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Core i5 et i3 mobile : enfin la fin des Core 2 Duo ?

1 : Introduction 2 : La gamme Arrandale : il y en a pour (presque) tout le monde 4 : Nouveaux chipsets mobiles 5 : Un portable Calpella : l’Asus K42F 6 : Configuration de test et benchmarks 7 : Résultats : tests synthétiques 8 : Résultats : jeux et 3DMark Vantage 9 : Résultats : conversion audio/vidéo 10 : Résultats : bureautique et 3D 11 : Consommation 12 : MobileMark 2007 13 : Conclusion

Cœur graphique intégré au package

L’Arrandale comparé au Clarkdale

Nous avons déjà examiné en détails le circuit graphique « Intel HD Graphics » intégré aux processeurs Clarkdale (et donc Arrandale) dans le cadre d’un précédent article (en anglais). En gros, il s’agit plus ou moins d’un X4500HD boosté, bien adapté au home cinéma, aux jeux flash en ligne et à la 2D, mais moins à la 3D. Il n’a donc pas la prétention de se mesurer à une véritable carte graphique, mais il reste nettement meilleur que tous les circuits graphiques intégrés précédemment commercialisés par Intel.

Ceci étant dit, et bien que le circuit graphique soit identique que l’on parle de processeurs mobiles ou de bureau, les processeurs Arrandale gèrent mieux la répartition entre performances et consommation que les Clarkdale. Vous connaissez déjà tous la technologie Turbo Boost, qui permet de profiter de la marge de dissipation thermique dégagée par l’inutilisation d’un ou plusieurs cœurs pour augmenter la fréquence de ceux restant activés.

Image 1 : Core i5 et i3 mobile : enfin la fin des Core 2 Duo ?

Sur les processeurs mobiles d’Intel, le Turbo Boost prend la forme d’une technologie nommée « fréquençage dynamique », qui augmente la fréquence du GPU lorsque la charge graphique est plus élevée. Le processeur dans son ensemble (CPU 32 nm + GPU/contrôleur mémoire/contrôleur PCIe 45 nm) reste soumis à un TPD maximal, mais ses deux composants sont capables de se partager cette enveloppe thermique en fonction de l’utilisation.

Dans le cas des modèles dual-core à tension standard et à TDP de 35 watts, par exemple, le die du CPU (celui qui est gravé en 32 nm) est en fait prévu pour consommer environ 25 watts tandis que le northbridge intégré (le die gravé en 45 nm) est censé consommer 12,5 watts ; l’essentiel étant que l’ensemble n’aille jamais au-delà d’une consommation totale de 35 watts. Dans les limites de ce « budget », beaucoup de choses sont possibles. Le CPU le plus rapide de la gamme examinée aujourd’hui (le Core i7-620M) fonctionne normalement à une fréquence de 2,66 GHz et peut monter jusqu’à 3,33 GHz lorsqu’un seul cœur est actif. Toutefois, si une tâche se met soudainement à solliciter plus intensément le GPU, le système permet d’accélérer ce dernier, qui peut ainsi voir sa fréquence passer de 500 à 766 MHz et sa consommation grimper à 20 watts. Ce qui laisse donc 15 watts au CPU, qui doit par conséquent ralentir. L’inverse est tout aussi possible : dans certains cas « extrêmes », qu’Intel définit comme « les occasions où le package chauffe peu et peut donc outrepasser ses limites de consommation », le die processeur peut consommer jusqu’à 29 watts, ce qui laisse 6 watts au deuxième die.

Les processeurs basse tension (qui ont un TDP de 25 watts) doivent respecter des limites thermiques encore plus strictes, raison pour laquelle leurs fréquence va de 2,13 à 2,93 GHz (grâce au Turbo Boost) et de 266 à 566 MHz pour la partie graphique. Normalement, le die processeur utilise 18 watts maximum et le cœur graphique 9,5 watts maximum, mais Intel a prévu certaines exceptions pour les cas extrêmes, où l’on peut assister à un partage entre les deux composants de type 21/4 watts ou, à l’inverse, un équilibrage à 12/13 watts.

On le voit, ces nouveaux processeurs sont suffisamment intelligents pour gérer la consommation de deux dies dans un même package tout en respectant une limite de consommation donnée. Dans l’ensemble, la fonction de fréquence dynamique est donc particulièrement bien conçue, et bien que l’on puisse regretter son absence au sein des Clarkdale, il faut se rappeler qu’Intel fait déjà fonctionner le cœur graphique de ses processeurs de bureau à 900 MHz pour le Core i5-661 et 733/533 MHz pour les autres.

Un cœur graphique désactivable

Le mode hybride est pris en charge par le circuit graphique de tous les processeurs Arrandale et par tous les chipsets de la série 50. Pour rappel, ce mode hybride offre la possibilité de passer du cœur graphique intégré à une carte graphique séparée sans devoir redémarrer l’ordinateur.

Lors de notre dernier article sur la plateforme Calpella, nous avions trouvé que le mode hybride prendrait tout son sens lorsque les processeurs Arrandale seraient disponibles, étant donné que le cœur graphique y serait intégré de série, surtout dans la mesure où il y aura sans le moindre doute des fabricants d’ordinateurs portables qui assortiront ces processeurs milieu de gamme à des cartes graphiques séparées afin de cibler une certaine catégorie de joueurs. Par conséquent, si le mode hybride, pourtant pris en charge techniquement depuis la plateforme Montevina, n’a encore connu qu’une adoption confidentielle, il y a maintenant de fortes chances pour que la situation évolue.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. La gamme Arrandale : il y en a pour (presque) tout le monde
  3. Cœur graphique intégré au package
  4. Nouveaux chipsets mobiles
  5. Un portable Calpella : l’Asus K42F
  6. Configuration de test et benchmarks
  7. Résultats : tests synthétiques
  8. Résultats : jeux et 3DMark Vantage
  9. Résultats : conversion audio/vidéo
  10. Résultats : bureautique et 3D
  11. Consommation
  12. MobileMark 2007
  13. Conclusion