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Google conçoit un ordinateur à la mémoire presque humaine

Image 1 : Google conçoit un ordinateur à la mémoire presque humaineLe système neuronal par excellence

DeepMind, une startup que Google a rachetée pour 400 millions de dollars (320,56 millions d’euros), a conçu une machine qui imite la mémoire à court terme du cerveau humain. Il s’agit d’une sorte de réseau neuronal capable de fonctionner avec une mémoire externe. Le principe est que le stockage de données lui permet d’apprendre. Concrètement, cela signifie qu’il peut retrouver une donnée et exécuter des tâches qu’il ne réalisait pas avant. Cela a fait l’objet d’un papier publié le mois dernier et les scientifiques ont nommé leur machine Neural Turing Machine ou la machine neuronal de Turing.

Une mémoire plus complexe

Les réseaux neuronaux sont aujourd’hui courants dans le monde de la recherche (cf. « Le cerveau d’une souris simulé par un BlueGene/L d’IBM »). Il s’agit d’une série de puces censée reproduire les neurones humains et qui sont utilisées dans le monde de l’intelligence artificielle. L’originalité de Neural Turing Machine est de pouvoir stocker des informations dans sa mémoire de façon similaire à une mémoire humaine. Au lieu de simplement stocker un chiffre ou une donnée très simple, comme les ordinateurs d’aujourd’hui, il peut garder en mémoire des variables plus complexes, comme le nom d’une personne et son rôle dans une phrase, selon l’exemple de Technology Review.

Une machine qui tente de dépasser ses limites

Les tests des chercheurs consistaient à entraîner le réseau neuronal à copier une séquence de 20 objets, puis de voir si la machine pouvait copier d’elle-même des séquences plus longues. Les résultats sont intéressants puisque Neural Turing Machine a pu copier jusqu’à 120 objets. À partir de cette limite, les erreurs sont trop importantes. C’est un pas important, car le réseau neuronal est arrivé à dépasser la limite qui lui a été initialement instruite. Ce genre de projet n’a pas pour but de donner naissance à Skynet, mais d’optimiser la gestion de la mémoire et des calculs par l’ordinateur pour avoir des systèmes plus proches du cerveau humain afin de dépasser les limites des systèmes informatiques classiques.