Accueil » Dossier » Comprendre : le switch réseau (commutateur) » Page 2

Comprendre : le switch réseau (commutateur)

1 : Introduction 3 : Les différents types de switchs 4 : Considérations importantes 5 : Conclusion

Qu’est-ce qui fait un switch ?

Les matériaux utilisés pour la coque des switchs vont du plastique au métal, le premier étant surtout utilisé au niveau les produits entrée de gamme. Cependant, des marques comme Netgear proposent des switchs non administrables avec boitier en métal, comme le GS105, pour moins de 30 euros. Entre sa résistance plus importante et sa capacité à dissiper naturellement la chaleur, le choix est vite fait. 

Image 1 : Comprendre : le switch réseau (commutateur)

Les switchs compacts non administrables tendent à être alimentés par adaptateur secteur avec transformateur intégré. A l’opposé, les switchs grand format comme ceux pouvant être montés en rack ont généralement une alimentation intégrée et ne nécessitent qu’un câble secteur IEC. Comme c’est le cas de tous les appareils électroniques, les switchs génèrent une chaleur qui doit être dissipée. Les modèles compacts se contentent généralement d’un radiateur passif (cf. image ci-dessus), tandis que les modèles grand format ont normalement un ou plusieurs ventilateurs, toujours dans le but d’assurer leur bon fonctionnement et de garantir une longévité satisfaisante.

Les fabricants de chipsets comme Broadcom et Qualcomm fournissent les puces que l’on trouve dans les composants réseaux comme les switchs, routeurs et modems par exemple. C’est à l’aide de ces puces que les switchs savent comment gérer les informations entrantes et sortantes. Le traitement de ces informations dépend du switch utilisé : on distingue les modèles non administrables des produits administrables. La majorité des switchs non administrables emploient un SoC, lequel gère les données au niveau matériel à leur arrivée pour ensuite les diriger. Concrètement, une trame arrive, elle est comparée à la table MAC et enfin redirigée vers le port réseau approprié. Les switchs de niveau supérieur, comme les switchs dits « intelligents », embarquent généralement un processeur intégré au chipset. Ce CPU peut aider à gérer des fonctionnalités supplémentaires : VLAN, QoS et commutation niveau 3.

Une fonctionnalité aussi courante qu’utile est la présence de témoins d’activité. Ces diodes généralement situées au sommet des ports ainsi que sur les côtés s’allument lorsqu’un port détecte une connexion active entre deux produits. Dans la majorité des cas, un unique témoin lumineux représente une liaison 10/100 Mbps tandis que deux témoins signalent une connexion 1 Gbps. Ceci est particulièrement utile pour le dépannage : bien que les diodes allumées ne garantissent pas une liaison fiable, elles ont le mérite d’indiquer si deux appareils sont bien reliés entre eux ainsi que le bon fonctionnement du port.

Au-delà des aspects physiques, les switchs se distinguent également par les fonctionnalités qu’ils proposent : certains modèles savent par exemple gérer les très grosses trames, le duplex, les tables MAC étendues ou encore l’Auto-MDIX / MDI.

Les très grosses trames (Jumbo frames) sont des trames qui contiennent plus de 1500 bytes. La taille maximale admise (Maximum Transfer Unit) est généralement de 9000 bytes. La prise en charge de ces dernières peut s’avérer utile parce qu’elles peuvent diminuer les besoins en bande passante : le processeur du switch ne traite qu’une très grosse trame au lieu d’en gérer une multitude de taille réduite.

Les communications duplex se divisent en deux catégories : half-duplex ou full-duplex. A notre époque, la plupart des équipements récents fonctionnent en full-duplex, ce qui est extrêmement important : un appareil capable de communiquer en full-duplex peut simultanément émettre et recevoir des données. En half-duplex, un appareil envoie une trame et tous les autres appareils seront en attente de cette trame, ce qui peut entrainer une baisse significative des performances sur les réseaux (collision de données).

Image 3 : Comprendre : le switch réseau (commutateur)

Les tables MAC étendues constituent un sujet plus important pour les entreprises que les particuliers : dans un environnement professionnel, un switch doit avoir la capacité de gérer une table MAC étendue sachant qu’il y a très probablement des centaines d’appareils connectés à gérer. L’échelle est bien entendu radicalement différente au sein d’un foyer, mais cette fonctionnalité reste bonne à prendre pour éviter les problèmes qui pourraient découler d’une table MAC saturée. Dans ce cas de figure, le switch n’est plus capable de diriger correctement les données, ce qui dégrade considérablement les performances.

La gestion de l’Auto-MDIX/MDI, laquelle devient de plus en plus courante, est une fonctionnalité très appréciable. Sans elle, les appareils ayant des connexions MDI (Media Independant Interface) ou MDIX (Media Independant Crossover) des deux côtés, comme c’est le cas des connections switch vers switch ou ordinateur vers ordinateur, nécessiteraient un câble croisé plutôt qu’un câble droit. L’auto Auto-MDIX/MDI permet aux appareils d’être reliés entre eux avec les deux types de câbles, cette fonctionnalité état capable de détecter automatiquement la connexion et de la configurer en conséquence. On apprécie d’autant plus cette fonctionnalité lorsqu’il s’agit de relier une multitude de câbles visuellement identiques.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Qu’est-ce qui fait un switch ?
  3. Les différents types de switchs
  4. Considérations importantes
  5. Conclusion