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Core i7 + 3 GeForce GTX 280 / 2 Radeon HD 4870X2 = l’extase ?

1 : Introduction 2 : NVIDIA fait sa révolution 3 : L'art de ranger ses slots PCI-Express 5 : Des configurations de rêve 6 : World in Conflict 7 : Supreme Commander 8 : Crysis 64 bits 9 : Crysis Warhead 10 : Company of Heroes 11 : Unreal Tournament 3 12 : Far Cry 2 13 : 3DMark Vantage 14 : Récapitulatif des performances 15 : Conclusion

Pilotes et soucis rencontrés

Le chipset Intel X58 nous donne une opportunité jamais vue auparavant de réaliser des comparaisons directes entre CrossFireX et SLi. Nous étions par conséquent très impatients de tester cela, et nous imaginions déjà passer d’une configuration à une autre, du monde du caméléon à celui d’AMD en échangeant simplement les cartes, et désinstallant/réinstallant les pilotes. Malheureusement, nous avions idéalisé un peu trop la situation.

Image 1 : Core i7 + 3 GeForce GTX 280 / 2 Radeon HD 4870X2 = l'extase ?

La première chose à avoir en tête lorsque l’on manipule un grand nombre de composants dernier cri, c’est qu’ils dégagent une étonnante quantité de chaleur – suffisamment pour qu’il devienne nécessaire de laisser les machines reposer quelques minutes avant d’y remettre la main, histoire d’éviter les brûlures.

Le problème ne se pose pas avec une seule Radeon HD4870 ou Geforce GTX 280 : le ventilateur intégré et thermorégulé gère la situation, même sous une application exigeante en 3D. De même pour une Radeon HD 4870 X2, ou même pour deux Geforce GTX 280 en SLi, le connecteur SLi rigide garantissant qu’il y ait l’espace de deux slots entre les deux cartes. Mais lorsque l’on monte au Tri-SLi, avec les trois cartes coincées les unes contre les autres, ou au Quad CorossFireX, avec deux Radeon HD4870 X2 collées l’une à l’autre, les températures s’envolent rapidement hors de contrôle et génèrent des problèmes de stabilité. La solution que nous avons trouvée est de passer par RivaTuner ou les pilotes Catalyst 8.10 pour régler manuellement la vitesse des ventilateurs. La contre-partie est une hausse malheureuse du bruit. Mais c’est le prix à payer pour jouer.

Noyé sous les pilotes

Ensuite, il y a les problèmes des pilotes et des jeux récents. À en croire AMD, si nous avions eu accès à une plateforme Core i7-X58 dès juillet, nous aurions pu utiliser nos Radeon HD 4800 en CrossFireX sans souci. Le support de la plateforme était déjà là, fin prêt. Pourtant, durant les deux dernières semaines, nous avons reçu pas moins de trois mises à jour officielles visant à améliorer les performances. AMD nous assure qu’il ne s’agit pas de mises à jour frénétiques pour corriger des bugs dans le support de la plateforme Core i7, mais nous avons tout de même dû tester et re-tester frénétiquement pour faire face à l’afflux constant de pilotes « plus rapides » optimisés pour quelques jeux dont les performances n’étaient pas aussi bonnes que ce que AMD espérait.

Image 2 : Core i7 + 3 GeForce GTX 280 / 2 Radeon HD 4870X2 = l'extase ?

Côté NVIDIA, la situation fut nettement plus confortable. Mais là aussi le planning de sortie des pilotes est un peu à la traîne. D’abord, la société a publié une version bêta de ses pilotes Geforce 180.42, qui apportait le support du SLi sur X58. À ce jour, ces pilotes ne comprennent pas toutes les fonctionnalités qui seront incluses dans la version finale des Geforce 180, comme le SLi multimoniteur ou la possibilité de dédier un GPU aux seuls calculs PhysX. Ces fonctionnalités devraient être disponibles le 17 novembre pour le lancement commercial du Core i7.

Gardez cet état d’inachevé en tête lorsque vous regarderez les benchmarks. Dans un certain nombre de cas, il manque clairement quelque chose ; nous prendrons soin de souligner les résultats les plus étranges.

Intel douche les espoirs

Au précédent IDF, Intel a réuni de petits groupes de journalistes et partenaires pour leur montrer des résultats préliminaires des tests du Core i7, ainsi que pour présenter le planning du lancement. Nous savions alors que le plus rapide serait cadencé à 3,2 GHz. Nous savions aussi que la propre carte mère d’Intel, la DX58SO offrirait un support bancal de la mémoire triple canal, sur quatre slots seulement (ce dont les représentants de la marque ne sont pas spécialement satisfaits, comme nous). Et nous avions déjà une bonne idée des points forts et des points faibles de l’architecture.

Le problème voyez-vous, est que l’architecture Core 2 emploie un large cache de niveau 2 partagé – les Penryn dual core haut de gamme comprennent deux coeurs qui accèdent ainsi dynamiquement à 6 Mo de mémoire très rapide. Le Core i7 donne au contraire à chacun de ses quatre coeurs 256 ko de cache de niveau 2, et un cache de niveau 3 beaucoup plus gros (et plus lent) de 8 Mo, partagé entre les coeurs. La conséquence de cette nouvelle architecture de cache (et de la réintroduction de l’HyperThreading) est que le Core i7 dévore les tâches d’encodage à une vitesse encore jamais vue. Mais ces améliorations n’ont pas le même effet sur les jeux. Intel nous avait avertis de cela à l’IDF, nous disant qu’il ne fallait pas en attendre trop de Nehalem, les gains de vitesse dans les jeux étant principalement dus à la fonction Turbo Boost d’overclocking automatique.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. NVIDIA fait sa révolution
  3. L'art de ranger ses slots PCI-Express
  4. Pilotes et soucis rencontrés
  5. Des configurations de rêve
  6. World in Conflict
  7. Supreme Commander
  8. Crysis 64 bits
  9. Crysis Warhead
  10. Company of Heroes
  11. Unreal Tournament 3
  12. Far Cry 2
  13. 3DMark Vantage
  14. Récapitulatif des performances
  15. Conclusion