En 2020, le Bitcoin consommera autant d’énergie que le Danemark

Des établissements financiers voient dans le Bitcoin une monnaie d’avenir. Un avenir qui pourrait se révéler dangereux pour le climat car fabriquer des Bitcoin consomme beaucoup trop d’énergie : 350 MW aujourd’hui et peut-être 15 000 MW dans quatre ans.

Evolution de la puissance de calcul des ASIC (source : Sebastiaan Deetman)

Prédire l’avenir est un sport risqué, mais ces prédictions-ci sont étayées par des calculs solides. Sebastiaan Deetman, leur auteur, a tout d’abord retracé l’évolution de la puissance de calcul des ASIC spécialisés dans le minage des Bitcoin depuis trois ans. La tendance montre qu’en 2020 ces ASIC auront une efficacité environ trois fois supérieure à celle d’aujourd’hui.

Mon royaume pour un Bitcoin

Toutefois ce n’est qu’une partie du problème, car le Bitcoin est ainsi fait : plus la puissance de calcul du réseau augmente, plus la complexité des calculs est renforcée. Il faut aussi prendre en compte la volatilité du cours du Bitcoin, qui décide de la rentabilité des centres de calculs et donc de la vitesse d’expansion du réseau.

Deetman a dessiné deux scénarios. Le plus optimiste suppose la meilleure efficacité et une croissance du réseau lente. Il aboutit à une consommation de « seulement » 417 MW en janvier 2020. Dans le scénario pessimiste, le réseau Bitcoin engloutirait plus de 14 000 MW d’ici 2020, soit autant qu’un pays comme le Danemark. Une autre possibilité n’a pas été envisagée dans ces calculs : celle d’une refonte de l’architecture du Bitcoin pour ralentir les besoins en puissance.

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