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Comparatif de Radeon RX 480 : 7 cartes testées en profondeur

1 : Intro et sélection des meilleures RX 480 2 : Résultats : performances en jeu 3 : Résultats : conso, bruit, températures 4 : AMD Radeon RX 480 Reference 5 : Asus RX 480 Strix 6 : HIS RX 480 IceQ X² Roaring Turbo 7 : MSI RX 480 Gaming X 8G 8 : Sapphire RX 480 Nitro+ 10 : XFX RX480 GTR Black Edition

Powercolor RX480 Red Devil

Image 1 : Comparatif de Radeon RX 480 : 7 cartes testées en profondeur

Il faut bien l’avouer, nous sommes rarement déçus quand une carte Powercolor passe entre nos mains. Au lieu de se focaliser uniquement sur un aspect, comme c’est le cas de beaucoup de constructeurs, la Red-Devil propose un excellent compromis qui fait honneur au GPU Ellesmere XT. Sans en dire trop : avec la RX480 Strix (OC) d’Asus, c’est l’une des cartes les plus équilibrées de ce comparatif.

Powercolor en donne pour son argent, c’est ce qu’on se dit lorsque l’on ouvre la boîte. La carte en impose, mais se laisse facilement intégrer dans un système gamer et sera la compagne parfaite du joueur exigeant à la recherche d’une carte puissante, silencieuse et qui ne chauffe pas trop.

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Présentation

La carte ne passe pas inaperçue, ce serait bien difficile quand on mesure 29,8 cm de long (de l’équerre PCI à l’extrémité de la coque de refroidissement). La carte n’est par contre pas très large, seulement 10,5 cm (de la fente PCI au sommet de la coque). En raison de cette relative étroitesse, les trois ventilateurs de seulement 75 mm de diamètre ont l’air beaucoup plus gros qu’ils ne le sont en réalité. L’épaisseur de 3,5 cm et le poids de 855 g sont par contre typiques pour une carte dual slot.

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La plaque arrière déborde de 5 mm, une donnée à prendre en compte dans une configuration ITX ou bien lorsque l’on possède un radiateur CPU imposant. La carte fait bonne impression lorsqu’on la prend en main avec sa coque en métal et son look noir laqué rehaussé d’applications rouges.

Les lamelles du radiateur sont malheureusement orientées à l’horizontale, ce qui implique un surcroît de chaleur pour la carte mère et exclut toute dissipation via l’extrémité de la carte. Sur le dessus de la carte, on retrouve le logo Devil sur fond rouge ainsi qu’un connecteur d’alimentation PCIe à 8 broches.

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À l’extrémité de la carte pointent trois caloducs, deux de 8 mm d’épaisseur et un plus modeste de 6 mm. L’équerre PCI comporte les sorties standards à savoir une sortie DVI-D, trois DisplayPort 1.4 et une HDMI 2.0. Le reste de l’équerre est percé de trous d’aération qui n’ont cependant qu’un effet décoratif en raison de l’orientation des ailettes radiateur.

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Composants et alimentation électrique

Image 9 : Comparatif de Radeon RX 480 : 7 cartes testées en profondeurÔtons la plaque arrière et le système de refroidissement pour observer la répartition des composants sur le PCB. Comme la plupart des constructeurs, Powercolor s’inspire du modèle de référence puisqu’il a laissé le GPU du côté gauche. Le PCB est relativement long et les composants sont assez espacés sur le côté droit puisqu’on remarque surtout les étages de conversion de courant. On aurait pu facilement faire plus compact.

Comme sur le design de référence, on retrouve 8 modules de 1 Go de DDR5 Samsung K4G80325FB HC25. Ces modules sont spécifiés pour une température maximale de 85°C et leur fréquence peut monter à 2000 MHz.

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Le GPU est ravitaillé en courant par six phases régies par un contrôleur PWM IR 3567 d’International Rectifier. Sur chaque phase, un driver CHL 8510 commande les MOSFET.

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La transformation du courant proprement dite est assurée sur chaque phase par un MOSFET à canal N 4C10N en high-side et un 4938 en low-side.

Les bobines à noyau ferrite sont recouvertes d’une fine coque. Elles sont de qualité moyenne, car elles engendrent de légères vibrations perceptibles à l’oreille, mais rien de méchant.

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Pour la mémoire, on reste sur du classique et les modules doivent se contenter une seule phase. Le contrôleur PWM est un GStek 9238 qui contrôle les mêmes MOSFET que sur les phases GPU. Seul le circuit LC (qui regroupe bobine et condensateur) de dimension réduite diffère un peu.

Consommation et respect des normes

La consommation de cette carte overclockée n’est pas beaucoup plus importante que celle de la carte de référence. Certes, la carte consomme au repos plus de 20 W, une valeur que l’on ne devrait plus voir de nos jours et qu’on peut mettre sur le compte d’une tension beaucoup trop haute par défaut et de la fréquence relativement élevée de 300 MHz.

En jeu, la carte consomme seulement 162 W – moins que la carte de référence – tandis qu’en test de torture, la consommation baisse même à 161 W. La limite consommation de 160 W est donc respectée à la lettre. Cela dit, la carte est plus rapide que la carte de référence et les phases d’alimentation sont mieux réparties.

Comme sur toutes les cartes, on relève de courts pics qui, s’ils n’entrent pas en compte dans notre mesure finale, indiquent qu’il faudra un bloc d’alimentation de qualité pour satisfaire l’appétit de la carte.

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Les deux graphiques ci-dessous montrent l’évolution de la consommation pendant 2 minutes en jeu et lors du stress test. Nous nous basons sur ces mesures pour établir la consommation moyenne.

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Observons maintenant à l’aide des graphiques ci-dessous l’évolution de l’intensité du courant au niveau des différentes sources d’alimentation.  Comme on le voit, il n’y a sur ce modèle aucune inquiétude à avoir :

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Contrairement à AMD qui avait dû mettre à jour ses pilotes après le lancement de la carte de référence Radeon RX480 pour que la carte ne dépasse plus la norme autorisée au niveau de l’alimentation 12 V de la carte mère, ici, Powercolor a tout bon du premier coup. La carte tire nettement moins que les 5 A maximum spécifiés par norme PCI SIG.

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Système de refroidissement et températures

Le système de refroidissement est assez traditionnel. Powercolor utilise une plaque arrière pour stabiliser la carte et lui donner un aspect plus premium sans pour autant participer activement à la dissipation. Elle possède cependant vers l’extrémité des trous d’aération qui permettent une meilleure circulation de l’air entre face avant et arrière. Le PCB en lui-même est nettement plus court.

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Les convertisseurs de tension sont refroidis par le cadre de montage. Ce cadre maintient aussi en son milieu le bloc de refroidissement GPU en cuivre. Alors que le radiateur est bien fixé au PCB via quatre vis autour du GPU, la plaque arrière l’est beaucoup moins au niveau des VRM avec des vis dont le pas est différent de l’écrou, et qui ne rentrent donc pas dedans. Les ressorts entourant ces vis doivent normalement servir de cales, mais ne sont ici pas en tension. Une hérésie pour notre sensibilité de bricoleur.

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Le système de refroidissement est tout de même stable et bien accroché, mais nous n’avons pas pu laisser la chose en l’état et nous avons remplacé les vis fautives par d’autres du même pas que l’écrou. Une manipulation relativement simple qui bénéficie aux températures comme nous allons le voir.

Le système de refroidissement en lui-même se compose d’un bloc en cuivre pour le GPU dans lequel viennent se fondre trois caloducs en métaux composites, deux d’entre eux de 8 mm de diamètre et le troisième de 6 mm. Ceux-ci, à l’instar du bloc GPU, ne sont pas nickelés. Une partie de la chaleur du GPU est directement évacuée sur le radiateur via la plaque de montage qui assure le contact, le reste est transporté par les trois caloducs vers l’extrémité de la carte.

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Le refroidissement est adéquat : en jeu, la fréquence maximale est uniquement limitée par le Power target (la limite de consommation) et on constate des variations parfois importantes de fréquence. En moyenne, on atteint environ 1200 MHz boîtier fermé. Malgré ces irrégularités, la performance en jeu est bien moins impactée que nous n’aurions imaginé.

On peut donc en conclure qu’une fréquence supérieure n’apporterait pas grand-chose de plus au niveau des performances et que la surconsommation nécessaire pour une pincée de FPS supplémentaire ne vaut pas le coup. Le joueur ne se préoccupant pas uniquement des performances brutes et pour qui l’efficacité énergétique et les nuisances sonores contenues entrent aussi dans la balance au moment du choix final, celui-là saura donc faire la part des choses.

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Considérons maintenant la répartition des températures à la surface du PCB. Avec seulement 65°C boîtier ouvert et fermé, les convertisseurs de tension sont bien refroidis. Le module mémoire le plus chaud se trouve entre le GPU et les VRM, mais la température de 76-77°C n’est absolument pas préoccupante. Le GPU atteint quant à lui 82°C, une température acceptable si on la met en perspective avec les nuisances sonores très contenues.

En remplaçant les deux vis, comme décrit plus haut, la température des VRM baisse de deux degrés. Ce n’est pas énorme, mais c’est un « moins » appréciable, d’autant que ça ne coûte rien.

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En stress test, les VRM ne dépassent toujours pas les 65°C et les températures à la surface des différents composants restent presque identiques à celles relevées en jeu. La consommation reste similaire, la carte fait donc preuve d’une constance assez inhabituelle et qu’il faut saluer.

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Le refroidissement est donc adapté et possède assez de réserves pour supporter un overclocking manuel. Il faudra alors impérativement relever la limite de consommation et adapter le comportement des ventilateurs en conséquence.

Ventilateurs et nuisances sonores

À quelle vitesse doivent tourner les ventilateurs pour obtenir ces températures ? Les deux graphiques suivants montrent que le comportement des ventilateurs suit le même schéma, que ce soit en jeu ou en test de torture :

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Avec un maximum de 2000 tr/min, les ventilateurs sont plutôt discrets. Une courbe un peu plus agressive aurait sûrement permis au GPU de chauffer un peu moins. Les nuisances sonores restent en tout cas très contenues puisqu’on enregistre seulement 36 dB en jeu. On peut donc qualifier la carte de silencieuse.

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L’analyse du spectre sonore révèle un léger ronronnement des roulements à billes (vers 200 Hz) qui couvre un peu la vibration des bobines dans les aigus (entre 6 et 8 kHz), mais qu’on entend toujours clairement.

Verdict

Image 35 : Comparatif de Radeon RX 480 : 7 cartes testées en profondeur

Powercolor RX480 Red Devil

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On aime
  • Silence de fonctionnement
  • Températures très sages
  • Consommation parfaitement maîtrisée
  • Overclocking possible
On n’aime pas
  • Fréquences de base plutôt basses
  • Longue
  • Plaque arrière mal fixée
Verdict :

Malgré son nom, la RX480 Red Devil de Powercolor est une carte bien sage que l’on pourra rendre un peu plus nerveuse via un overclocking manuel. Si on le souhaite. Mieux vaut en tout cas une carte à laquelle on peut donner plus tard un coup de fouet qu’une autre tout feu tout flamme dont il faudra limiter les ardeurs. Par défaut, la carte est donc la candidate dont nous avions rêvé pour la génération Polaris 10. Attrayante sans être tape-à-l’œil, sobre et travailleuse sans risquer le burnout. Le système de refroidissement est adapté, mais il faudra adapter le comportement des ventilateurs en conséquence si on envisage un overclocking. En résumé, une très bonne carte que l’on conseille sans réserve.

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Sommaire :

  1. Intro et sélection des meilleures RX 480
  2. Résultats : performances en jeu
  3. Résultats : conso, bruit, températures
  4. AMD Radeon RX 480 Reference
  5. Asus RX 480 Strix
  6. HIS RX 480 IceQ X² Roaring Turbo
  7. MSI RX 480 Gaming X 8G
  8. Sapphire RX 480 Nitro+
  9. Powercolor RX480 Red Devil
  10. XFX RX480 GTR Black Edition