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Google et Facebook devraient changer de serveurs

Image 1 : Google et Facebook devraient changer de serveurs

Google et Facebook devraient procéder à une mise à jour de leurs serveurs à la fin de l’année qui coïncidera avec la sortie des Interlagos d’AMD et des Romley, les nouveaux Sandy Bridge pour serveur d’Intel utilisant un Socket LGA 2011. Selon DigiTimes, qui aurait reçu l’information de fabricants de serveurs, ce phénomène devrait créer une vague de renouvellement de machines et produits associés, tels que les supports de stockage ou périphériques réseau.

Romley intègrera des processeurs à huit cores prenant en charge l’Hyper-Threading et des cartes mères bi-processeur pour un maximum de 32 threads. Les entreprises se sont maintenant rétablies de la crise économique selon les assembleurs, qui sont cités par DigiTimes. Leur nouvelle santé économique explique ce désir de mettre à jour leurs infrastructures.

Intel avait montré les premiers Romley à l’IDF de septembre 2010. Ils intègrent un contrôleur mémoire quatre canaux compatibles avec de la DDR3 LRDIMM (Load Reduced Dual-Inline Memory Modules) qui permet aux systèmes utilisant plus de 32 Go de mémoire de faire tourner chaque barrette à sa fréquence maximale. Les contrôleurs classiques sont incapables de maintenir l’intégrité des données de ce genre de configuration en raison d’une détérioration du signal qui survient lors de l’utilisation d’autant de puces de mémoire. Avec le LRDIMM, Intel peut prendre en charge 96 Go sans perte de fréquence.

Image 2 : Google et Facebook devraient changer de serveursLe LRDIMM utilise une mémoire tampon qui réduit le flot d’information circulant entre le processeur et la mémoire. Le bus est donc moins taxé par l’augmentation des modules mémoire. La LRDIMM est un dérivé de la technologie MetaRAM. Elle permet de regrouper virtuellement une série de puces mémoires afin de simplifier la tâche du contrôleur et augmenter la capacité de la barrette. Par exemple, il est possible de placer 32 modules de 125 Mo pour obtenir une barrette de 4 Go et le système ne voit que 8 puces de 500 Mo. On peut donc mettre plus de modules sur une barrette. Le problème est que la mémoire tampon nécessaire au bon fonctionnement de cette technologie coûte cher, ce qui explique que les LRDIMM sont avant tout réservés aux serveurs.

Selon les rumeurs qui ont circulé le mois dernier, les Sandy Bridge Romley utiliseront une mémoire cache L3 de 2,5 Mo par core, soit un total de 20 Mo, et disposeront d’un TDP qui sera compris entre 40 W et 95 W suivant les demandes du système. Ils seront couplés au chipset Intel Patsburg-B. Les Romley devraient être commercialisés sous le nom de Xeon E5. Ils disposeront aussi de deux liens QPI, 40 lignes PCI-Express 3.0, 4 lignes DMI 2.0.

Ils seront opposés aux Interlagos d’AMD qui seront bâtis sur l’architecture Bulldozer. Ils intègreront entre douze et seize cores, un contrôleur mémoire quatre canaux et 16 Mo de cache L3. Ils devraient être commercialisés au même moment que les Romley.