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Ecolabels : quels repères pour guider l’achat informatique ?

1 : Introduction 2 : Trois types, trois niveaux de pertinence 3 : L’éco-conception, comme point de départ 5 : La pétaudière des écolabels (suite) 6 : Des étiquettes propres aux constructeurs 7 : Le cas Greenpeace 8 : Quelques liens pour en savoir plus

La pétaudière des écolabels

Si l’éco-conception symbolise la partie cachée de l’iceberg, les écolabels illustrent une attitude volontaire d’un constructeur de montrer son engagement. Tout en gardant à l’esprit les différents types d’étiquettes vertes et leur pertinence (qu’elles soient de type I, II, ou III – voir la partie précédente). Mais, encore une fois, leur multiplicité et leur périmètre d’action plongent le consommateur dans le flou le plus trouble.

Certains labels qualifient la chaîne de bout en bout – on les appelle écolabels globaux -, c’est-à-dire qu’ils couvrent l’ensemble du cycle de vie du matériel informatique, de l’éco-conception au recyclage. D’autres adressent la problématique de la consommation d’énergie et enfin d’autres encore couvrent l’ensemble du spectre environnemental, mais peuvent également s’appliquer à l’informatique.

Image 1 : Ecolabels : quels repères pour guider l'achat informatique ?Les officiels en France : NF Environnement et Eco-label européen
En France, ces deux labels, NF Environnement et l’Eco-label européen, tous deux de type I, sont les deux seuls à être officiels. Ils sont tous deux validés et certifiés par l’organisme de normalisation français Afnor.

NF Environnement, visé également par le ministère de l’Ecologie et du développement durable, s’il prend en compte nombre de produits non-informatiques, couvre les cartouches d’encre des imprimantes. Il s’intéresse aux produits dont l’impact environnemental est réduit. De son côté, l’Ecolabel européen s’appuie sur des critères d’éco-conception, de consommation d’énergie et de mode veille, de recyclage et bien sûr sur le taux de substances toxiques (celles répertoriées dans la directive RoHS) contenu dans le produit. Il adresse les ordinateurs portables et les ordinateurs de bureau. Il fournit une importante base de données en ligne.

Les Ecolabels dits globaux

  • Epeat (Type II) : Certainement le label le plus complet à ce jour. Epeat (outil d’évaluation environnementale des produits électroniques – créé aux Etats-Unis par le Green Electronic Concil) est un outil qui permet aux entreprises d’évaluer et de comparer des matériels informatiques en fonction de leurs caractéristiques écologiques. Epeat s’appuie sur 51 critères (dont 23 obligatoires) pour opérer son classement. Puis répertorie les produits selon trois niveaux (Gold, Silver, Bronze) en se basant sur le nombre de critère ayant passé brillament les tests. Gold étant le niveau le plus élévé signifiant que les 23 critères obligatoires ont été passés avec succès, plus 75% des critères optionnels. Dans ses critères, Epeat inclut notamment les spécifications EnergyStar, qui sont aussi très utilisées en France.
  • Blue Angel (Type I) : Appliqué dans 20 pays européens dont la France, Blue Angel représente la plus vieille certification environnementale en Europe. Né en Allemagne en 1977, Blue Angel ne s’adresse pas uniquement au matériel informatique. Elle contrôle un cycle de vie du matériel très complet : éco-conception, la diminution des polluants, la réduction de la consommation d’énergie, des émissions de bruit et le recyclage.
  • TCO (Type I) : Un label suédois né en 1995. A ses débuts, il était spécifique aux écrans d’ordinateurs. Il couvre désormais, les ordinateurs de bureaux, les portables, les téléphones mobiles et les imprimantes. Ces critères passent au crible la réduction d’énergie, l’ergonomie du matériel et l’émission de champs éléctromagnétiques.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Trois types, trois niveaux de pertinence
  3. L’éco-conception, comme point de départ
  4. La pétaudière des écolabels
  5. La pétaudière des écolabels (suite)
  6. Des étiquettes propres aux constructeurs
  7. Le cas Greenpeace
  8. Quelques liens pour en savoir plus