Accueil » Actualité » Hardcore gamer: un profil ?

Hardcore gamer: un profil ?

Et si les accros des jeux vidéo étaient de grands malades ? Déjà aux Etats-Unis et en Chine, des services médicaux spécialisés se penchent sur ces cas, rares comparativement au nombre de joueurs de par le monde, qui développent une addiction aux jeux vidéo. Un colloque organisé à Paris la semaine dernière tentait de faire le point sur l’état de la science dans ce domaine. Organisé le 31 mars dernier par le Club européen de la santé, ce colloque a permis d’entendre les témoignages de plusieurs médecins venus évoquer leurs expériences avec des patients atteints de ce type de pathologie.

Signes inquiétants

Selon ces spécialistes, on détecte un joueur malade non pas au nombre d’heures qu’il passe à jouer, mais plus au fait qu’il ne puisse pas arrêter de jouer pendant un certain temps, et que cette impossibilité provoque chez lui un malaise sensible. Par ailleurs, on note chez certains joueurs des signes inquiétants qui peuvent être interprétés comme des symptômes : perte de repères temporels, désordres alimentaires, désocialisation, agressivité,…

Pas d’étude fiable

La connaissance de ces phénomènes bien particuliers d’addiction en France provient surtout du centre de soin et d’accompagnement des pratiques addictives de l’hôpital Marmottan à Paris. Ce service est ouvert depuis 2002, et soigne une trentaine de patient par an. Aucune étude ne permet aujourd’hui d’obtenir des chiffres fiables sur cette population, mais par empirisme, on peut définir un profil du hardcore gamer pathologique.

Un profil ?

Masculin, introverti et intelligent, il a souvent entre 18 et 21 ans, et est originaire d’un milieu social aisé. Il a des relations difficiles, voire pas de relation avec son père et un événement personnel (déception amoureuse, échec scolaire ou professionnel) a souvent déclenché chez lui un usage addictif des jeux vidéo. Les types de jeux auxquels s’adonne le plus souvent le hardcore gamer pathologique sont les jeux en ligne, jeux de stratégie ou FPS.