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Faut-il faire ses copies de sauvegarde sur Blu-ray ?

1 : Introduction 2 : Anatomie d’un disque Blu-ray 3 : Endurance du support et sûreté des données 5 : Samsung SE-204S et Samsung SE-506AB 6 : Configuration de test 7 : Débits observés 8 : Conclusion

Utilisations : films HD et sauvegardes

La capacité de stockage et le débit du Blu-ray n’ont rien d’arbitraire : au contraire, le successeur du DVD a fait l’objet d’un développement stratégique de la part de la Blu-ray Disc Association (BDA). Le mot magique est « Haute définition » : le Blu-ray est en effet conçu pour stocker les films en HD, à une définition pouvant atteindre 1920 x 1080, contrairement au DVD, qui ne gère que la SD (720 x 480 au maximum). Il existe également une différence de taille au niveau des normes de compression : alors que le DVD ne gère que le MPEG-2, le Blu-ray accepte trois normes : MPEG-2 Part 2, H.264/MPEG-4 AVEC et VC-1. L’éditeur du film est libre de choisir le format qu’il préfère ; en règle générale, il opèrera son choix en fonction d’une série de critères tels que la longueur du film et les coûts de licence.

Image 1 : Faut-il faire ses copies de sauvegarde sur Blu-ray ?

Même chose en ce qui concerne l’audio : le Blu-ray prend en charge trois formats différents, à savoir Dolby Digital (AC-3), DTS et Linear PCM (LPCM). Ces trois premiers doivent obligatoirement être gérés par tous les lecteurs Blu-ray, mais il en existe d’autres, optionnels : Dolby Digital Plus, DTS-HD High Resolution Audio et certains formats sans perte comme le Dolby TrueHD et le DTS-HD Master Audio.

Au final, un film sur Blu-ray peut engendrer les débits suivants : bitrate brut 54 Mbit/s, audio et vidéo combinés 48 Mbit/s, vidéo seule 40 Mbit/s.

Image 2 : Faut-il faire ses copies de sauvegarde sur Blu-ray ?

Cela aura pris un certain temps, mais il semblerait que les films et les lecteurs Blu-ray aient enfin commencé à capter une part importante du marché : selon Blu-RayStats.com, les disques Blu-ray représenteraient actuellement un quart des ventes de films et ce chiffre serait en rapide augmentation. Selon un rapport de la firme Global Industry Analysts, Inc., le marché mondial du disque Blu-ray devrait atteindre 6,6 milliards d’unités en 2017.

Voilà pour la petite histoire. Pour cet article, nous tenons toutefois à nous focaliser sur une autre utilisation des disques Blu-ray : leur usage en tant que supports de stockages. Comme nous l’avons mentionné précédemment, nous souhaitons voir si la « galette bleue » convient, oui ou non, à la sauvegarde de données et si ses performances en écriture sont réellement plus élevées que celles du DVD. Nous avons par conséquent procédé à une série de tests à l’aide de deux graveurs : le Samsung SE-204S, un modèle externe, pour les DVD, et le Samsung SE-506AB, un modèle « slim-line » pour les Blu-ray.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Anatomie d’un disque Blu-ray
  3. Endurance du support et sûreté des données
  4. Utilisations : films HD et sauvegardes
  5. Samsung SE-204S et Samsung SE-506AB
  6. Configuration de test
  7. Débits observés
  8. Conclusion