Accueil » Dossier » GPU haut de gamme : ATI VS nVidia » Page 10

GPU haut de gamme : ATI VS nVidia

1 : Introduction 2 : Architectures 3 : Architectures (suite) 4 : Filtrage des textures 5 : AntiAliasing 6 : Le test 7 : Performances synthétiques 8 : Tests pratiques 9 : Tests pratiques (suite) 11 : Bilan, conclusion

Cartes Asus, bruit, overclocking

Puisque nous nous sommes procurés des cartes en version finale, autant prendre le temps de présenter leurs spécificités. Notre 6800 Ultra de test comme notre X800 XT sont signées Asus, un constat qu’il aurait été difficile de faire il y a encore quelques mois/années. Au niveau des fréquences, tout n’est pas très clair sur le haut de gamme.

Officiellement, les fréquences qu’un constructeur doit respecter pour pouvoir estampiller ses cartes « GeForce 6800 Ultra » sont de 400 MHz pour le GPU et 550 MHz pour la mémoire, selon nVidia. Notre cartes Asus était cadencée en 3D à 425 MHz / 550 MHz, ce qui semble être les fréquences généralement admises. La liberté donnée aux constructeurs pour ces fréquences est à double tranchant : d’une part elle permet à ceux qui font l’effort de choisir de la mémoire et un dissipateur de meilleure qualité, de booster d’origine leur carte. Par contre, cela complexifie le choix de la carte à retenir pour représenter les performances des 6800 Ultra.

Chez ATI, toutes les X800 XT disponibles (dont notre Asus) sont cadencées à 520 MHz (core) / 560 MHz (GDDR3).

Concernant le bundle, la AX800XT est bien fournie. On trouve ainsi dans la boîte une webcam USB, un adaptateur DVI -> VGA, et un doubleur de prise Molex. Par ailleurs, la carte bénéficie de fonctions VIVO, puisqu’on retrouve la fameuse puce Rage Theater au dos de la carte ; la connectique associée est donc présente.

Concernant le bundle logiciel, on trouve côté jeux l’inintéressant CounterStrike : Condition Zero et le ô combien décevant Deus Ex : Invisible War. On trouve également le player Asus DVD, [email protected] SE 2.0, Ulead Cool 3D et Photo Express, et enfin PowerDirector 3DE.

La V9999 Ultra Deluxe est quand à elle une carte munie de deux sorties DVI (contre une sortie DVI + VGA sur la AX800 XT). On ne trouve pourtant qu’un seul adaptateur DVI -> VGA, ainsi que le câble de sortie TV. La webcam USB au look StarTrek est toujours là, mais l’absence de doubleur Molex se fait cruellement ressentir, pourtant présent dans le bundle de la X800 XT qui n’utilise qu’un seul Molex !

Le bundle logiciel est en revanche plus qu’honnête, avec Deus Ex : Invisible War, GunMetal et Battle Engine Aquila. Il y a également un CD de jeu intitulé ‘6 in 1’, mais qui en réalité ne contient que des démos. On trouve par ailleurs Asus DVD, et [email protected] SE 2.0.

Côté drivers et utilitaires, la présence d’une webcam avec les cartes Asus permet d’activer le GameFace Live, qui permet d’introduire une fenêtre plus ou moins transparente dans un jeu Direct3D, et d’y diffuser au choix un programme TV ou la face de ses équipiers qui possèdent eux aussi la webcam et la carte Asus. Une fonctionnalité amusante.

Le VideoSecurity online permet quand à lui de fixer la webcam à en endroit, et d’envoyer les images en streaming sur Internet. Il peut également détecter un changement d’image (par exemple l’intrusion d’une personne) afin de déclancher une alarme, enregistrer les images sur le disque et envoyer un email ou un appel téléphonique.

Et puis il y a le SmartDoctor 2 qui permet de surveiller les tensions, fréquences et température de la carte, même si ATI comme nVidia offrent désormais le monitoring de la température du GPU via le panneau de contrôle.

Bref, un bundle matériel et logiciel sympathique chez Asus.

Asus V9999 Ultra DeluxeAsus AX 800XT

Consommation

Au niveau de la consommation des cartes, notre confrère Xbitlabs nous apporte une réponse précise. La X800 XT se caractérise en effet par une consommation très faible en idle, de l’ordre de 17 W. En pleine charge, la carte ne dépasse pas les 63 W à elle seule. A titre de comparaison, la 9800 Pro (qui ne régule pas ses fréquences/tensions en fonction de la charge) atteint 30 W au repos et 47 W en burn.

Chez nVidia c’est un peu plus élevé, avec environ 74 W au maximum pour la 6800 Ultra (soit un peu moins que la 5950 Ultra !), et 30 W en idle. A noter que la 6800 Ultra régule elle aussi sa fréquence, en se rabattant à 400/550 en idle. La 6800 GT reste plus raisonnable, avec 23 W en idle et 55 W en burn.

Bruit

Les cartes que nous nous sommes procurées étaient équipées du ventirad du design de référence, que l’on retrouve chez la majorité des constructeurs. Chez ATI, on est donc en présence d’un ventilateur de 7 cm standard, qui surmonte un radiateur en cuivre. En revanche, chez nVidia on trouve un ventilateur radial (ailettes perpendiculaires au PCB) de 5 cm. Celui-ci refroidit un radiateur hybride cuivre/aluminium avec heatpipe.

Au niveau du bruit, c’est assez simple. 80 % du temps, la X800 XT demeure silencieuse et son ventilateur tourne à basse vitesse (idle). Il ne se réveille qu’après plusieurs minutes de jeu 3D, ponctuellement, à la manière de certains ordinateurs portables (ce qui peut être assez énervant). Bien sûr, cela dépend aussi de la température du boîtier.

En revanche, la GeForce 6800 Ultra ne profite pas du fonctionnement idle pour réduire sa vitesse de rotation, à l’instar de ce que réussissait pourtant déjà à faire la GeForce 5800 Ultra. Ici, la turbine tourne tout le temps à fond, et elle est bruyante.

Overclocking

Concernant l’overclocking, nous avons vérifié la stabilité sur Doom 3, qui est redoutable sur ce plan. La X800 XT est passée de 520/560 à 586/602, soit une augmentation de 12,7 % pour le core et 7,5 % pour la mémoire. Le gain sur Doom 3 atteint 9,3 %.

Avec la 6800 Ultra, nous sommes passés de 425/550 à 451/615, ce qui représente un gain de 6,1 % sur le core et 11,8 % sur la mémoire. Le gain sur Doom 3 n’est que de l’ordre de 6 %, ce qui est logique vu que ce jeu est plus gourmand en puissance GPU qu’en bande passante mémoire. A noter par ailleurs que ces tests confirment qu’nVidia semble avoir une marge de manœuvre plus faible qu’ATI.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Architectures
  3. Architectures (suite)
  4. Filtrage des textures
  5. AntiAliasing
  6. Le test
  7. Performances synthétiques
  8. Tests pratiques
  9. Tests pratiques (suite)
  10. Cartes Asus, bruit, overclocking
  11. Bilan, conclusion