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Iliad plonge en bourse après que Bouygues lui a déclaré la guerre

Image 1 : Iliad plonge en bourse après que Bouygues lui a déclaré la guerre

Depuis l’annonce de la 4G dans les offres de Free mobile, les PDG des opérateurs se sont lancés dans une joute oratoire par interviews exclusives interposées. Ce matin c’est Martin Bouygues qui revient sur les déclarations et les offres de Xavier Niel. Bouygues déclare même sans détour la guerre dans l’internet fixe.

La guerre ? Martin Bouygues promet de faire faire une économie de 12,5 euros par mois à ses abonnés grâce à un service innovant. Quel service ? Nul ne le sait pour le moment et M. Bouygues ne donne pas de date pour le lancement, mais il souligne que « dans l’Internet fixe, les opérateurs font payer des services que les clients ne peuvent pas concrètement utiliser », ce qui laisse penser que la réduction du coût viendra par une simplification de l’offre.

Attaquer Free sur l’ADSL serait un moyen pour Bouygues de lui couper ses ailes. La marge de Free serait en effet de 40 % dans le fixe et c’est grâce à  elle que Free peut financer ses investissements dans le mobile. Bouygues a déjà lancé il y a peu une offre ADSL à bas prix via sa filiale B&You : 16 € par mois pour un simple double play. On imagine mal Bouygues faire une offre moins chère que B&You. Cette annonce encore assez vaporeuse aura tout de même réussi à faire chuter Iliad en bourse de 10 % ce matin.

Martin Bouygues défend par ailleurs sa 4G. Il conteste bien entendu le fait que Bouygues n’aurait que 530 antennes 4G – un chiffre avancé par Xavier Niel en assimilant 4G et fréquence 2,6 GHz – et annonce que l’opérateur franchira bientôt le cap du million d’abonnés. Grâce à sa 4G, Bouygues aurait conquis des clients, ce qui aurait rendu Free « nerveux » et l’aurait poussé à lancer ses offres 4G « dans la plus grande précipitation ».

Enfin, M. Bouygues évoque à nouveau les conséquences de l’arrivée de Free mobile sur le marché de l’emploi. « L’arrivée d’un quatrième opérateur a déstabilisé le marché, provoqué une crise profonde et détruit des milliers d’emplois directs ou indirects » affirme-t-il. lUne accusation qui n’est pas sans rappeler les propos récents d’Arnaud Montebourg qui déplorait dans un tweet « toujours plus de destruction d’emplois dans les telecoms grâce au excès low cost de freeMobile ».