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Deux supertreillis pour remplacer la NAND

Image 1 : Deux supertreillis pour remplacer la NANDDeux nouveaux supertreillis (de l’anglais superlattice) développés par des chercheurs américains pourraient faciliter la création de RRAM, une nouvelle mémoire qui est censée remplacer la mémoire Flash une fois que sa finesse de gravure n’augmentera plus.

Nouveaux matériaux

Un supertreillis est un treillis (un ensemble partiellement ordonné) composé de deux couches ou plus de matériaux différents chacune ayant une épaisseur de quelques nanomètres. L’ensemble a des propriétés semi-conductrices différentes de celles des matériaux pris séparément.

Les scientifiques de L’Université des sciences et technologies du Missouri affirment qu’il est possible de concevoir des puces RRAM plus rapides, plus petites et consommant moins d’énergie un utilisant l’un des deux supertreillis développés. Le premier est composé de couches intégrant différents mélanges de ferrite de zinc tandis que l’autre dispose de différents mélanges de magnétite. Les deux ont une résistance qui peut être rapidement modifiée en fonction de la tension traversant ces semiconducteurs. Il est même possible d’avoir des états de résistance intermédiaires permettant ainsi de stocker plus d’un bit par cellule.

Nouvelle mémoire

Les RRAM (Resistive random-access memory) sont des mémoires non volatiles qui sont étudiées par de grands acteurs du marché, comme HP, Fujitsu, Sharp ou une filiale d’AMD, Adesto, mais aussi Samsung, Hynix, Elpida et Micron. Son fonctionnement est proche de celui de la PRAM. Le système analyse la résistance du matériau diélectrique pour déterminer si une cellule contient un 1 ou un 0. Ces mémoires sont prometteuses, car si certains craignent que la mémoire Flash n’arrive pas à dépasser les 22 nm, les RRAM ont en principe une marge beaucoup plus importante. Les derniers prototypes montrent des cellules de RRAM pouvant changer d’état en 10 ns et demandant un courant de moins de 30 µA. C’est plus rapide que la PRAM ou la MRAM, pour une consommation moins importante.

Les laboratoires menant ces recherches ont reçu une subvention de 700 000 $ (env. 500 000 €) du département américain de l’énergie et les résultats ont été publiés le 7 janvier dernier dans la revue Journal of the American Chemical Society.