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GPU haut de gamme : ATI VS nVidia

1 : Introduction 2 : Architectures 3 : Architectures (suite) 4 : Filtrage des textures 5 : AntiAliasing 6 : Le test 7 : Performances synthétiques 8 : Tests pratiques 9 : Tests pratiques (suite) 10 : Cartes Asus, bruit, overclocking

Bilan, conclusion

Bilan

Au final, sur le plan des performances pures et avec notre panel de jeux, il est indéniable que la X800 XT surpasse légèrement la 6800 Ultra dans une majorité de situations. Grâce à son fillrate supérieur et à son architecture relativement simple (éprouvée en tout cas) et efficace, la X800 XT se révèle en effet plus homogène et régulière au fil des jeux. Attention toutefois, la 6800 Ultra est rarement loin, et conserve l’avantage sur des jeux bien précis.

Pour ce qui est de la qualité maintenant, il est urgent qu’ATI offre la possibilité de désactiver ses optimisations au niveau du filtrage des textures. La différence de rendu avec les 6800 Ultra est visible, même si dans un jeu en mouvement et avec une résolution supérieure à 1024*768 il faut vraiment être attentif. En fait, le plus dommage dans cette histoire est que le filtrage anisotropique n’est clairement pas une opération coûteuse avec ces monstres de puissance, et que l’avantage de performances d’ATI sur nVidia est tout à fait anecdotique en ce qui concerne le filtrage anisotropique. Bref, le retour à un filtrage de qualité ne modifiera pas vraiment la donne côté performances.

Cela dit, ne jouons pas les blasés : nous sommes véritablement en présence de deux cartes extrêmement puissantes, capables d’exécuter quasiment n’importe quel jeux en 1600 x 1200 AA 4X + aniso 8X de manière fluide, et l’écart de performance avec l’ancienne génération est considérable. Il faudra attendre un an et demi voir deux ans avant d’observer à nouveau un tel écart.

Pour ceux qui se demandent maintenant quelle importance peut-on accorder au support du Shader Model 3.0 et des autres spécificités du NV40 face au support du 3DC du R420, il est difficile de donner une réponse définitive. Ce qui est sûr, c’est qu’aucune de ces fonctionnalités ne permet à une puce de prendre l’avantage sur l’autre avec les jeux actuels. L’expérience des précédentes cartes tendrait également à prouver que l’adoption des nouvelles fonctionnalités est assez lente auprès des développeurs, et que la positionnement d’un GPU par rapport à son concurrent change rarement pendant sa durée de vie. Encore une fois, il est certain que le Shader Model 3.0 s’imposera à termes comme le Shader Model 2.0 est aujourd’hui utilisé par un nombre croissant au chocolat de jeux.

Encore une fois, n’oubliez pas qu’au-delà des performances brutes, d’autres éléments sont tout aussi voir plus importants. Au niveau du prix, les deux solutions sont à peu près équivalentes pour l’instant avec un prix compris entre 550 € et 650 € pour les deux cartes sur notre comparateur de prix. Côté silence, nous l’avons dit, avantage à ATI. Côté évolutivité, nous aurions tendance à donner l’avantage à nVidia avec le SM 3.0 donc. A noter qu’un élément vient s’ajouter à cela : le SLI. Concrètement, il est possible avec nVidia d’acheter aujourd’hui une carte (6800 GT ou Ultra), et d’en racheter une autre dans un ou deux ans, afin de doubler le fillrate sans avoir à réinvestir dans le nouveau haut de gamme. Cette technologie a pourtant plusieurs inconvénients. Déjà, elle reste bien sûr limitée au PCI Express. Ensuite, il faut prévoir de passer à une plateforme nForce 4 Ultra pour en profiter, d’où un nouveau surplus. Enfin, l’adjonction d’une nouvelle carte doublera la consommation électrique (150 W au total environ), mais aussi le bruit (+ 3 dBA). Cela dit, certains de ces défauts étaient également présents avec le SLI de 3dfx, ce qui n’a pas empêché le succès de cette solution.

Conclusion

Le résultat de ces tests est de bon augure, car il prouve indéniablement que nous sommes en présence de deux architectures solides et aux performances pas si éloignées, malgré deux conceptions assez différentes. C’est surtout cela qu’il faut retenir de ce comparatif, car au fond la 6800 Ultra et la X800XT restent réservées à une minorité. Contrairement à ce que l’on pouvait observer avec l’ancienne génération (grosse faiblesse de l’architecture nv3x sur le shader model 2.0), les deux bases sont solides et devraient donner lieu à une superbe bataille sur le milieu et l’entrée de gamme.

Un grand merci à Damien Labourot.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Architectures
  3. Architectures (suite)
  4. Filtrage des textures
  5. AntiAliasing
  6. Le test
  7. Performances synthétiques
  8. Tests pratiques
  9. Tests pratiques (suite)
  10. Cartes Asus, bruit, overclocking
  11. Bilan, conclusion