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Des transistors en nanotube de carbone d’ici 2020, selon IBM

Image 1 : Des transistors en nanotube de carbone d'ici 2020, selon IBMUne représentation d’un nanotube de carbone

Un article paru sur le site Technology Review de MIT a fait savoir qu’IBM estimait que les transistors en nanotubes de carbone seraient commercialement viable d’ici 2020. C’est une annonce intéressante qui montre que la firme travaille toujours sur ce genre de gros projets, malgré les rumeurs selon lesquels il vendrait ses semiconducteurs à Globalfoundries et les bruits selon lesquels ses employés migreraient vers d’autres compagnies (cf. « Apple, ARM et Qualcomm recrutent chez IBM »).

Les nanotubes de carbone sont un des grands paris sur l’avenir

Big Blue est connu pour ses recherches sur les nanotubes de carbone qui sont principalement des feuilles de graphène roulées en tube. Ils ont donc des propriétés électriques et industrielles fascinantes qui permettent d’envisager des performances nettement supérieures aux transistors actuels et une plus grande miniaturisation des composants. IBM a commencé à travailler sur une mémoire, la Racetrack utilisant ce type de fil et 2012 fut une année importante puisqu’il a montré le premier transistor de 9 nm en nanotube de carbone et le premier wafer en contenant 10 000.

La date de 2020 n’est pas anodine. Selon les roadmaps, elle devrait accueillir le 5 nm et les chercheurs ont peur que le silicium montre ses limites. Il est important de ne pas écarter ce matériau trop vite, mais aujourd’hui, les nanotubes de carbone sont une alternative intéressante.

L’avenir d’IBM est beaucoup plus incertain

La question est néanmoins de savoir si IBM sera toujours à la tête du projet en 2020. La firme passe par une crise financière et existentielle. Son chiffre d’affaires est historiquement bas et il abandonne des domaines qui représentaient auparavant le coeur de son activité (cf. « Lenovo rachète les serveurs x86 d’IBM pour 2,3 milliards de dollars »).

Les rumeurs sur le rachat de la division semiconducteurs d’IBM par Globalfoundries sont toujours bien présentes et il est difficile de dire si la firme pourra continuer ce genre de projet couteux jusqu’en 2020. Il faut tout de même souligner que IBM et Globalfoundries sont membres du Fab Club, un consortium d’industriels unis contre Intel et que même s’il vend ses usines, il devrait en principe rester membre de ce groupe et continuer à contribuer aux projets de recherche et développement.