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Guide d’achat : quel vidéoprojecteur Home Cinéma choisir ?

1 : Quel vidéoprojecteur choisir ? 2 : Drap tendu ou écran de projection ? 3 : La bonne distance pour un vidéoprojecteur 4 : La qualité d'affichage 5 : Pourquoi du son dans un projecteur ? 6 : Peut-on jouer avec un vidéoprojecteur ? 8 : Le point sur la 3D 9 : Connectivité : l'embarras du choix 10 : Tableau récapitutif : les autres modèles

Quelle techno choisir ?

DLP ou Tri-LCD ?

A l’instar de l’éternel débat « Intel ou AMD ? » qui animent certains utilisateurs avant d’acheter un ordinateurs (ne parlons même pas de l’autre débat « PC ou Apple ? »), il convient de savoir avant d’investir dans un projecteur si on doit choisir un modèle DLP ou un Tri LCD. Si chacune de ces technologies a ses défauts intrinsèques (voir dossier Tom’s Guide), ils ne sont toutefois pas inexorables. Par exemple, on dit souvent qu’un projecteur DLP délivre une meilleure 3D, sans aucun effet de dédoublement d’image (crosstalk), qu’un projecteur Tri LCD. C’est vrai ! Pourtant, tests à l’appui, nous pouvons affirmer que la technologie Tri LCD utilisée par les projecteurs Epson TW5300 et TW6600 s’avère tout aussi étonnante en 3D, sans artefact visuel elle aussi. 

En 2D, il est tout aussi difficile de tirer des règles générales. Autant le HD26 d’Optoma, avec sa puce DLP, procure une image plus précise, avec un meilleur piqué, que celle de l’Epson TW5300, autant le TW6600 ne démérite pas vraiment face au HD50 d’Optoma. Si on a une préférence pour la précision des images de l’Optoma, elle est vraiment très légère ! Pas suffisante en tout cas pour faire pencher la balance pour le HD50. Surtout quand on prend en compte d’autres critères qui jouent clairement en faveur du TW6600 : faible input lag, lens shift horizontal et vertical, prix de la lampe très bas, émetteur 3D RF intégré, une paire de lunettes fournie, modèle TW6600w avec émetteur sans fil intégré, compatibilité MHL et une lampe garantie 3 ans.

Image 3 : Guide d'achat : quel vidéoprojecteur Home Cinéma choisir ?

Une chose est sûre, toutefois, c’est qu’en raison de son mode de fonctionnement, la technologie DLP peut générer un effet visuel, appelé « Rainbow effect » (effet arc-en-ciel). Rappelons en effet qu’avant d’arriver sur le puce DMD (Digital Micromirror Device), la lumière blanche produite par la lampe passe à travers une roue transparente, dite chromatique car elle comporte trois segments colorés (rouge, vert, bleu bien sûr). Cela permet au projecteur d’envoyer vers l’objectif les trois images primaires, qui sont « assemblées » par notre cerveau et perçues comme une image colorée. Le souci, c’est que certaines personnes – à la vision particulièrement sensible – peuvent percevoir cette construction, ce qui peut engendrer des maux de têtes ou juste une gêne visuelle… Un tel effet ne peut pas être vu avec un projecteur Tri LCD, car l’appareil reconstitue l’image colorée avant de l’envoyer vers l’objectif.

LCOS : le choix de Sony et JVC

Quand à la technologie LCOS (Liquid Crystal On Semiconductor) exploitée par Sony et JVC sous les appellations SXRD et D-ILA, on la retrouve dans les projecteurs vendus plus de 2000 euros. On peut trouver le HW-40ES de Sony à un prix légèrement inférieur à 2000 € (1849 € chez Materiel.net). Pour faire court, précisons que cette technologie combine la réflectivité du DLP et trois panneaux LCD. Et le résultat, comme nous avons pu le voir avec le HW-40ES est spectaculaire !

Comme le disait Eldon Tyrell au réplicant Roy Batty, « Chaque fois qu’une lumière brûle deux fois plus, elle brille deux fois moins longtemps« . C’est pourquoi les lampes des projecteurs ont des durées de vie minimale et maximale, qui correspondent à une utilisation en mode pleine luminosité (dans une pièce éclairée) et en mode économique (à luminosité réduite pour une utilisation dans le noir). Si les durées de vie annoncées par les constructeurs sont – comme tout le reste – théoriques, elles donnent quand même quelques repères.

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Si on prend le cas d’une utilisation régulière de l’appareil, disons un film de 2 heures – ou deux épisodes d’une série – quatre soir par semaine, cela donne environ 8 heures de fonctionnement. Sur un an, on arrive à 416 heures. Or, comme vous pouvez le voir dans le tableau des caractéristiques, les lampes devraient – normalement – fonctionner entre 3000 (pleine luminosité) et 6000 heures (en mode éco) avant – non pas de rendre l’âme – mais d’avoir une intensité lumineuse réduite de moitié. En théorie, donc, et si aucun dysfonctionnement imprévu survient, il devrait se passer plusieurs années avant de remplacer la lampe. Maintenant, si vous passez une bonne partie de vos nuits à jouer sur écran géant, l’échéance arrivera plus rapidement.

Qui a allumé l’aspirateur ?A vous d’évaluer le temps d’utilisation moyen pour savoir à quelle fréquence vous devrez acheter de nouvelles lampes. Cela peut avoir son importance, car les prix varient entre 80 € environ et plus de 300 euros. Normalement, le remplacement de la lampe s’effectue en quelques minutes. Il suffit de dévisser le cache qui permet d’accéder à celle-ci; de la dévisser; de l’extraire; de mettre en place la nouvelle lampe et de tout revisser. L’opération est bien sur expliquée dans la documentation de l’appareil. D’autre part, certains modèles, comme l’Epson TW6600, disposent d’un filtre à poussière, qu’il faut également nettoyer régulièrement, afin d’éviter que les grilles d’aération du boîtier du projecteur soient obstruées, ce qui mettrait en péril le bon refroidissement de la lampe.

Une lampe de 200 à 250 W, ça chauffe ! Surtout après deux heures d’utilisation. Aussi, il faut absolument la refroidir avant qu’une température trop élevée n’endommage les composants ou les pièces du boîtier placées tout autour. Pour cela, les projecteurs intègrent – comme les ordinateurs portables – un système de dissipation thermique actif, c’est à dire basé sur l’utilisation d’un ventilateur. Et un ventilateur, ça fait un certain bruit. Ce détail très important ne doit pas être sous estimé. Car dans ce domaine, les constructeurs ont tendance a minimiser les valeurs qu’ils indiquent dans les fiches techniques de leurs appareils. Les valeurs théoriques sont donc plus ou moins farfelues et ne renseignent pas vraiment.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la ventilation d’un projecteur d’entrée de gamme – on va dire à moins de 1500 euros pour être très large – génère un niveau sonore qui ne passe pas inaperçu lorsqu’on est assis à proximité. Si, dans les scènes d’action, la musique ou les explosions retransmises par votre kit audio Home Cinéma couvrent sans problème ce ronronnement constant, ce dernier redevient audible dans les moments d’émotion ou de suspens dans lesquels l’ambiance sonore du film est quasi nulle. Il l’est d’autant plus si on utilise un mode « haute luminosité », comme la 3D, dans lequel la lampe ne peux pas fonctionner en mode économique. Encore une fois, dans ce domaine, le prix fait la différence. Les quatre modèles les plus onéreux annoncent des niveaux sonores extrêmement bas (en mode Cinéma). Le champion de la discrétion est le HW-40ES de Sony, qui est à peine audible, quel que soit le mode utilisé ! 

Sommaire :

  1. Quel vidéoprojecteur choisir ?
  2. Drap tendu ou écran de projection ?
  3. La bonne distance pour un vidéoprojecteur
  4. La qualité d'affichage
  5. Pourquoi du son dans un projecteur ?
  6. Peut-on jouer avec un vidéoprojecteur ?
  7. Quelle techno choisir ?
  8. Le point sur la 3D
  9. Connectivité : l'embarras du choix
  10. Tableau récapitutif : les autres modèles