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G-SYNC : LA solution que les joueurs attendaient ?

1 : Introduction 2 : 3D LightBoost, mémoire embarquée, standards et 4K 4 : Prérequis matériel et configuration du test 5 : G-SYNC contre V-sync 6 : G-SYNC contre V-sync désactivée 7 : Compatibilité : très satisfaisante la plupart du temps 8 : Conclusion

Dalles 60 Hz, SLI, Surround et disponibilité

La technologie est-elle réservée aux dalles les plus réactives ?

On remarque que le premier moniteur accueillant G-SYNC après modification disposait déjà d’une fréquence de rafraîchissement très élevée (laquelle dépasse largement la plage optimale pour la technologie de NVIDIA) ainsi qu’une définition de 1920×1080. L’écran d’Asus a cependant ses propres limites, comme par exemple une dalle TN 6 bits. Nous voulions donc savoir si NVIDIA prévoyait de limiter G-SYNC aux moniteurs les plus réactifs, ou bien si l’on pourrait également voir cette technologie sur des modèles 60 Hz plus courants. Par ailleurs, nous souhaitons pouvoir accéder à des moniteurs en 2560×1440 le plus rapidement possible.

NVIDIA a de nouveau insisté sur le fait que G-SYNC donne le meilleur de lui-même lorsque la carte graphique débite entre 30 et 60 ips. En conséquence, la technologie peut réellement bénéficier aux moniteurs 60 Hz équipés a posteriori d’un module G-SYNC.

Pourquoi donc commencer avec un moniteur 144 Hz ? Il semble que bon nombres de marques veulent activer la fonctionnalité qui limite le flou de mouvement (3D LightBoost), laquelle nécessite des fréquences de rafraîchissement élevées. Mais pour tous ceux qui sont prêts à faire sans cette fonctionnalité (pourquoi pas, d’autant plus qu’elle est de toute manière incompatible avec G-SYNC pour le moment), il est théoriquement possible d’obtenir un moniteur avec G-SYNC pour un coût nettement inférieur.

Pour ce qui est de la définition, le premier moniteur 2560×1440 pixels G-SYNC a été annoncé la semaine dernière : il s’agit de l’Asus ROG SWIFT PG278Q, lequel est prévu pour le début du deuxième trimestre. Notons qu’il s’agit d’une dalle TN « 120+ Hz ».

SLI et G-SYNC sont-ils compatibles ?

La foire aux questions de NVIDIA précise clairement que G-SYNC et SLI sont compatibles, une bonne nouvelle quand on pense aux futurs moniteurs 1440p orientés vers le jeu. La carte graphique reliée au moniteur est alors celle qui gère la technologie de rafraîchissement variable.

Ce point mérite toutefois quelques explications supplémentaires. Nous avons longuement discuté avec AMD au sujet du Frame Pacing (technologie permettant de corriger le problème de micro-saccades) que la firme de Sunnyvale a implémenté dans ses Catalyst. NVIDIA traite le problème différemment, par le biais d’un circuit logique au sein de l’architecture Kepler. Quoi qu’il en soit, cette même technologie qui permet d’afficher les images à un rythme régulier sans V-sync en SLI est nécessaire pour que G-SYNC puisse fonctionner correctement. Aucune tâche supplémentaire n’est nécessaire : les images sont affichées depuis le GPU « maître », lequel gère également G-SYNC.

Quelles sont les conditions nécessaires pour bénéficier de G-SYNC en Surround ?

L’idée d’associer plusieurs cartes graphiques pour jouer sur un moniteur 1080p n’a pas vraiment d’intérêt : même une carte milieu de gamme basée sur Kepler devrait parvenir à un débit d’image suffisant pour l’immense majorité des jeux avec cette définition. Par ailleurs, il est actuellement impossible d’utiliser un SLI composé de deux cartes graphiques avec trois moniteurs G-SYNC en Surround.

Ceci est une limitation inhérente à la connectique des cartes NVIDIA, laquelle inclut généralement deux ports DVI, un HDMI et un DisplayPort. G-SYNC nécessite du DisplayPort 1.2 sachant qu’un adaptateur ou un répartiteur DisplayPort MST ne permettent pas de contourner le problème. La seule manière d’accéder au Surround consiste donc à utiliser trois cartes graphiques, chacune reliée à son propre moniteur. Cependant, il nous semble que les partenaires de NVIDIA sont susceptibles de commercialiser à moyen terme des GeForce « G-SYNC Edition » mieux équipées en connectique DisplayPort.

G-SYNC et Triple Buffering

L’activation du triple-buffering est-elle nécessaire pour avoir un rendu aussi fluide que possible avec G-SYNC, de manière comparable à ce que l’on fait avec la V-sync ? La réponse est négative : G-SYNC n’a pas besoin du triple-buffering parce que le circuit de rendu n’est jamais encombré. Au contraire, l’association des deux est même contre-productive puisque l’on crée ainsi une latence supplémentaire sans gain de performances. Malheureusement, le triple-buffering est souvent paramétré par les jeux eux-mêmes sans que l’on ait la possibilité de le désactiver manuellement.

Qu’en est-il des jeux qui réagissent mal à l’absence de V-sync ?

Des titres comme Skyrim, lequel fait partie de notre suite de tests, sont conçus pour être joués avec V-sync sur une dalle 60 Hz (malgré le fait que certains parmi nous s’arrachent les cheveux face à l’input lag ainsi engendré). Pour tester ces jeux, il faut donc modifier quelques fichiers .ini. Comment G-SYNC se comporte avec des jeux basés sur les moteurs Gamebryo ou Creation, lesquels sont sensibles à la V-sync ? La fréquence est-elle plafonnée à 60 Hz ?

Etant donné qu’il s’agit d’une caractéristique du jeu, G-SYNC ne la change pas, tout comme le fait de jouer sur un moniteur 120 ou 144 Hz avec V-sync n’a pas d’influence. Toutefois, NVIDIA affirme que sa technologie devrait bien cohabiter avec des jeux comme Skyrim sous réserve qu’ils soient limités au débit d’images attendu par leur moteur. Dans ce genre de cas, il convient de définir une fréquence de 60 Hz puis d’activer G-SYNC afin que la fonctionnalité se conforme au débit d’images maximal adéquat.

Quelle est la disponibilité et le prix de G-SYNC ?

A ce stade, NVIDIA s’attend à ce que ses partenaires commencent à commercialiser les premiers moniteurs G-SYNC au cours du premier trimestre 2014. A en croire la firme au caméléon, le prix sera moins problématique que ce à quoi l’on s’attendait compte tenu du fait que le module G-SYNC remplace le scaler du moniteur. Si l’on envisage les choses de manière strictement rationnelle, le delta entre ces deux composants devrait donc correspondre à l’écart tarifaire.

Mieux vaut avoir une souris rapide

Enfin, NVIDIA attire notre attention sur le fait qu’une souris rapide est vivement conseillée pour une configuration avec G-SYNC. Une fréquence d’échantillonage du positionnement de la souris (polling rate) à 1000 Hz permet de s’assurer que le périphérique n’influe pas négativement sur les temps de réaction.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. 3D LightBoost, mémoire embarquée, standards et 4K
  3. Dalles 60 Hz, SLI, Surround et disponibilité
  4. Prérequis matériel et configuration du test
  5. G-SYNC contre V-sync
  6. G-SYNC contre V-sync désactivée
  7. Compatibilité : très satisfaisante la plupart du temps
  8. Conclusion