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Google Print : la bibliothèque numérique

En fin de semaine dernière, les dirigeants de Google ont discrètement lancé leur nouveau service Google Print. Derrière ce nom ne se cache pas l’ouverture d’une imprimerie estampillée aux couleurs du moteur de recherches mais plutôt d’une bibliothèque numérique en ligne. En effet, comme nous l’avons déjà fait remarquer dans nos colonnes, ce projet est en marche depuis 1994 et vise à numériser un grand nombre d’ouvrages originaires des universités américaines du Michigan, d'Oxford, d'Harvard mais aussi de la bibliothèque publique de New York. Les objectifs des dirigeants de Google sont clairs, dans une durée de six ans, ce ne sont pas moins de 15 millions de livres qui devraient être indexés par le Google Print.

Comment ça marche ?

D’un point de vue fonctionnel, les internautes peuvent exécuter des recherches sur une base de données conséquente qui se voit chaque jour complétée de nouveaux livres. Google fournit ensuite une liste de résultats contenant la chaîne de recherche et il est alors possible de feuilleter trois pages dudit bouquin en plus de la couverture, de la table des matières et de la page "copyright". Comme on peut facilement l’imaginer, les bibliothèques et les auteurs sont très réticents à l’idée de diffuser l’intégralité du contenu de leurs ouvrages de manière numérique. Pourtant, les livres libres de plus de 50 ans seront accessibles en intégralité. Aussi, pour des raisons évidentes de sécurité, Google Print demandera à l’utilisateur de s’identifier s’il souhaite consulter davantage de pages. Précisons également qu’il est possible de réaliser des recherches à l’intérieur même d’une œuvre sans limite de consultation des résultats.

Aujourd’hui, les dirigeants de Google sont conscients de la puissance de leur nouveau jouet et espèrent bien s’en mettre plein les poches grâce à leur nouvelle invention. Si l’on attache au côté commercial du service, pour chaque livre consulté, une multitude de liens commerciaux sont proposés afin d’en faire éventuellement l’acquisition. Pas bêtes chez Google.

Et l’Europe dans tout çà ?

Comme nous l’avons annoncé récemment (cf. cette actualité), l’Europe est nettement opposée à la numérisation de ses ouvrages par le nouveau service de Google. C’est ainsi qu’une vingtaine de bibliothèques nationales, emmenées par la BNF (

Bibliothèque Nationale de France

), se sont unies dans la création d’un outil concurrent à Google Print dont les premières versions ne devraient plus tarder.

Du coté du numéro un des moteurs de recherche, on recherche une solution un peu plus pacifique. À ce titre, le président de Google Europe réaffirme sa volonté de se rapprocher de ces bibliothèques afin de développer une solution commune plutôt que de tomber dans les dérives de la concurrence.

Quel avenir pour le livre ?

Bien entendu, une telle nouveauté a de quoi faire trembler l’industrie du livre qui voit, une nouvelle fois, l’informatique remplacer le chaleureux papier. Maintenant, si l’on est un peu plus optimiste, peut-être peut-on supposer que les livres seront plus consultés grâce à ces recherches facilitées ? Le débat reste ouvert…

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