éteint, n’utilisant qu’un faible pourcentage de la capacité de ce bloc.

Modularité et longueur des câbles

Il existe trois types de gestion de câbles

Non modulaire : tous les câbles sont en grappe et il n’y a aucune possibilité d’en enlever. Le câble non utilisé reste dans le boitier à prendre la poussière et à freiner le flux d’air.
Modulaire : tous les câbles sont débranchables et vous n’aurez qu’à connecter ceux dont vous avez réellement besoin.
Semi-modulaire : une partie est fixe et une partie est détachable. Généralement, seul les câbles ATX 20/24 broches sont fixes, mais seront de toute façon indispensable au fonctionnement de base de l’ordinateur.

Évidemment, les blocs non modulaires seront plus abordables que les autres mais se révèleront très fouillis à l’installation. Pour les adeptes de cable managment ou pour ceux qui voudront garder le meilleur flux d’air possible, un bloc semi-modulaire sera préférable. Pour ce qui est des petites tours, nous vous recommandons chaudement un bloc modulaire ou semi-modulaire. En effet, les câbles prendront le peu de place disponible, freineront le flux d’air (déjà limité dans les petites tours) et pourront se retrouver dans les pales des ventilateurs. Les blocs totalement modulaires auront surtout un intérêt pour ceux qui aiment personnaliser leurs PC et ainsi changer les câbles, notamment pour des modèles tressés. Souvent, les fabricants proposeront pour leurs cœurs de gamme deux déclinaison d’un même modèle, une version non-modulaire et une version (semi-) modulaire. Les hauts de gamme se verront directement équipés d’une construction (semi-) modulaire.

Pour les plus bricoleurs et fans de personnalisation, il existe une possibilité qui consiste à acheter des câbles personnalisés, voire même fabriquer ses propres câbles. Cette vidéo pourra vous montrer en quoi cela consiste et comment s’y prendre. Après quelques recherches, nous avons trouvé quelques sites de référence pour l’achat de câbles modulaire ou d’accessoires pour concevoir les siens. Cela n’a aucune utilité et est purement esthétique, mais il faut avouer que le résultat est vraiment propre et agréable à l’œil.

Quelques ressources :
> e22.biz
> PexonPC
> SoloSleeving.com
> Vedayshop.fr

Pour mieux comprendre le fonctionnement d’une alimentation, reportez-vous à nos deux dossiers complets :
> Fonctionnement d’une alimentation (1ère partie)
> Fonctionnement d’une alimentation (2ème partie)

Normes de sécurité, garantie, bundle

Derniers points à vérifier lors de l’achat d’une alimentation : les normes de sécurité, en particulier le respect de certains standards. L’ATX12V en est par exemple à la version 2.52 tandis que la norme EPS12V en est à la version 2.93. Le PFC sera obligatoirement de type actif. Attention également à la présence de différentes protections : contre les surintensités (OCP), contre les surtensions (OVP), contre les courts-circuits (SCP), contre les surcharges (OPP), contre la surchauffe (OTP) ou encore contre les surtensions transitoires (SIP).

Vous pourrez enfin comparer les garanties proposées par les constructeurs (généralement deux à cinq ans), ainsi que le bundle fourni avec l’alimentation (les housses que l’on trouve parfois sont totalement inutiles, par contre les attaches-câbles, vis, amortisseurs en caoutchouc et autres adaptateurs pourront se montrer utiles).

Comment bien placer mon alimentation ?

Il n’y aura pas 50 façons d’installer votre alimentation. Aujourd’hui la quasi-totalité des boitiers propose un emplacement du bloc d’alimentation placé en bas du boitier. Les anciennes tours avaient la fâcheuse tendance de placer ce dernier tout en haut, encombrant plus le boitier et surtout déstabilisant tout l’ensemble avec une forte masse placée en hauteur (comme pour une voiture, plus le centre de gravité est bas, plus l’ensemble est stable). Assez désagréable lors de déplacement. Si le boîtier offre la possibilité, placez le bloc face vers le bas, pour ne pas aspirer l’air ambiant du boîtier, mais pour aspirer au contraire sous ce dernier. Ainsi l’alimentation aspira un air plus frais, et ne rentrera pas en conflit avec la carte graphique notamment. Voir la photo plus haut pour le placement idéal du bloc.

Image 7 : Comparatif d'alimentations pour PC : nos tests de 200 modèles

Sommaire :

  1. Intro, sélection des meilleurs modèles
  2. Guide : ce qu'il faut savoir sur les alimentations
  3. Test de rendements
  4. Test de nuisances sonores
  5. Test de stabilité des tensions
  6. Test de régulation des tensions
  7. Test de réponse transitoire
  8. Test de résilience aux micro-coupures
  9. Performances des autres alimentations