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Intel Tolapai : un contrôleur mémoire interne


Intel a reparlé il y a quelques jours du projet Tolapai, un processeur qui intégrerait un chipset complet (et donc un contrôleur mémoire). Ce projet est prévu pour les applications dites « embarquées », dont les contraintes sont différentes de celles d’un CPU. L’avantage de Tolapai viendra de la consommation : 13 à 20 W de TDP pour l’ensemble (selon la fréquence du CPU, qui varie de 600 à 1 200 MHz).

Un contrôleur mémoire intégré

Ce processeur 32 bits (dérivé du Pentium-M) contiendra environ 148 millions de transistors (l’intégration du chipset y est évidemment pour quelque chose) et sera gravé en 65 nm. C’est le premier processeur Intel qui intègre un contrôleur mémoire depuis 1994 (et certains 386 destinés à l’embarqué). Notons qu’un processeur basé sur le Pentium III devait aussi intégrer un contrôleur mémoire (le Timna) mais il a été abandonné (il battait le Pentium 4 mais devait être positionné dans le bas de gamme). Le Tolapai sera équipé de 256 Ko de cache L2 seulement et intégrera des fonctions chiffrement pour accélérer les calculs sur des algorithmes comme l’AES. Le contrôleur mémoire se contentera d’un seul canal DDR2, avec une fréquence non précisée. Notons que le package de ce processeur sera très petit : 37,5 mm de côté.

Nortbridge et southbridge en interne, mais pas de GPU

Comme le Tolapai n’est pas destiné à un usage informatique classique, il se passe de GPU intégré. Il est prévu pour fonctionner dans des machines industrielles et des appareils qui n’ont pas besoin d’un écran (et a fortiori de fonctions 3D évoluées). Le Northbridge, en plus de gérer la mémoire, va proposer un contrôleur PCI-Express : 8 lignes seront utilisables (8x, 2 x 4x ou 2 x 1x). Le southbridge gérera le SATA (2), l’USB (2) et deux ports série. Il gérera aussi l’Ethernet et quelques interfaces industrielles plus rares.

Même si le Tolalai est prévu essentiellement pour l’industrie, il n’est pas impossible que ce SoC (System on a Chip) se retrouve dans des UMPC, même si les processeurs A100 et le chipset associé sont a priori plus efficaces dans ce rôle.