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Guide d’achat : quel écran PC choisir ?

1 : Quel moniteur choisir ? 2 : Les dalles LCD et leur définition 3 : Fréquences et performances

Interfaces et ergonomie

Interfaces : avantage au DisplayPort

L’examen des fiches techniques est formel, le port VGA est en voie de disparition. L’interface DVI, quant à elle, a la peau dure ! C’est sans doute parce qu’elle peut – comme le Display Port – fonctionner en Full HD et en 144 Hz. En revanche, si on passe à la taille d’écran au dessus et qu’on désire utiliser le mode QHD (2560 x 1440 pixels), il faut se contenter d’une fréquence de 60 Hz. La plupart des moniteurs à l’heure actuelle, à l’instar de ceux que nous avons sélectionné, sont munis d’une entrée DVI-D DL (Digital Dual Link), la plus évoluée.Image 1 : Guide d'achat : quel écran PC choisir ?L’interface HDMI (la version 1.4) permet d’atteindre une fréquence de 120 Hz maximum en Full HD, de 60 Hz en 2560 x 1600 et 30 Hz seulement en 4K. Le problème est réglé depuis l’arrivée du HDMI 2.0, qui peut afficher de la 4K en 60 Hz. Certains connecteurs HDMI sont compatibles MHL (Mobile High-Definition Link) et permettent de brancher un smartphone au moniteur, en utilisant un câble micro USB – HDMI.

Pour les modes graphiques extrêmes, comme 3440 x 1440 pixels ou la 4K (3840 x 2160 pixels), il faut passer par les interfaces DisplayPort 1.2 ou HDMI 2.0, qui offrent la bande passante la plus élevée. On peut toutefois monter à 120 Hz en 2560 x 1440 pixels, et même 100 Hz en 3440 x 1440 pixels. Certains moniteurs, comme l’Asus Rog Swift ou l’Acer XB280HK ne possèdent que cette interface DisplayPort, ce qui est un dommage, car cela oblige des manipulations si on désire les raccorder à plusieurs appareils. Si ces derniers n’ont pas de sortie DisplayPort, rien n’est perdu, car des adaptateurs HDMI vers DisplayPort existent, permettant de raccorder par exemple une console. Certes, ils coûtent assez cher, mais c’est mieux que rien ! 

Autre interface très répandue sur les moniteurs : l’USB. C’est toujours pratique si votre machine n’est pas très bien lotie en la matière. Ces connecteurs sont généralement au nombre de 2 ou 4 et l’USB 3.0 a tendance – c’est bien normal – à supplanter l’USB 2.0. Bon point, on voit maintenant apparaître des ports USB jaunes (quick charge), qui restent alimentés même si le moniteur est éteint. Pratique pour recharger la batterie d’un smartphone ou d’une tablette à tout moment.

Image 2 : Guide d'achat : quel écran PC choisir ?La plupart des moniteurs sont également équipés d’une entrée audio (jack 3,5 mm) et de haut-parleurs. Toutefois, en entendant les performances de ces derniers, on ne peut pas s’empêcher de penser que le constructeurs auraient pu s’en passer. Tous les efforts, aussi louables soient-ils, ne peuvent aller à l’encontre d’une réalité : le manque de place ne permet pas l’intégration de composants audio de qualité suffisante pour obtenir un son riche, puissant, ample avec des basses prononcées. Le moindre petit kit d’enceintes stéréo délivre à coup sûr de meilleures performances.

Au chapitre des raretés, signalons la présence sur quelques moniteurs, comme le LG 34UM95, de connecteurs Thunderbolt. Ils sont indispensables si on travaille avec un Mac Book ou un Mac Pro et qu’on n’a pas peur de froisser Apple en branchant sa divine bécane à un vulgaire écran lambda.

Enfin, certains modèles comme le BL3200PT de BenQ intègrent un lecteur de cartes mémoire SD.

Ergonomie : le diable se cache dans les détails

Image 3 : Guide d'achat : quel écran PC choisir ?Pour que l’affichage soit optimal, il faut que l’écran soit toujours bien en face de vos yeux, avec des angles de vision horizontaux et verticaux minimum. Pour s’en assurer, le pied du moniteur peut pivoter sur les axes X et Y. Souvent, il autorise également un réglage en hauteur de la dalle LCD, ce qui permet de satisfaire les grands et les petits. De plus en plus souvent, la dalle peut aussi pivoter sur l’axe Z, afin de faire basculer l’affichage en mode portrait. Cela peut s’avérer pratique quand on consulte un site web ou quand on travaille sur de grands documents, par exemple dans Excel.

D’autres détails font que l’ergonomie d’un moniteur est plus ou moins bonne, à commencer par la position des différents connecteurs. Par exemple, des ports USB placés à l’arrière, aux côtés des entrés vidéo, ce n’est pas pratique, surtout si on jongle régulièrement avec plusieurs appareils. Une disposition judicieuse est, comme l’a fait Acer pour son B296CL, d’avoir deux connecteurs à l’arrière, sur lesquels on peut connecter des périphériques qu’on ne débranche que rarement et deux autres situés sur le côté, plus faciles d’accès.

De la même façon, de la position des touches de réglages du menu OSD dépend la facilité de modifier certains paramètres d’affichage. Celles-ci sont souvent placées derrière l’écran. Résultat, on doit les utiliser à l’aveugle, ce qui entraîne de nombreuses fausses manipulations et qui fait perdre du temps (au début tout du moins). L’idéal est encore de suivre l’exemple de BenQ qui a développé un logiciel pour Windows permettant d’effectuer tous les réglages à l’écran à l’aide la souris.


Image 4 : Guide d'achat : quel écran PC choisir ?

Enfin, il est toujours agréable de se rendre compte que les constructeurs se creusent parfois la tête pour donner pleine et entière satisfaction aux utilisateurs. Passe-câble dans le pied de l’écran, support pour casque audio, boîtier de contrôle de la fréquence d’affichage ou capteur de luminosité ambiante (pour moduler celle de l’écran et ainsi réduite fatigue oculaire) sont autant de petits plus qui peuvent faire pencher la balance dans le bon sens.

Sommaire :

  1. Quel moniteur choisir ?
  2. Les dalles LCD et leur définition
  3. Fréquences et performances
  4. Interfaces et ergonomie